jeudi 10 décembre 2015

Politique

Refusons l’État d’urgence

multiplions les solidarités !

Rassemblement et Manifestation

Samedi 12 décembre 2015
15 h Cours Belsunce Marseille 1er


Les attentats du 13 novembre, perpétrés contre des innocents, ont légitimement provoqué tristesse et sidération. Après le choc, il ne faut pas céder à la terreur et à la panique, mais continuer à penser pour pouvoir saisir les causes profondes qui ont rendu de tels actes possibles. En décrétant l’état d'urgence, en intensifiant sa politique guerrière, le gouvernement fait des choix idéologiques. En réprimant les mobilisations contre la COP21, l’État cherche à assimiler les militantEs aux assassins de Daesh.

Contre l’état d'urgence permanent ! L’état d'urgence a été décrété puis prolongé pour trois mois. On en voit déjà les conséquences : interdictions de se rassembler, de manifester, gardes-à-vue, expulsions de squat, assignations à résidence, perquisitions violentes dans les lieux de vie et de culte, déchéance de la nationalité (y compris pour les bi-nationaux nés en France), fermeture des frontières, fichage généralisé (fiches S, fichage ADN, … ), contrôles accrus dans les transports, dans les centres commerciaux, à l'entrée des facs, dans les quartiers, … Toutes ces mesures répressives et préventives touchent en majorité des musulmanEs réelLEs ou supposéEs, des habitantEs des quartiers, et/ou des militantEs (syndicaux, politiques, associatifs, écologistes, etc.), donc qui n'ont rien à voir avec les attentats du 13 novembre. Sous couvert « d'union nationale », le gouvernement exige la suspension des grèves et mobilisations sociales, pourtant il continue à mener la même politique d'austérité, de casse du code du travail... La répression anti-syndicale se poursuit à Air-France, la SNCM, La Poste, et ailleurs ; les salariéEs qui luttent contre les licenciements et pour la défense des services publics se voient criminalisés tout comme les militants écologistes durement réprimés pour leur engagement. La possibilité de lutter pour l'égalité sociale et économique est la condition de la construction d'une société plus juste et démocratique. Si des libertés sont attaquées, c'est toute la société qui en est impactée. Ne pas être d'accord, penser différemment ou juste en être soupçonné peut devenir passible de condamnation. L'exception devient Loi. La suspicion tient lieu de verdict. C'est dans ce sens que Hollande envisage de modifier la Constitution. Et on prétend prendre ces mesures au nom de la Liberté et de la Démocratie ? Quelle hypocrisie ! Nous refusons qu'au nom de l'Union Nationale, le gouvernement Hollande-Valls réprime nos libertés fondamentales.

Contre le racisme anti-musulmans et tous les racismes d’État ! Les injonctions faites à la « communauté » musulmane à se « désolidariser », à « condamner les attentats », se sont une fois de plus multipliées. Comme si les actes de quelques individus engageaient toute une « communauté », comme si il existait une solidarité a priori exigeant de se « désolidariser » … Cela traduit et produit une vision des musulmanEs, réelLEs ou supposéEs, comme population suspecte. C'est ce poison de suspicion raciste que distillent les discours politiques et médiatiques. Alors même qu'une grande partie des victimes de Daesh sont des musulmanEs et que Daesh considère la majorité d'entre eux/elles comme ses ennemis ! Ceci n'est pas seulement absurde, c'est insultant, c'est inacceptable ! Tout aussi inacceptable est la suspicion raciste envers les migrantEs, qui accompagne la fermeture des frontières, pourtant certains fuient les exactions de Daesh et/ou les bombardements. Depuis l'Etat d'urgence, cela s'est traduit dans des mosquées et chez des particuliers par des perquisitions et des saccages. De plus, les contrôles au faciès ont été renforcés. Ces violences étant le fait de l’État, il est difficile de les contester légalement. Ce racisme d’État « ouvre les vannes » : agressions physiques ou verbales contre les musulmanEs réelLEs ou supposéEs, tags islamophobes, attaques ou dégradations des lieux de culte, perpétrés par des groupes fascistes ou des individus, se sont multipliés ces trois dernières semaines.

