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mercredi 12 juin 2019

Politique

Congrès de fondation de l’Union communiste libertaire (UCL) : 

déclaration finale



Réuni·es en congrès commun, nous, militantes et militants d’AL et de la CGA, avons décidé de fonder une nouvelle organisation révolutionnaire : l’Union communiste libertaire.

À l’heure où la crise du capitalisme s’amplifie, on voudrait nous imposer un choix entre la bourgeoisie libérale au pouvoir et l’extrême droite en embuscade.

Nous le refusons et nous affirmons bien au contraire qu’il est nécessaire aujourd’hui de porter un autre projet de société basé sur la démocratie directe, l’autogestion et le fédéralisme.

Nous ne voulons ni d’un monde taillé sur mesure pour ceux qui possèdent les richesses, ni d’une société cadenassée, militarisée et de plus en plus sous surveillance numérique.

Ici comme ailleurs, nous sommes solidaires avec les migrant·es et réfugié·es et nous nous tenons aux côtés de celles et ceux qui veulent abattre les frontières et briser l’impérialisme, le néo-colonialisme et particulièrement la Françafrique.

En France, la colère des Gilets jaunes a rappelé au pouvoir, et avec éclat, que la lutte des classes était plus que jamais d’actualité.

Le pouvoir ne s’y est d’ailleurs pas trompé en usant contre ce mouvement d’une violence d’État particulièrement brutale.

Nous avons pris toute notre part aux mobilisations des Gilets jaunes comme nous prenons part, et activement, au combat de classe en construisant nos luttes, nos grèves, nos syndicats.

Inlassablement, sur nos lieux de travail, nous résistons au quotidien à l’exploitation capitaliste. Et la Grève générale reste notre ordre du jour.

Sur les lieux d’études nous combattons la sélection sociale de plus en plus accrue.

L’Union communiste libertaire sera aux côtés de celles et ceux qui se battent pour détruire le patriarcat. Dans nos rangs comme dans la société, nous combattrons les oppressions de sexe et de genre, le sexisme et les LGBTIphobies.

Face à la mécanique raciste, nous serons à l’offensive et nous sommes solidaires des luttes contre les violences policières.

Nous continuerons de marcher avec les manifestant-es qui descendent dans la rue pour dénoncer le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité dont les capitalistes sont responsables.

Ouverte à toutes celles et ceux qui veulent bâtir une autre société, l’Union communiste libertaire est l’outil que nous forgerons chaque jour, dans les villes et les quartiers où nous vivons, dans les campagnes, pour dessiner demain un avenir émancipé de l’exploitation et de toutes les dominations.

Un avenir qui porte un nom et dans lequel nous plaçons nos espoirs : le communisme libertaire.

Le 10 juin 2019


Politique

Alternative libertaire se dissout pour créer l’Union communiste libertaire




Alternative libertaire a été créée en 1991, il y a 28 ans. En 28 ans, nous avons mené des luttes, nombreuses, nous avons débattu, construit des idées, des pratiques et une organisation. Cette organisation, nous la voulions toujours plus ouverte, accessible, s’adressant à l’ensemble du prolétariat. Cette organisation était un outil, qui fut nous le pensons utile pendant ces trois difficiles décennies de luttes sociales.


Et pourtant, nous, congressistes d’Alternative libertaire réuni-es en congrès le 10 juin 2019, nous décidons sa dissolution. Notre outil est fonctionnel et nous ne le détruisons pas, mais nous voulons le dépasser, pour, avec nos camarades de la Coordination des Groupes Anarchistes, et d’autres, construire une nouvelle organisation plus ambitieuse, susceptible d’accueillir largement les militant-es qui voudront nous rejoindre. Loin de simplement fusionner deux entités, nous voulons nous unifier pour nous dépasser et inviter toutes et tous les camarades à rejoindre notre combat contre toutes les formes d’exploitation et de domination.

La période sombre que nous vivons, entre libéralisme forcené et montée de l’extrême-droite, dans les urnes et surtout dans la rue et les esprits, nous oblige à redoubler d’efforts.

La dissolution d’Alternative libertaire semble être le meilleur moment pour remercier l’ensemble des camarades qui ont œuvré au cours des années à sa construction. C’est une aventure collective que de faire vivre une petite organisation communiste libertaire. Que tou-tes ces camarades, tou-tes les compagnes et compagnons de route d’Alternative libertaire soient assuré-es de notre profonde gratitude.

