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mardi 18 septembre 2018

Migrations et sans-papiers

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

Présentation de l’affaire, co-organisé par CQFD et El Manba

Repas de soutien


Vendredi 21 septembre 2018

19h à Manifesten
58 rue Thiers Marseille 1er


Repas de soutien aux 7 inculpé.es dits les "3+4 de Briançon" (prix libre)

A l'occasion de la sortie du dernier numéro du mensuel CQFD dont le dossier central est consacré à l'hospitalité, CQFD et le comité de soutien marseillais aux 3+4 de Briançon s'associent pour proposer un repas de soutien aux inculpé.es. Une présentation de l'affaire précédera cette excellent dîner à prix libre !

Jeudi 8 novembre 2018 aura lieu à Gap le procès de 7 militant.e.s, dont 4 Français.e.s, 2 Suisses et une Italienne.

Celleux-ci risquent 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende.

Il leur est reproché « l’aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l’occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier. Cette manifestation au caractère spontané était une réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l’Échelle.

Suite à cette marche, 3 militant.e.s ont été mis en détention provisoire durant 11 jours, puis assignés à résidence durant plus de 25 jours. Illes ont finalement été remis.e.s en liberté dans l’attente de la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit de solidarité. Cette décision, tombée le 6 juillet, n’a en rien affecté leur situation, toujours pénalement répréhensible. En effet, le Conseil Constitutionnel a décidé que la solidarité devait se réduire à apporter une aide humanitaire ponctuelle côté français à celles et ceux qui, au péril de leur vie, parviennent à franchir la frontière. Ne seraient donc pas répréhensibles ceux qui aideraient par hasard, sans remettre en cause les politiques migratoires ; et condamnables celles et ceux qui s’organiseraient en solidarité ! Suite à cette décision, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue et se retrouvent également poursuivies, pour les mêmes motifs.

Leur procès à tous les 7 se déroulera le 8 novembre prochain au Tribunal de Gap.

A cet égard, nous appelons à un rassemblement de soutien le plus large possible le 8 novembre devant le tribunal à Gap ainsi qu’à des actions de soutien décentralisées partout, en amont et jusqu’à la date du procès !

Les frontières sont humaines et non naturelles, à nous de les défaire !
Résistance et Solidarité sans frontières !

Texte rédigé par les comités de soutien Français, Suisse et Italien aux 3+4 de Briançon


lundi 3 septembre 2018

Solidarité

MILLE BÂBORDS, une zone à défendre !

Ensemble, fêtons, participons et soutenons notre association !


Samedi 15 septembre 2018

De 15h à 21h au Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré Marseille 3°



Avec les associations adhérentes de Mille Bâbords : Alarm, Alternative Libertaire, Attac, Bricabracs, CNT 13, Kheper, La Quadrature du Net, Libre Pensée Autonome, MutVitz 13, Resf 13, Survie PACA et bien d’autres !

Avec la participation des Amis de Richard Martin et de Solidaires 13.

Au programme : espace de parole et d’échanges, lectures, stands des associations, braderie de livres, buvette et petite restauration.

Concert à partir de 16h : Le Blues Anarseillais, Duval MC, la Batucada Gaïa’Z Onda et le groupe kurde Bawshan.

Mille Bâbords a besoin cette année particulièrement de moyens financiers pour poursuivre et développer l’ensemble de ses activités.

PAF souhaité : 3 € ou plus selon les moyens

Plus d’infos : contact@millebabords.org

Pour aller à la fête :

Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré
13003 Marseille
Métro Ligne 2 : Arrêt "National"
Bus 89 : Arrêt "Auphan/Vaillant"

lundi 6 août 2018

Écologie

Agriculture : Les vignobles de Bolloré occupés dans le Var



Une action a été menée dans le Var par la Confédération paysanne pour dénoncer la financiarisation des terres agricoles et leur accaparement par les multinationales, ici et ailleurs.


Mardi 5 juin, soixante-dix paysannes et paysans du sud-est de la France ont occupé les vignes de Bolloré à La Croix-Valmer dans le Var. L’objectif rappelé par Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat, était de dénoncer l’accaparement des terres ici et ailleurs. La région Provence est particulièrement touchée par le phénomène. Le prix de l’hectare de vigne a plus que triplé, passant de 20 000 à 70 000 euros en quelques années. De nombreux domaines sont passés entre les mains d’investisseurs fortunés. Le groupe Bolloré a acquis en 2001 plus d’une centaine d’hectares de vignes.

Dans son communiqué de presse, la Confédération paysanne rappelle ses priorités : « La terre doit aller en priorité à celles et ceux qui la travaillent et qui en ont besoin pour vivre. Le foncier doit servir à installer des paysannes et paysans plus nombreux, non à agrandir celles et ceux qui n’en n’ont pas besoin. » Comme en Afrique, « nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Au 31 décembre 2015, la Socfin, détenue à 38,7 % par Bolloré, annonçait plus de 400 000 hectares de concessions. La Socapalm, filiale de la société Socfin, loue à l’État camerounais 58 063 hectares de terres agricoles pour 7,69 euros par hectare et par an, quand le loyer annuel des paysans camerounais oscille entre 61 et 154 euros par hectare. Un documentaire du journaliste Tristan Waleckx décrivait les conditions de vie des travailleuses et travailleurs dans les plantations de la Socapalm, logé.es dans des conditions insalubres, travaillant à la tâche et sans vêtements de protection. Le 5 juin 2018 le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé le journaliste, attaqué en diffamation par Bolloré.

Les paysans et paysannes camerounaises voisins des plantations de Bolloré sont privés de terres et voient leurs conditions de vie se dégrader. Une Alliance internationale des riverains des plantations Bolloré-Socfin a été créée en 2013. Le 23 avril 2015 a débuté l’occupation d’une plantation de la Socapalm, filiale de Socfin, pour protester contre l’accaparement de leurs terres par la holding de Bolloré.

La Confédération paysanne dénonce depuis 2005 la mystification des agrocarburants qui appauvrit la paysannerie, affame les populations et détruit la planète. Mais c’est avec une certaine surprise que nous avons appris que, les 10 et 11 juin 2018, la FNSEA avait décidé de mener une action de blocage de raffineries en France, prétendument pour protester contre l’importation d’huile de palme.

Comme le rappelle la Confédération paysanne dans son communiqué du 11 juin 2018, cette action devant les raffineries a été taillé sur mesure pour «  défendre les intérêts du groupe Avril » lui-même importateur de 200 000 tonnes d’huile de palme et qui entretient des liens étroits avec la FNSEA. Ainsi Arnaud Rousseau, président du groupe Avril, est aussi vice-président de la FDSEA de Seine-et-Marne.

Georges Claas (AL Var)

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018 


 

samedi 7 juillet 2018

Solidarité internationale

Kurdistan, révolution, Autogestion

Retour sur la soirée du 11 juin 2018



Alternative Libertaire a organisé du 27 mai au 30 juin, une tournée de meetings en solidarité avec la gauche kurde. Trois anciens volontaires internationaux dans les YPG, accompagnés d’un chauffeur, ont sillonné les routes pour tenir 25 meetings dans toutes les régions du pays. Notre camarade Arthur Aberlin, qui a tenu en 2017 le blog Kurdistan-autogestion-revolution était là avec deux autres révolutionnaires engagés dans les YPG entre 2016 et 2018 : le Français Siyah et l’Américain Arges.

La tournée a fait escale à Marseille le lundi 11 juin. La conférence-débat qui s’est tenue à Mille Bâbords a fait salle comble, plus d’une cinquantaine de personnes y ont assisté. Elle a été introduite par le film de Mireille Court et Chris den Hond, Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien. Ce documentaire de 45 minutes brosse un panorama rapide mais bien documenté des différents aspects du processus révolutionnaire en Syrie du nord, une bonne entrée en matière pour les gens connaissant peu la question.

Les trois volontaires internationaux ont ensuite pris la relève pour une riche et dense intervention en six points : la question de l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître. La soirée s’est ensuite terminée par un débat avec la salle durant lequel plusieurs sujets ont été abordés dont les relations des YPG avec les impérialismes américains et français et les risques d’instrumentalisation qui en découle, ou bien la question LGBT.