Contre les guerres impérialistes ! Suite aux attentats, nos dirigeants ont choisi de bombarder la Syrie de plus belle. Les bombardements sont présentés comme une nécessité pour lutter contre Daesh, mais en réalité, leurs cibles ne peuvent être qu’insaisissables. Les frappes touchent surtout des civils, donc des innocents. Cette dynamique guerrière, qui ne date pas d'aujourd'hui (Mali, Centrafrique, Libye, Irak, Syrie, …) est aussi liée à des intérêts économiques (la France est cette année le deuxième vendeur d'armes du monde). Dans le mépris le plus total des peuples, y compris de la population française, l’État a créé et continue de créer un terreau favorable à Daesh : vente d'armes, accords autour du pétrole et rapports avec l’État turc, l'Arabie Saoudite et le Qatar (qui financent ou commercent avec Daesh et sont alliés à la France), … Les combattants kurdes sont une des seules forces à combattre réellement Daesh, pourtant l’État français et l'UE maintiennent toujours le PKK (parti des travailleurs kurdes) sur la liste des organisations terroristes. La guerre permanente menée depuis un quart de siècle au Proche et au Moyen-Orient, par les puissances impérialistes (France, USA, GB, Israël, …), a fait un nombre incalculable de morts. Comme pour les attentats d’Île-de-France, ces morts provoquent notre indignation. Pour plusieurs pays de la région, c'est le 13 novembre tous les jours...

Nous, collectif large regroupant des individus, des partis, organisations, associations et collectifs, avons choisi de nous rassembler pour contester la logique sécuritaire et guerrière du gouvernement PS, dans la droite lignée des gouvernements précédents (Chirac, Sarkozy, ...). Nous appelons et soutenons la tenue et la continuation des luttes. Nous condamnons la répression et la criminalisation des grèves, des mouvements sociaux et associatifs. Nous nous rassemblons en collectif pour défendre une société juste, égalitaire, digne, solidaire et ouverte. Nous invitons celles et ceux, individus, organisations, collectifs, associations, partis et syndicats, qui se retrouvent sur ces trois axes, à rejoindre le collectif , à construire un « observatoire » des effets de l’état d'urgence, à créer un réseau de solidarité capable de se mobiliser rapidement et à participer à une première manifestation le 12 décembre 2015, à 15h, Cours Belsunce.

Collectif d'individus soutenu par (premiers signataires) : AL Marseille, CNT-f 13, Ensemble ! 13, FUIQP Sud, NPA 13, OCML-VP 13, PG 13, Solidarité Palestine Marseille, MSED...

Collectif Contre l’État d’Urgence 13

mercredi 9 décembre 2015

Politique

Le barrage à l’extrême droite, c’est dans les luttes sociales et solidaires



Le FN risque de rafler deux ou trois présidences de région. Le PS et les Républicains paniquent à l’idée de perdre leurs sièges au bénéfice du monstre. Un monstre qui a prospéré sur leurs politiques antisociales, sécuritaires et de stigmatisation des immigrés. Un monstre qui, à bien des égards, leur ressemble, en pire ! On ne dégonflera l’extrême droite qu’avec un renouveau du mouvement social, des luttes collectives et l’espoir d’un véritable changement de société.

Voilà trente ans que les gouvernements de gauche comme de droite détricotent les protections sociales, les solidarités, les services publics.

Trente ans que le chômage et la précarité progressent au même rythme que la fortune des ultra-riches.

Trente ans qu’on nous vante les valeurs de réussite sociale, d’individualisme, d’égoïsme.

Voilà trente ans surgissait le FN. Trente ans après les partis et les médias qui portent la responsabilité de cette descente aux enfers ont perdu toute crédibilité aux yeux de l’électorat.
De ce point de vue il est remarquable que les partis à gauche du PS paient davantage que le PS lui-même : c’est le prix de leurs accords de gestion avec le PS, le prix aussi du vote de l’état d’urgence que nombre de leurs sympathisantes et sympathisants n’acceptent plus.

Autour du FN gravitent toujours autant de groupuscules ouvertement fascistes et son discours raciste séduit une partie de l’électorat. Et si on trouve nombre de politiciens pour pleurnicher le soir du 1er tour, nous sommes bien peu nombreux et nombreuses à les combattre toute l’année. Mais c’est bien le discours social, mensonger et incohérent, développé par Marine Le Pen qui permet aujourd’hui au FN de séduire largement les couches populaires.

Ni le PS, ni la droite, ni Gattaz n’ont la moindre crédibilité lorsqu’ils dénoncent les promesses sociales du FN. C’est seulement dans les luttes sociales réelles et dans les grèves que le FN se démasque, toujours prompt à condamner les grévistes et les syndicalistes. C’est sur ce terrain là que nous pouvons faire reculer le FN et nous nous y employons non seulement à la veille de quelque élection mais toute l’année.

C’est pourquoi nous n’acceptons pas les leçons de « civisme » distribuées à la volée par les médias et les partis dominants. La moitié des français en droit de voter s’abstiennent. Et plus de 70% dans les villes les plus pauvres de Seine-Saint-Denis. Notre problème est de transformer ce rejet de la farce électorale en force constructive, résistante et autogestionnaire.

