vendredi 21 mars 2014

Le Carnaval de la Plaine attaqué par la police

 

 Assemblée extraordinaire des carnavaliers

 

Equitable Café, 54 cours Julien Marseille 6°

 

Lundi 24 mars à 19 h



Le Carnaval de la Plaine 2014 a été un vrai succès, mais a fini dans la violence.
 
Pourquoi ?

Déjà, le Carnaval 2013, en pleine année « Capitale culturelle », avait subi une escorte policière disproportionnée et diverses entraves à son déroulement. Malgré les provocations, la fête avait bien eu lieu.
Cette année, le dimanche 16 mars a vu un cortège bigarré et festif déambuler de la Plaine à Noailles, puis de Noailles à la Plaine. Mais, alors que, de retour sur la place, une farandole dansait et chantait autour du Caramantran en flammes (comme le veut la tradition), les pompiers ont prétendu éteindre le feu de joie avant l’heure et, face aux protestations, la police a chargé. Des enfants ont été gazés, des passants matraqués, et 2 personnes ont été arrêtées (puis 4 autres lors d’un rassemblement de soutien devant le commissariat de Noailles), qu’on va accuser d’avoir agressé les policiers.

Il aurait pourtant suffi de laisser se consumer le Caramantran quelques minutes de plus pour que la fête s’achève dans la bonne humeur. Mais les forces de l’ordre ont provoqué le désordre, et assurément pas dans l’esprit du Carnaval !

Mardi 25 mars, la ministre de la Culture inaugurera une exposition au MuCEM, intitulée « Le monde à l’envers – Carnavals populaires d’Europe et de Méditerranée », où, paraît-il, une place sera réservée à notre Carnaval… Quelle ironie ! Pendant ce temps, dans la rue, dans la vraie vie, il semble interdit de célèbrer Carnaval.

Nous demandons donc la libération immédiate des six carnavaliers détenus.
Et nous allons préparer dès maintenant le Carnaval 2015, qui sera un Carnaval des Carnavals, populaire et international, où nous inviterons nos collègues carnavaliers de Dunkerque, Cadix, Naples et Tataouine à occuper avec nous l’espace public où respire l’âme de notre quartier.

Carnaval 2014 est mort, vive Carnaval 2015 !

Signé : des carnavaliers

samedi 8 février 2014

Soirées-débats et exposition

1994 / 2014 - 20 ans de Résistance Zapatiste

Alternative Libertaire Marseille soutien et participe aux événements organisés autour des 20 ans du soulèvement zapatistes, venez nombreux et nombreuses pour découvrir, discuter, se remémorer et rêver à "un mundo donde quepan muchos mundos" : 



C’est quoi déjà les zapatistes ? 

Le 1er janvier 1994, l’EZLN (armée zapatiste de libération nationale) prenait par les armes plusieurs villes du Chiapas dans le sud du Mexique, déclarait la guerre au « mauvais gouvernement », et clamait « ya basta ! », « assez ! » d’injustices, d’exploitations, de discriminations, de pauvreté.

Déposant les armes quelques semaines après, les zapatistes choisissaient de continuer la lutte pacifiquement et avec la société civile mexicaine et internationale, pour exiger l’autonomie des peuples indigènes du Chiapas et le respect de leurs droits et revendications : Travail, Terre, Logement, Alimentation, Santé, Éducation, Indépendance, Liberté, Démocratie, Justice, Paix.

Les accords de San Andres, signés en 1996 entre l’EZLN et les négociateurs gouvernementaux, satisfaisaient les exigences des zapatistes. Mais ils n’ont jamais été appliqués par les gouvernements successifs.

Au contraire, les zapatistes souffrent d’une répression constante (incursions militaires sur leurs territoires, emprisonnements, etc.), comme la plupart des mouvements sociaux et indigènes du Mexique.

Malgré le harcèlement politique et militaire, les zapatistes ont récupéré le contrôle sur une partie des territoires ancestraux de leurs peuples. Ils ont collectivisé des terres accaparées illégalement par des grands propriétaires terriens, et ont mis en place leurs propres systèmes de gouvernement, de santé, d’éducation, de justice.

Le fonctionnement égalitaire, démocratique, libre et solidaire qui régit toutes les initiatives et activités zapatistes font de leur mouvement un exemple unique au monde de société libre de toute forme de domination.

...

Toujours soucieux de partager leurs expériences et leur combat, les zapatistes ont impulsé et participé à de nombreuses dynamiques internationales.

La dernière en date est la « escuelita » (petite école), sorte d’université populaire tenue dans les communautés zapatistes, où des gens du monde entier sont allés découvrir l’organisation politique, sociale et économique mise en place par les zapatistes.

Venez apprendre, échanger, soutenir, critiquer ou vanter ce mouvement lors de différentes activités organisées en février.

Ces activités sont organisées par le collectif Mut Vitz Marseille et un groupe de personnes solidaires des zapatistes.
P.-S.

equipemutvitz13@mutvitz13.marsnet.org

jeudi 30 janvier 2014

Débat

DÉBAT : LA PRÉCARITÉ N'EST PAS UNE FATALITÉ

VENDREDI 7 FÉVRIER 2014

19 H 

MILLE-BABORDS 61, RUE CONSOLAT 13001 MARSEILLE

Organisé par le Collectif de Résistance aux Attaques du Capital (CRAC)
Venez discuter autour de nos revendications et réflexions sur la précarité, les causes de la situation, le système capitaliste et la nécessité de le comprendre pour mieux le combattre.



La précarité se généralise

Depuis quelques années, toutes les mesures prises par les gouvernements de droite comme de gauche imposent plus de flexibilité, de mobilité et de sacrifices de la part des travailleurs et travailleuses. Avec le chantage de la crise et de l'emploi, on généralise la précarité.

CDD, intérim, apprentissage, temps partiel imposé : 20 % de la population active est précaire ! (chiffres INSEE). Et cela sans même compter les personnes au chômage !

Mais la précarité s'étend aussi au reste de la population, la vie entière devient précaire ! La moitié des étudiant-e-s se sentent en difficulté financière (enquête de l'Observatoire de la Vie Etudiante, 2013). Pareil chez les retraité-e-s : la moitié d'entre eux-elles doivent travailler car leur pension ne leur suffit pas pour vivre (chiffre INSEE, 2012).

Et n'oublions pas que les femmes souffrent particulièrement de la précarité. 80 % des emplois à temps partiel et 78 % des emplois non qualifiés sont occupés par des femmes. Leur pension retraite moyenne était de 932€ par mois en 2011, contre 1603€ pour les hommes ! Et elles gagnent en moyenne 28 % de moins que les hommes dans le secteur privé (chiffres INSEE).

Ras le bol de cette galère !

La précarité c'est l’incertitude permanente, la peur du lendemain, des salaires faibles et même pas assurés, aucune perspective de carrière et d’évolution professionnelle. On ne peut pas emprunter pour acheter ou louer un appartement, on peut difficilement partir en vacances. Les loisirs, l'éducation des enfants, se soigner... tout devient difficile. La précarité est une spirale infernale, c’est pas une vie !!

La précarité entraîne aussi un repli sur soi et une baisse de la combativité. C'est dur de tisser des liens forts avec les collègues quand on est ballotté d'un job à l'autre, et on a peur d'ouvrir sa gueule face au patron quand on risque le non renouvellement du CDD ! Et plus globalement, ça devient tellement difficile de trouver un boulot et de le garder, qu'on est prêt-e à accepter n'importe quoi et dans n'importe quelles conditions... le paradis pour les patrons !

Pourquoi subir tous ces mauvais coups ?

La précarité fait partie du capitalisme. Le but étant de maximiser les profits à court terme, on met tout le monde en concurrence : les pays, les peuples, les régions, les travailleur-se-s. Le chômage et la précarité font partie de cette stratégie, car ça permet d'avoir une réserve de main d'œuvre prête à accepter n'importe quoi.

Mais pendant qu'on galère, les capitalistes et leurs ami-e-s politicien-ne-s vivent tranquillement. Il n'y a jamais eu autant de millionnaires dans le monde ! Les riches s'enrichissent de plus en plus, profitant de notre misère ! Pour sortir une fois pour toute de cette situation, il faut lutter et s'organiser pour sortir du capitalisme.

La limite à leur pouvoir, c’est la résistance des travailleurs et travailleuses
   Cette résistance se présente de plusieurs façons. Sur les lieux de travail, il faut s'opposer aux licenciements et aux manipulations des patrons qui veulent imposer la précarité. Suivons l'exemple des salarié-e-s de Fralib, des Moulins Maurel, de Goodyear, etc.
Et à côté, multiplions les initiatives solidaires dans nos quartiers pour soulager les plus précaires : jardins collectifs ou opérations caisses ouvertes dans les supermarchés pour se nourrir, collectifs contre les expulsions et pour la réquisition des logements vides, résistance aux coupures d'électricité, etc.
Notre collectif CRAC soutient et fait connaître toutes ces résistances. Il lutte :
  • Pour la transformation des CDD en CDI.
  • Contre la dégradation des conditions de travail et la baisse de salaire liées à la sous traitance.
  • Contre les licenciements et le temps partiel imposé. Création de collectifs de travailleur-se-s pour s’y opposer par tous les moyens !Contre toutes les divisions qui nous affaiblissent. Régularisation des sans papiers 
  • Pour le renforcement des solidarités, la création de collectifs de quartier pour résister à la précarité et le développement des alternatives au salariat (banques de temps, coopératives...)

Le Collectif de résistance aux attaques du capital (CRAC) est ouvert à toutes et tous. Il lutte contre la dégradation des conditions de vie imposée par le capitalisme, et réfléchit aux stratégie pour sortir de ce système.