La lutte continue !

Les ancien-nes militant-es d’Alternative libertaire



mardi 7 mai 2019

International

Les assassins de la mémoire



Pierre Vidal-Naquet a utilisé cette expression contre les faussaires et les négationnistes qui niaient ou minimisaient l’ampleur et la préméditation de l’extermination perpétrée par les Nazis contre les Juifs, les Roms, les communistes, les homosexuels …
Je l’utilise contre ceux qui se sont approprié l’histoire, la mémoire et les identités juives pour bâtir, au nom des Juifs, un État d’apartheid qui rappelle sur bien des plans, selon l’historien Zeev Sternhell, l’Allemagne des années 1930.


Israël, une société à la dérive.


Le résultat des élections israéliennes de 2019 donne une photographie plus qu’inquiétante de cette société. 100 députés élus (sur 120) sont ouvertement pour l’apartheid. La « loi sur Israël État-Nation du peuple juif » fait largement consensus. Elle rappelle par beaucoup d’aspects l’arsenal juridique que l’apartheid sud-africain avait fabriqué. Des propos qui devraient normalement conduire leurs auteurs devant un tribunal servent d’argument électoral.
Citons-en quelques-uns : Lieberman proposant de décapiter ses opposants à la hache après avoir proposé autrefois de bombarder le canal de Suez. Bennet expliquant qu’il a « tué beaucoup d’Arabes et ne voit pas où est le problème ». Shaked proposant d’exterminer les mères palestiniennes puisqu’elles « mettent au monde des terroristes ». Yitzhak Yossef, grand rabbin, qualifiant les Afro-Américains de singes.
Pardon pour tous ceux que cette énumération oublie.
L’élection israélienne d’avril 2019 a opposé deux criminels de guerre.
Nétanyahou s’est allié aux « Kahanistes » (mouvement raciste fondé en 1971 par Meir Kahane longtemps interdit pour ses appels au meurtre) et, tout en promettant l’annexion de la Cisjordanie, il a martelé qu’Israël était un État seulement pour les Juifs. Son adversaire, Benny Ganz, était à la tête de l’armée pendant le massacre de « Bordure Protectrice » (2014) et il s’était vanté de faire revenir Gaza à l’âge de pierre.
Les barrières morales se sont écroulées. Pendant les marches du retour, on a pu voir des vidéos où des soldats poussent des cris de joie quand ils tuent ou estropient, comme à la fête foraine, un journaliste, une infirmière ou un simple jeune gazaoui. L’ambiance ressemble à celle du sud des États-Unis à l’époque où les lynchages étaient un spectacle public de divertissement.
L’école, l’armée et la propagande officielle abrutissent et formatent toute une société à l’image de ce qu’il se passe dans diverses sociétés totalitaires.
Cet État qui était censé donner un refuge aux Juifs persécutés a des valeurs qui le rapprochent infiniment plus de ceux qui ont commis le génocide nazi que de ceux qui l’ont subi.
En Israël, ne pas adhérer à ce déchaînement de violence, de haine ou de stigmatisation de l’autre, fait de vous un.e traître.
Les Palestiniens d’Israël (20 % de la population, ils descendent de ceux qui ont miraculeusement échappé au nettoyage ethnique prémédité de 1948) sont devenus des étrangers dans leur propre pays. La moitié d’entre eux se sont abstenus, ils refusent de cautionner leur propre ségrégation.

Certains ne voulaient pas cela.


Une partie de la société israélienne voudrait vivre dans un pays normal, sans le pseudo messianisme meurtrier, sans l’intégrisme colonial et sans la guerre éternelle comme unique perspective. Elle a la nostalgie des kibboutz ou de la déclaration d’indépendance.
Singulière amnésie : Israël s’est construit sur la base d’un nettoyage ethnique programmé. L’historien sioniste Benny Morris a reconnu les nombreux crimes de la guerre de 1948 en expliquant qu’ils étaient indispensables pour construire un État juif.
Les fondateurs de cet État ont pensé dès le départ le suprématisme et une stricte séparation. Les Palestiniens qui ont échappé à l’expulsion de 1948 ont toujours été des sous-citoyens soumis aux lois militaires et au couvre-feu jusqu’en 1966. Israël n’a jamais été l’État de tous ses citoyens.
La conquête de 1967 et la colonisation ne sont pas des accidents de l’Histoire.
Elles ont été préméditées et réalisées par les fondateurs d’Israël. L’apartheid, le racisme, les propos fascisants et le militarisme sont la suite logique de cette histoire. Ceux qui regrettent que le sionisme ait engendré un monstre ou qui trouvent qu’Israël est à l’antithèse de leur judaïsme, doivent s’interroger.
Comme le dit l’écrivaine Ofra Yeshua-Lyth, la création d’un État juif n’était pas une bonne idée. Comme le dit l’ambassadeur palestinien Élias Sanbar, à l’origine de cette guerre, il y a eu un « grand remplacement » qu’il faut réparer.
Imaginer un Israël humaniste, paisible et démocratique, sans revenir sur le crime fondateur de 1948, est illusoire.

Dominants/dominés, comment le colonisateur a pris goût à la colonisation et à l’apartheid.


Les Juifs ont été les parias de l’Europe. Le sionisme a fait des Juifs israéliens des colons européens en Asie. Les lois qui ont suivi la guerre de 1948 (notamment la loi sur les « présents/absents » qui a permis de s’emparer des terres des Palestiniens expulsés) leur ont donné la propriété quasiment exclusive de la terre. Les nouveaux parias, les Palestiniens, sont devenus un peuple de réfugiés, rejetés et discriminés partout. La « loi du retour » a organisé, pour les nouveaux immigrants juifs, le vol des terres, des maisons et des biens palestiniens. Après 1967, le vol s’est amplifié dans les territoires nouvellement occupés. Ce qui diffère, c’est que les occupants légitimes de la terre sont toujours là, confrontés quotidiennement à la violence des colons et de l’armée.
On a dit aux rescapés du génocide et aux immigrants arrachés de leur terre d’origine qu’ils avaient un pays bien à eux et que c’était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». On a offert à des Polonais, des Soviétiques, des Marocains, un pays et ses richesses qui ne leur appartenaient pas. Pour les Juifs orientaux, il y avait une condition, qu’ils se débarrassent de leur « arabité ».
On a inventé un roman national pour justifier le grand remplacement et le vol : « nous avons été en exil et nous rentrons chez nous ». « Dieu a donné cette terre au peuple juif ». Ce discours continue de fonctionner pour justifier la conquête coloniale.
Tous les Premiers ministres israéliens depuis 50 ans ont amplifié la colonisation. Tous ont multiplié les lois suprématistes. Tous ont accompagné le glissement régulier vers l’apartheid décomplexé.
On n’a jamais vu un privilégié accepter volontairement de renoncer à ses privilèges. L’occupation offre des avantages sans limites pour Israël : des terres, de l’eau, des richesses, le fait de ne pas avoir à payer quoi que ce soit pour l’occupé et la possibilité d’expérimenter les armes et les technologies les plus sophistiquées sur les Palestiniens pour mieux les vendre …
Comme pays colonisateur, Israël s’est brièvement posé la question : « va-t-on chercher un compromis comme l’ont fait les Blancs sud-africains ou écraser jusqu’au bout le peuple autochtone comme l’OAS a tenté de le faire en Algérie ? »
Cette dernière stratégie ne fait plus de doute pour personne.
Continuer à propager le mythe des « deux États vivant côte à côte », tolérer qu’on associe Israël à la mémoire du génocide nazi, accepter les mensonges propagandistes du style « Israël a le droit de se défendre », c’est être complice.

mardi 16 avril 2019

Antifascisme

Contre la haine et le fascisme

Rassemblement unitaire


Jeudi 18 avril 2019

18h au Parc Chanot Marseille 8°


Le sénateur du Rassemblement National, Stephane Ravier déclarait au lendemain du drame de la rue d’Aubagne, qu’il « faut arrêter de parler de «mixité sociale», […] et faire revenir les "souchiens" [les Français de souche, ndlr], tellement la population provençale a été remplacée. […]»

Candidat à la succession de  Jean Claude Gaudin,  il fait campagne et invite Eric Zemmour à une conférence débat au Parc Chanot le 18 avril à 19h!

Condamné pour incitation à la haine raciale et islamophobie, Eric Zemmour est l'un des personnages publics d'extrême droite les plus médiatisés en France.
Grâce à la portée médiatique dont il bénéficie, il use de sa notoriété pour alimenter la haine de l’autre, la xénophobie, il prône les théories de l'extrême droite et de ses groupuscules fascistes (théorie du grand remplacement et préférence nationale) et multiplie les déclarations racistes, homophobes et sexistes.