Nous ne le ferons pas avec nos seules forces. Avec notre proposition de front anticapitaliste, nous nous adressons largement aux militants et militantes déjà organisés dans divers partis comme à celles et ceux qui ne se retrouvent dans aucune organisation politique. Un front pour développer les luttes contre l’exploitation patronale et toutes les injustices, toutes les discriminations.

Personne n’est en trop pour reconstruire un rapport de force favorable au camp des travailleurs et des travailleuses, à l’émancipation, aux valeurs d’égalité et de solidarité. C’est pourquoi, au lendemain du 1er tour des élections régionales, nous proposons de refuser de diviser un peu plus les anticapitalistes à propos du second tour. Aussi Alternative libertaire affirme comprendre celles et ceux qui vont une nouvelle fois refuser de participer à la mascarade électorale ; et comprendre aussi celles et ceux qui feront le choix, dans les régions concernées, de faire barrage à une victoire de l’extrême droite.

Ce qu’il faut, c’est agir ensemble plus fort dès demain dans les entreprises et dans les quartiers.

Alternative libertaire, le 7 décembre 2015



lundi 7 décembre 2015

Luttes sociales

« 1336 jours, des hauts, débats, mais debout » 

film documentaire de Claude Hirsch 

 

Projection-débat en présence du réalisateur 

et avec la participation d’ex-Fralibs

 

Jeudi 10 décembre 2015

19h 30 Les Variétés
37 rue Vincent Scotto Marseille 1°

Le film : Continuité du film Pot de thé, POT DE FER, la suite de la lutte des Fralib, depuis septembre 2011, l’annonce de l’occupation de l’usine jusqu’à juillet 2014, la fête de fin de conflit. Lutte victorieuse contre le trust Unilever qui veut fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à 10 km de Marseille. La lutte débouchera sur la mise en place d’une SCOP qui, dans ce cadre collectif, poursuivra et relancera la production...

Le film aborde différents aspects de la lutte par le point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit,... et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis cette fin de conflit victorieuse...

Tarif unique 6€ / place en vente actuellement en caisse du cinéma

lundi 30 novembre 2015

Répression

En écho à la manifestation parisienne d’hier 

et en soutien aux 317 interpelé-e-s !

 

Rassemblement contre l’état d’urgence !

Ce lundi 30 novembre 2015
18h30 • Réformés (kiosque à musique)


RASSEMBLEMENT CONTRE L’ÉTAT QUI TENTE DE NOUS FAIRE TAIRE

En écho à la manifestation parisienne d’hier et en soutien aux 317 interpelé-e-s !

Lundi 30 novembre à 18h30 aux Réformés (kiosque à musique).
Nous ne fermerons pas notre gueule !

En écho à la manifestation parisienne de ce dimanche 29
contre la mascarade de COP21 et contre l’interdiction de manifester, et en soutien aux 174 personnes en GAV.

208 interpellations à Paris pour s’être rassemblé contre le muselage des luttes, et déjà les médias et les élites politiques parlent de vandalisme pour diviser. L’état d’urgence est maintenant l’outil répressif pour imposer sa réalité de la situation, aussi bien pour les attentats que pour le climat.

NON nous ne fermerons pas notre gueule,

Libération immédiate de toutes et tous les interpelé.e.s. !

Premiers signataires : CNT STICS 13, Collectif de Soutien au Peuple Palestinien, Alternative Libertaire 13, NPA 13, ...

vendredi 27 novembre 2015

Ecologie

Marche mondiale pour le Climat

Manifestation régionale 

Dimanche 29 novembre 2015

A 13h Place Bargemon Marseille 2°

Affirmons, par une présence collective visible dans l’espace public sous des formes légales et non-violentes, notre détermination de citoyens à agir pour des solutions au dérèglement climatique !



Politique

État d’urgence

Le mouvement syndical et associatif s’alarme



Syndicats, groupes féministes, associations de chômeurs-précaires, antiracistes, communautaires, humanitaires, anticolonialistes, laïques... tous ont répondu à l’appel de la Ligue des droits de l’homme pour s’inquiéter publiquement de l’arsenal liberticide consacré au nom de la « guerre au terrorisme ». 

Alternative libertaire reproduit ci dessous leur déclaration commune.

  


 
NOUS NE CÉDERONS PAS !


Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre. C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.
Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’État de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public. Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’État des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’État en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.
Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

Premiers signataires : AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Attac, Cadac, Cedetim, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Genepi, Ipam, La Cimade, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Gisti, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mrap, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires