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samedi 7 juillet 2018

Solidarité internationale

Kurdistan, révolution, Autogestion

Retour sur la soirée du 11 juin 2018



Alternative Libertaire a organisé du 27 mai au 30 juin, une tournée de meetings en solidarité avec la gauche kurde. Trois anciens volontaires internationaux dans les YPG, accompagnés d’un chauffeur, ont sillonné les routes pour tenir 25 meetings dans toutes les régions du pays. Notre camarade Arthur Aberlin, qui a tenu en 2017 le blog Kurdistan-autogestion-revolution était là avec deux autres révolutionnaires engagés dans les YPG entre 2016 et 2018 : le Français Siyah et l’Américain Arges.

La tournée a fait escale à Marseille le lundi 11 juin. La conférence-débat qui s’est tenue à Mille Bâbords a fait salle comble, plus d’une cinquantaine de personnes y ont assisté. Elle a été introduite par le film de Mireille Court et Chris den Hond, Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien. Ce documentaire de 45 minutes brosse un panorama rapide mais bien documenté des différents aspects du processus révolutionnaire en Syrie du nord, une bonne entrée en matière pour les gens connaissant peu la question.

Les trois volontaires internationaux ont ensuite pris la relève pour une riche et dense intervention en six points : la question de l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître. La soirée s’est ensuite terminée par un débat avec la salle durant lequel plusieurs sujets ont été abordés dont les relations des YPG avec les impérialismes américains et français et les risques d’instrumentalisation qui en découle, ou bien la question LGBT.

Une belle soirée très instructive, qui a permis de confronter la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, en évitant les écueils du romantisme source de désillusion. C’est un succès à l’image du reste de la tournée.

Alternative Libertaire Marseille

Pour écouter l’enregistrement de l’intervention des trois révolutionnaires internationaux cliquer ici.


mardi 3 juillet 2018

Luttes sociales

Gagner, c’est possible !




Avec une seule journée de grève chez Carrefour, les syndicats ont obtenu des clopinettes. Après plusieurs semaines de grève, les salarié.es des Catacombes de Paris engrangent une vraie victoire. Gagner ? Oui c’est encore possible, à ce prix là. En Normandie, les hospitalier.es ont été malheureusement obligé.es d’ajouter la grève de la faim pour obtenir satisfaction. 

La peur doit changer de camp


Au niveau de l’entreprise, tout syndicaliste le sait, rien de sérieux ne peut être arraché au patron tant qu’il ne craint pas un arrêt de production. Dès qu’il n’a plus peur d’une grève, d’un blocage, d’un sabotage, il ne cède plus sur rien. Et c’est pareil au plan national. Les journées d’action isolées, même massives comme en 2010 pour les retraites, ne permettent pas de gagner. 50 ans après la grève générale de Mai 68, la grande peur des capitalistes est retombée et ils frappent de plus en plus fort pour casser nos acquis et nos services publics. Depuis 1983, l’offensive des patrons et de l’Etat, qu’il soit géré par la « droite » ou la « gauche », monte en puissance. Chaque recul des travailleurs et des travailleuses étant un encouragement à aller plus loin et plus vite.

La grève durable


Même les économistes libéraux chiffrent aisément ces succès de l’offensive patronale : les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Après 35 ans de défaites successives, la destruction de milliers d’entreprises et de millions d’emplois, les travailleurs et travailleuses hésitent à se lancer parce qu’ils ressentent le niveau de combat nécessaire à une victoire. Mais il n’y a pas d’autre chemin. Il est évident que seule une grève générale reconductible pourrait renverser la vapeur. Et si le dire ne suffit pas à la construire, le taire serait mentir. Les syndicats devraient tenir un langage sans équivoque pour préparer les esprits aux sacrifices qu’impose un véritable affrontement. Pas de victoire sans souffrances : c’est dur mais c’est la réalité de la lutte des classes.

L’exemple de la SNCF


Il revient naturellement aux salarié.es concerné.es de déterminer leur mode d’action. Et nous ne chercherons pas à faire la leçon aux camarades qui totalisent courageusement plus d’un mois de grève ce printemps. Néanmoins, nous qui avons toujours mis en cause le calendrier de grève en pointillé, nous posons la question : quitte à perdre un mois de salaire, n’aurait-il pas été plus efficace de se lancer dans une grève reconductible ? Une toute autre dynamique, en interne comme pour les autres secteurs professionnels, était possible. La direction (et les usager.es) souffrent certes mais finalement se sont adapté.es. Le calendrier prévu sur trois mois a de plus vidé d’intérêt les AG où les cheminot.es se font rares puisqu’il n’y a rien à débattre sur les suites de l’action. De toute évidence même à la SNCF il n’y aura pas de succès sans une paralysie prolongée de l’entreprise.

Rendez-vous au Medef !


Chaque année, fin août, le Medef tient son Université d’été dans les Yvelines. Chaque année un petit rassemblement s’y tient. Pour une bonne rentrée sociale, pour que la peur change de camp vraiment, bloquons les patrons et ministres qui prépareront là leurs prochaines attaques contre les travailleurs et les travailleuses.

Alternative Libertaire, 28 juin 2018

vendredi 25 mai 2018

Solidarité internationale


Un volontaire communiste libertaire au sein des YPG raconte

Conférence-débat 

 

Lundi 11 juin 2018

19h à Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...).
C’est de tout cela que nous voulons parler.

Au programme de la soirée : 

Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;

Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;

Intervention d’Arthur Aberlin, militant libertaire français engagé dans les YPG en 2017.

Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

Alternative Libertaire Marseille

Luttes sociales

Dégager Macron  ? Et après  ?




« Sortie de l’euro », « VIe république », « revenu universel »... autant de hochets plus ou moins tapageurs. Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota. Une bonne solution  ? Socialisation, autogestion.

Évidemment, si une vague de révolte sociale faisait vaciller le gouvernement, et chassait Macron de l’Élysée, on ne pourrait qu’applaudir, car ce serait l’indice de la puissance du mouvement social.

Mais en vrai, entre nous, on s’en fiche de «  dégager Macron  ».

Macron n’est rien. «  Jupiter  » n’est qu’un mythe. Sa politique n’a rien de nouveau, ni de «  disruptif  ». Elle ne fait que s’inscrire dans la trajectoire de ses prédécesseurs Hollande, Sarkozy, Chirac ou Mitterrand.

Parce que la politique de l’État, dans un cadre capitaliste, c’est toujours la politique du capitalisme. Remplacer l’ultralibéral Macron par un politicien keynésien ou souverainiste, là n’est pas la question.

La question que personne n’ose poser


La question centrale, fondamentale, c’est celle de la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange. La question centrale, fondamentale, c’est  : qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ?

Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.

Chaque politicien a sa solution clef en main pour soit-disant changer la vie : ici ça va être la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières, là une Constituante tirée au sort, la VIe république, le revenu universel, la nationalisation des banques, et bien d’autres hochets plus ou moins tapageurs.

A chaque fois, posons-nous la question  : ce politicien met-il en cause la propriété capitaliste  ? Veut-il que l’économie soit socialisée ou qu’elle reste sous le contrôle d’une minorité privilégiée  ? Ou bien garde-t-il un silence embarrassé à ce sujet  ?

Alternative libertaire le dit clairement  : il n’y aura pas de solution à la désagrégation sociale et à la catastrophe écologique sans l’expropriation des possédants, la socialisation de l’économie, son autogestion par les premières et les premiers concernés, sa mise au service de la population.

Ce n’est qu’en socialisant les entreprises et l’économie en général que nous pourrons relocaliser l’industrie, produire ce qui est socialement utile et écologiquement viable. Ce n’est qu’en confiant la gestion de la production aux premières et au premiers concernés que l’on pourra transformer le travail, le désaliéner, remettre en cause la séparation entre travail manuel et intellectuel, réduire drastiquement le temps de travail.

Pour l’autonomie du mouvement social


Cette autogestion socialiste est au cœur du projet communiste libertaire que nous portons.

Les classes populaires peuvent redevenir actrices et décideuses. Il y a urgence à renforcer les mouvements sociaux, les grèves, le syndicalisme, les associations de lutte… Aujourd’hui, les mouvements sociaux sont à la recherche d’un nouveau souffle. Ils le trouveront s’ils savent se réinventer. Car la lutte des classes, elle, ne s’arrête jamais.

Mais, pour reconstruire les mouvements sociaux, il faut aussi ne pas reproduire les erreurs du passé, et ne pas placer de vains espoirs dans une alternance politicienne à la tête de l’État. En 1981 comme en 1997, cela s’est toujours traduit par un affaiblissement du mouvement social et la trahison des promesses électorales…

L’autonomie du mouvement social, c’est la condition de sa capacité politique. C’est la condition pour que, demain, il représente une force véritable, sans laquelle il n’y aura pas d’alternative au capitalisme.

Alternative Libertaire, 24 mai 2018

mercredi 23 mai 2018

Solidarité internationale

Tournée AL 2018 :

Kurdistan, Révolution, Autogestion




Du 27 mai au 23 juin, Alternative libertaire organise une tournée de rencontres-débats avec un (voire trois) volontaires révolutionnaires au sein des YPG. L’occasion de rencontrer des camarades qui ont arpenté le Rojava en 2016-2018, et pourront donner leur point de vue sur la dynamique émancipatrice, ses limites, son potentiel, et l’indispensable solidarité internationale.

Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région  : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique  ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...). C’est de tout cela que nous voulons parler.

AU PROGRAMME

  • Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;
  • Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;
  • Intervention d’Arthur Aberlin, militant communiste libertaire français engagé dans les YPG en 2017.
  • Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

TOUTES LES DATES

  • Le 11 mai à Lisieux (14), à 20h30 au bar de la Gare, 2, place Pierre-Sémard (sans Arthur Aberlin)
  • Le 27 mai à Rouen (76), à 15 heures, à la Halle aux toiles, 19, place de la Basse-Vieille-Tour, coorganisé par AL et la FA
  • Le 28 mai à Orléans (45), à 19h30, à l’auditorium de la médiathèque, 1, place Gambetta
  • Le 29 mai à Angers (49), le soir, à l’Etincelle, 56 Boulevard du Doyenné, coorganisé par AL, par Kedistan et par la librairie Les Nuits bleues
  • Le30 mai à Rennes (35), à 20 heures, au Bar Babazoula, 182 avenue du Général-Patton, coorganisé par AL, le CDK et les Amitiés kurdes de Bretagne
  • Le 31 mai à Lorient (56), le soir, à la Cité Allende-Maison des associations, 12, rue Colbert
  • Le 1er juin à Nantes (44), à 19h30, à la Maison des syndicats, 1, place de la Gare-de-l’État
  • Le 2 juin à Fougères (35), le soir, au local autogéré Les Oiseaux de la tempête, 14 rue de la Pinterie
  • Le 4 juin à Bordeaux (33), le soir, à L’Athénée municipal, place Saint-Christoly, coorganisé par AL, le CDK et le collectif antifasciste Pavé brûlant
  • Le 5 juin à Millau (12), à 20h30, au Café La Loco, 33, avenue Gambetta
  • Le 6 juin à Toulouse (31), à 19 heures, à la Chapelle, 36, rue Casanova
  • Le 8 juin à Nîmes (30), à 19 heures, au café Chez Mémé, 7, rue Fléchier, coorganisé par AL, la CGA et le Centre démocratique kurde du Gard
  • Le 9 juin à Montpellier (34), à 20 heures, au Centre associatif La Gerbe, 19, rue chaptal
  • Le 10 juin à Fréjus (83), à 17 heures, au Palais des anneaux, 129, rue Albert-Einstein, coorganisé par AL et par le centre culturel kurde de Draguignan
  • Le 11 juin à Marseille (13), le soir, à Mille Bâbords, 61, rue Consolat
  • Le 13 juin à Brioude (43), le soir, au Café La Clef, 53, rue de la Pardige
  • Le 14 juin à Lyon (69), le soir, à la Maison de la Mésopotamie, 11, rue Mazagran, Lyon 7e
  • Le 15 juin à Dijon (21), à 19 heures, à l’espace autogéré des Tanneries, 37, rue des Ateliers
  • Le 16 juin à Strasbourg (67), à 18 heures, au Centre démocratique du peuple kurde, 7, rue de la Broque
  • Le 18 juin à Nancy (54), le soir, à la MJC des Trois-Maisons, 12, rue de Fontenoy
  • Le 19 juin à Paris 10e, le soir, à l’Académie des arts et cultures du Kurdistan, 16, rue d’Enghien
  • Le 20 juin à Montreuil (93), à 19h30, à la Maison ouverte, 17, rue Hoche
  • Le 21 juin à Saint-Denis (93) (lieu à venir)
  • Le 22 juin à Amiens (80), à 19 heures, salle Maurice-Honeste, 67, boulevard du Cange, coorganisé par AL, le collectif libertaire Alexandre-Marius Jacob, Ensemble, FSU, Solidaires
  • Le 23 juin à Lille (59), le soir, à l’espace autonome Les Dix-Huit-Ponts, 38 rue de Trévise




vendredi 27 avril 2018

1er mai

Journée internationale 

des travailleurs et travailleuses

 

Manifestation

 

Mardi 1er mai 2018

10h 30 Vieux-Port Marseille