A ses côtés, Stéphane Ravier, député d’extrême droite du Rassemblement
National et ancien maire des 13ème et 14ème arrondissement de Marseille tente de
se racheter une image de parti politique « propre ».
Nous rappelons que le Front National est l'organisation qui historiquement structure et
normalise l'extrême droite en France depuis des générations. A ses côtés, et depuis toujours, des groupuscules fascistes responsables de nombreuses agressions violentes continuent d'assurer la sécurité de leurs événements publics, comme en ce moment avec Génération Identitaire ou le « Bastion Social ».

A Marseille, rappelons que ce parti est directement responsable de la mort de Ibrahim Ali, jeune marseillais de 17 ans, assassiné d'une balle dans le dos par des colleurs d'affiches du Front National le 21 février 1995.

Ce meeting
Ravier / Zemmour s'inscrit dans la banalisation des discours d'extrême-droite autorisant que l’insulte haineuse, raciste, homophobe et sexiste ait pignon sur rue dans la sphère publique .

Ce meeting s’inscrit dans la montée en puissance des organisations politiques d’extrême-droite et nous refusons qu'une tribune marseillaise leur soit accordée !

Nous dénonçons la tenue de ce meeting et réaffirmons notre volonté à combattre le fascisme sous toutes ses formes ! Soyons nombreuses et nombreux Jeudi 18 Avril à 18h00 devant le Parc Chanot contre Eric Zemmour et Stéphane Ravier !


Marseille est et restera antifasciste ! 

Pas de fachos dans nos quartiers !


mercredi 20 mars 2019

Antifascisme

Mobilisons-nous pour la fermeture du local fasciste !

Manifestation Antifasciste, Antirasciste


Samedi 23 mars 2019

16h Porte d'Aix Marseille 3°




dimanche 17 mars 2019

Antifascisme

Mobilisons-nous pour la fermeture du local fasciste !

Projection - Débat : "Génération Haine"


Vendredi 22 mars 2019

19h à La Marseillaise
19 Cours d’Estienne d’Orves Marseille 1°



Mobilisons-nous pour la fermeture du local fasciste rue Fort Notre Dame et contre toute l’extrême droite !
Le collectif unitaire antifasciste de Marseille organise une projection suivie d’un débat autour du film "Génération Haine", qui relate l’enquête d’un journaliste qui a infiltré un réseau fasciste à Lille, autour du bar/local appelé "La Citadelle".

Ce film montre parfaitement la violence de l’idéologie et des actes de ces personnes et apporte également un éclairage sur les liens entre les groupes fascistes et le Rassemblement National.

Pour que cette mobilisation soit concrète et puissante, nous vous proposons de vous joindre à une grande manifestation populaire (le lendemain) afin d’exiger la fermeture de ce local mais aussi pour dénoncer l’idéologie et les actes de toute l’extrême droite et pour l’accueil des réfugié.e.s.

Collectif unitaire antifasciste de Marseille 

Alternative Libertaire 13, Al Manba, Association Nationale des Communistes 13, ATTAC Marseille, BDS France Marseille, Collectif Antifasciste Marseillais, CGT Educ'action 13, CGT Ferc Sup Université d'Aix-Marseille, CGT PJJ Sud Est, CNT-SO 13, CNT Stics 13, Collectif 59 St Just, Coordination de la Marche Mondiale des Femmes 13, Ensemble 13, FSU 13, Génération.s Marseille, Groupe Germinal - Fédération Anarchiste, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Les Amoureux au Ban Public 13, Les Squales, Ligue des Droits de l'Homme Marseille, Marseille Féministe, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples 13, Nouveau Parti Anticapitaliste 13, Osez le Féminisme 13 !, Parti de Gauche 13, Parti Communiste Français 13, Résister Aujourd'hui, Réseau Éducation Sans Frontières 13, Réseau Université Sans Frontières 13, Snpes PJJ FSU 13, Solidaires 13, Solidaires Étudiant.e.s Aix-Marseille, Solidaires Finances Publiques 13, Sud Chimie INEOS/PETROINEOS, Sud Éducation 13, UD CGT 13, UL CGT Marseille Centre, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13