Il est soutenu par les groupes locaux de : Alternative Libertaire, NPA, Voie Prolétarienne-Partisan


samedi 11 janvier 2014

Soirée de soutien

Soirée de solidarité avec les inculpé-e-s 
de Villa Francia au Chili   

                         JEUDI 16 JANVIER

 19h30
Projection sur les mouvements sociaux au Chili et Amérique du Sud

21h30
CUMBIA 
avec DJ TERROR

Au MOLOTOV 
3, rue Paul Cézanne

PAF : 3 euros 
Au bénéfice du comité de soutien aux inculpé-e-s de Villa Francia au CHILI  

Le 11 septembre 2013, les mouvements sociaux et populaires chiliens commémoraient les 40 ans du coup d’État, malgré la mise en place d'un important arsenal policier par le gouvernement durant les jours précédant l'événement. Ces mesures ont permit de mettre sous pression la population par la présence en nombre de patrouilles de police, de chars, le blocage des routes et la réalisation de contrôles d'identité arbitraires sur les différents « lieux de conflictivité » de la capitale Santiago. C'est le cas de Villa Francia, où, le mercredi 11 septembre, la population est sortie dans la rue pour participer aux diverses activités organisées pour l'occasion. Les forces policières n'ont pas tardé à abattre la répression sur les manifestant-e-s. De nombreuses personnes sont détenues arbitrairement, ruées de coups et embarquées en garde à vue par les forces spéciales, alors même que certaines sont gravement blessées. Plus tard, 14 personnes parmi les détenu-e-s de Villa Francia sont accusé-e-s de « délits spéciaux » : pour justifier cette accusation, les carabiniers rassemblent des cocktails molotov, vêtements obscurs et autres objets « suspects » et désignent les accusé-e-s comme en étant les propriétaires. Très vite un montage policier se met en place, accusant les 14 détenu-e-s de port d'arme, troubles à l'ordre public et rébellion. Finalement, face à ce montage policier grossier, la justice décrète leur détention illégale. Pourtant, le Ministère public fait appel de cette décision, prétextant la découverte de produits inflammables sur les mains et les habits des 14 inculpé-e-s. A partir de ce nouveau montage policier, la justice chilienne décide le 21 septembre d'assigner les inculpé-e-s à résidence, avec une privation totale de liberté. A ce jour les 14 personnes victimes du montage policier se trouvent toujours sous le coup de cette décision. Les inculpé-e-s sont aujourd'hui dans une situation très critique, certain-e-s sans soutien, ni revenu, ayant, comme Mauricio Soto, perdu leur travail à cause de leur privation de liberté. 
Le cas de Villa Francia n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, mais il est représentatif de la répression systématique en direction de la population et des militant-e-s chilien-ne-s qui luttent dans les quartiers et tentent de reconstruire le tissu social et communautaire par l'action populaire et solidaire depuis la base. Les mouvements sociaux et populaires chilien-e-s continuent de dénoncer et de s'organiser pour rompre avec le modèle de la dictature qui perdure depuis 40 ans. 

Les 14 inculpé-e-s de Villa Francia ont besoin du soutien populaire et international : organisons la solidarité et luttons pour mettre fin à la répression de nos camarades chilien-e-s ! 
Liberté pour les prisonniers politiques ! 
SI TOCAN A UN@ NOS TOCAN A TOD@S 

Des militants chiliens et français
Alternative Libertaire Marseille

mardi 7 janvier 2014

Rassemblement



Mercredi 8 janvier 2014

12h à Marseille


devant le Consulat d’Espagne, 38 rue Edouard Delanglade 13006 Marseille, une petite rue au sud du métro Préfecture entre la rue de Breteuil et le Bd Notre Dame

Venez chanter avec nous

Pour dire non au projet de loi anti-avortement et soutenir les femmes d’Espagne

La Lutte Enchantée


mardi 17 décembre 2013

Luttes

Soirée de soutien aux Fralib en lutte depuis plus de 3 ans

Jeudi 19 décembre 2013

Au Molotov, 3 Place Paul Cezanne, 13006



Au programme :


- 18h30 : Projection de « Pot de Thé contre Pot de Fer », documentaire sur la lutte des Fralib

- 20h : Point sur la situation par des camarades de Fralib et discussion

- 22h : Concert d’HK & Los Fralibos (chansons militantes par HK & les Saltimbanks et des ouvriers de Fralib)

- 23h : Concert des Port-de-Bouc All Stars (musique méditerranéennes, urbaines et prolétaires par Sam Karpienia, Toko Blaze, des membres de Kanjar’Oc et de nombreux invités)

- puis djs jusqu’à 1h30

Prix : 5 euros ou 10 euros avec une boite de tilleul produite par la Scop

Organisée par l’Union locale CGT Marseille Centre