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mardi 14 novembre 2017

Histoire

La grève des ova­listes (Lyon, juin-juillet 1869)

Causerie du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme

par Claire Auzias et Annick Houel


Samedi 18 novembre 2017

17h au CIRA

50 rue Consolat Marseille 1°





Cette grève des ova­listes, ré­pu­tée pre­mière grande grève de femmes ou­vrières en France, est exem­plaire des en­jeux qui tra­versent l’his­toire des femmes et l’his­toire de la classe ou­vrière, deux his­toires ra­re­ment me­nées sur la même ligne de front, et dont la confis­ca­tion de la pa­role des femmes est le sym­bole.

Juin 1869 : 1 800 femmes sortent de leurs ate­liers lyon­nais et se mettent spon­ta­né­ment en grève. Elles sortent aus­si leurs malles puisque leur lieu de tra­vail est aus­si leur lieu de vie, et si c’est cette spec­ta­cu­laire oc­cu­pa­tion de la rue qui est mise en avant par la presse, ce n’est pour­tant pas ce que les mi­li­tants ou­vriers qui vont s’in­té­res­ser (en­fin) à elles vont re­te­nir.

Après plu­sieurs se­maines de grève, pos­sible grâce à la caisse de so­li­da­ri­té de l’AIT (As­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale des tra­vailleurs) leur ad­hé­sion, de­man­dée en re­tour à cette AIT va être l’en­jeu des ri­va­li­tés toutes mas­cu­lines en son sein entre cou­rants mar­xiste et anar­chiste. C’est le cou­rant anar­chiste bien im­plan­té à Lyon au­tour de la fi­gure de Ba­kou­nine qui va l’em­por­ter : il va être le re­pré­sen­tant au cru­cial Congrès de Bâle, en sep­tembre 1869, des 8 000 ou­vrières qui ont ad­hé­ré.

Claire Au­zias a fait des études de so­cio­lo­gie et d’his­toire à l’uni­ver­si­té Lyon 2. Elle a consa­cré ses tra­vaux à l’his­toire de l’anar­chisme, des femmes et du fé­mi­nisme, et des Roms. Cha­cune de ces thé­ma­tiques a don­né lieu à des pu­bli­ca­tions. Elle a di­ri­gé les édi­tions Égré­gores et ac­tuel­le­ment ter­mine une his­toire so­ciale de Mai 68 à Lyon à pa­raître pro­chai­ne­ment.

An­nik Houel a été pro­fes­seure de psy­cho­lo­gie so­ciale à Lyon 2. Elle est membre d’un centre d’en­sei­gne­ments et de re­cherches fé­mi­nistes, le CLEF, re­bap­ti­sé Centre Louise La­bé, ain­si que du CA de l’ANEF, qui mi­lite pour la re­con­nais­sance des études fé­mi­nistes dans la re­cherche et à l’uni­ver­si­té. Elle a pu­blié di­vers ou­vrages dont le der­nier, Ri­va­li­tés fé­mi­nines au tra­vail : l’in­fluence de la re­la­tion mère-fille, a été édi­té en 2014 chez Odile Ja­cob.

La grève des ova­listes (Lyon, juin-juillet 1869) par Claire Auzias, Annick Houel.
Ate­lier de créa­tion li­ber­taire, 2016. 180 pages. 14 eu­ros. Ce livre se­ra dis­po­nible le jour de la cau­se­rie.

CIRA Marseille
 

lundi 13 novembre 2017

Luttes sociales


Journée de grève et manifestation

à l’appel de CNT, CGT, FIDL, FO, Solidaires, UNEF, UNL


jeudi 16 novembre 2017

10h 30 Vieux Port Marseille

vendredi 27 octobre 2017

Solidarité

Mille Bâbords à besoin de nous !



Depuis le début des années 2000, Mille Bâbords est un lieu incontournable du mouvement social marseillais.
Son local de la rue Consolat a accueilli bien des débats publics, des réunions de collectifs, concernant des luttes dont la liste est longue : antiracisme, antifascisme, écologie, immigration, chômeurs, salariés, droits de l'homme, solidarité internationale, logiciels libres, féminisme, anticolonialisme, etc... Le local, le site internet, la newsletter de Mille Bâbords sont importants pour la convergence des luttes "en bas et à gauche".

C'est aussi un lieu de réflexion, de confrontation, d'information ouvert aux "1000 gauches" à l'origine de son nom. En cela il est unique à Marseille. Le courant libertaire, en particulier, peut s'y exprimer, faire connaître ses positions, mais aussi mettre en pratique ses idées. Les organisations adhérentes (associations, collectifs, organisations politiques, syndicats) qui en ont besoin y trouvent un soutien logistique (domiciliation, possibilité de permanence) important pour leur fonctionnement. Alternative Libertaire Marseille y adhère depuis de longues années, nous savons combien cette aide compte pour une petite organisation.

Aujourd'hui, Mille Bâbords lance un appel au secours son existence même est en danger pour des raisons financières. Mille Bâbords a beaucoup contribué au mouvement social, sa disparition serait un coup dur pour les luttes locales et la liberté d'expression. Pour qu'il reste un point d'appui à la convergence des luttes et à l'expression de "mille gauches", Mille Bâbords a besoin de notre soutien.

Vous pouvez faire un don par internet via le site helloasso. Ou en envoyant un chèque à Mille Bâbords 61 rue Consolat 13001 Marseille.

Alternative Libertaire Marseille

mardi 3 octobre 2017

Fête de soutien

Fête de rentrée 

en soutien à Mille Bâbords

 

Stands, braderie de livres, théâtre, musique, 

buvette, grignotage etc..


Samedi 7 octobre 2017

de 15H à 20H au Théâtre Toursky 
16 Promenade Léo Ferré Marseille 3°




Programme :

De 15H à 20H : Stands de ALARM, Alternative Libertaire Marseille, ATTAC Marseille, Bricabracs, CNT 13, Kheper, Mutz Vitz, RESF, l’UJFP ... , braderie de livres, buvette et grignotage

17H : Théâtre ATTAC "Climat de l’or en barre"

18H : Récital "Les mots de Léo"

19H : Blues anarseillais

Venez donc fêter, soutenir et relancer Mille Bâbords, tribune pour les luttes et sa médiathèque !

Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré, 13003 Marseille
Métro Ligne 2 : Arrêt "National"
Bus 89 : Arrêt "Auphan/Vaillant


lundi 18 septembre 2017

Luttes sociales


Contre l’attaque du Code du travail, de la Sécurité sociale, des Services publics

Manifestation unitaire et grève 

à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, UNEF, UNL et la CNT 

jeudi 21 septembre 2017

10h30 au Vieux Port Marseille

mardi 5 septembre 2017

International

Un autre futur pour le Kurdistan ?

Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique


Causerie du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme

Avec l'auteur Pierre Bance

Samedi 9 septembre 2017

 17h au CIRA
50 rue Consolat Marseille 1°




Dans la presse, chez les militants de gauche ou les politologues, on parle beaucoup des exploits des combattants et combattantes kurdes. Pourquoi réussissent-ils, là où les autres échouent ? Parce qu’au-delà de la défense de leur identité, une idée nouvelle leur fait espérer un autre futur : le confédéralisme démocratique. Et de cela, on ne parle pas.

Au début des années 2000, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) abandonne le marxisme-léninisme et son ambition de construire un État-nation kurde. Il adopte alors l’idée et la stratégie du confédéralisme démocratique pensé par son leader, Abdullah Öcalan, lui-même fortement influencé par le municipalisme libertaire du philosophe américain Murray Bookchin qui place l’écologie sociale comme moteur de la révolution. Les organisations de la société civile (associations, syndicats, coopératives, communautés ethniques et religieuses, partis…) se mettent en réseau sans que leur stratégie n’exclue la conquête de municipalités et l’élection de parlementaires. Le but est de marginaliser l’État et finir par le rendre inutile, tout comme le capitalisme. Le confédéralisme démocratique ne se limite pas au Kurdistan, il a une vocation universelle.

En Turquie, le PKK souhaitait abandonner la lutte armée pour se consacrer à la fédération, déjà bien engagée, des communautés kurdes dans le cadre d’une nouvelle constitution turque. Le processus de paix ayant été rompu en 2015 par le gouvernement turc, une lutte acharnée se poursuit sur les terrains militaire, social et politique.

Au Nord de la Syrie, le Rojava, sous contrôle du Parti de l’union démocratique (PYD), s’organise selon l’autonomie démocratique, phase préalable au confédéralisme démocratique. Un « gouvernement » appelé auto-administration démocratique assure la gestion de la région. Ce pouvoir se dissoudra-t-il dans la société civile confédérée ou maintiendra-t-il un État ? Dit autrement, le fédéralisme libertaire sera-t-il assez fort pour vaincre le fédéralisme politique mis en place et justifié par la conduite d’une guerre incertaine ?

Tout n’est pas parfait au Rojava, l’État n’a pas disparu, la démocratie directe est loin d’être générale, et le fédéralisme libertaire des communes auto-administrées balbutie. Cependant, trouve-t-on ailleurs une telle volonté radicale de changement dans un contexte politique, culturel et militaire si peu propice ? La révolution ne se fait pas en un jour, alors pourquoi douter que les Kurdes parviennent à construire un autre futur d’émancipation ? Leur expérience est un exemple, non un modèle, pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le mouvement social.

Pierre Bance, docteur d’État en droit, a été directeur des éditions Droit et Société de 1985 à 2008. Anarchiste et syndicaliste, ses derniers travaux sont publiés sur le site Autre futur.net.

Un autre futur pour le Kurdistan ? : municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique par Pierre Bance. Noir et rouge, 2017. 399 pages. 20 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.