Une belle soirée très instructive, qui a permis de confronter la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, en évitant les écueils du romantisme source de désillusion. C’est un succès à l’image du reste de la tournée.

Alternative Libertaire Marseille

Pour écouter l’enregistrement de l’intervention des trois révolutionnaires internationaux cliquer ici.


mardi 3 juillet 2018

Luttes sociales

Gagner, c’est possible !




Avec une seule journée de grève chez Carrefour, les syndicats ont obtenu des clopinettes. Après plusieurs semaines de grève, les salarié.es des Catacombes de Paris engrangent une vraie victoire. Gagner ? Oui c’est encore possible, à ce prix là. En Normandie, les hospitalier.es ont été malheureusement obligé.es d’ajouter la grève de la faim pour obtenir satisfaction. 

La peur doit changer de camp


Au niveau de l’entreprise, tout syndicaliste le sait, rien de sérieux ne peut être arraché au patron tant qu’il ne craint pas un arrêt de production. Dès qu’il n’a plus peur d’une grève, d’un blocage, d’un sabotage, il ne cède plus sur rien. Et c’est pareil au plan national. Les journées d’action isolées, même massives comme en 2010 pour les retraites, ne permettent pas de gagner. 50 ans après la grève générale de Mai 68, la grande peur des capitalistes est retombée et ils frappent de plus en plus fort pour casser nos acquis et nos services publics. Depuis 1983, l’offensive des patrons et de l’Etat, qu’il soit géré par la « droite » ou la « gauche », monte en puissance. Chaque recul des travailleurs et des travailleuses étant un encouragement à aller plus loin et plus vite.

La grève durable


Même les économistes libéraux chiffrent aisément ces succès de l’offensive patronale : les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Après 35 ans de défaites successives, la destruction de milliers d’entreprises et de millions d’emplois, les travailleurs et travailleuses hésitent à se lancer parce qu’ils ressentent le niveau de combat nécessaire à une victoire. Mais il n’y a pas d’autre chemin. Il est évident que seule une grève générale reconductible pourrait renverser la vapeur. Et si le dire ne suffit pas à la construire, le taire serait mentir. Les syndicats devraient tenir un langage sans équivoque pour préparer les esprits aux sacrifices qu’impose un véritable affrontement. Pas de victoire sans souffrances : c’est dur mais c’est la réalité de la lutte des classes.

L’exemple de la SNCF


Il revient naturellement aux salarié.es concerné.es de déterminer leur mode d’action. Et nous ne chercherons pas à faire la leçon aux camarades qui totalisent courageusement plus d’un mois de grève ce printemps. Néanmoins, nous qui avons toujours mis en cause le calendrier de grève en pointillé, nous posons la question : quitte à perdre un mois de salaire, n’aurait-il pas été plus efficace de se lancer dans une grève reconductible ? Une toute autre dynamique, en interne comme pour les autres secteurs professionnels, était possible. La direction (et les usager.es) souffrent certes mais finalement se sont adapté.es. Le calendrier prévu sur trois mois a de plus vidé d’intérêt les AG où les cheminot.es se font rares puisqu’il n’y a rien à débattre sur les suites de l’action. De toute évidence même à la SNCF il n’y aura pas de succès sans une paralysie prolongée de l’entreprise.

Rendez-vous au Medef !


Chaque année, fin août, le Medef tient son Université d’été dans les Yvelines. Chaque année un petit rassemblement s’y tient. Pour une bonne rentrée sociale, pour que la peur change de camp vraiment, bloquons les patrons et ministres qui prépareront là leurs prochaines attaques contre les travailleurs et les travailleuses.

Alternative Libertaire, 28 juin 2018

vendredi 25 mai 2018

Solidarité internationale


Un volontaire communiste libertaire au sein des YPG raconte

Conférence-débat 

 

Lundi 11 juin 2018

19h à Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...).
C’est de tout cela que nous voulons parler.

Au programme de la soirée : 

Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;

Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;

Intervention d’Arthur Aberlin, militant libertaire français engagé dans les YPG en 2017.

Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

Alternative Libertaire Marseille