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jeudi 18 octobre 2018

Marseille en lutte

La Plaine tout un symbole

Grande manifestation pour des villes vivantes et populaires


Samedi 20 octobre 2018

14h manif Vieux Port • 19h Grand banquet autogéré sur la Plaine, Marseille




La Plaine et sa vie de quartier mythique sont menacées par le chantier monumental qui vient d’y démarrer : 3 ans de travaux sans accès à la place, mise en danger des 300 forains qui y travaillaient et des petits commerces alentours, 115 arbres historiques voués à être arrachés, 21 nouvelles caméras installées… FÒRA SOLEAM, GARDAREM LA PLANA !

… 20 millions d’euros dépensés (et toujours plus) pour que les vœux de la mairie soient exaucés briser les habitudes du quartier, faire grimper les prix de l’immobilier, renouveler la population du quartier. En somme, dénigrer son histoire.

Depuis le démarrage des travaux jeudi dernier les assemblées s’intensifient, les manifestations et actions se succèdent. Le mouvement, qui lutte depuis des années pour préserver ce terreau de vie sociale et politique, vise à empêcher l’avancée des travaux et à exiger une rénovation respectueuse de l’existant qui serait conçue avec les habitant.e.s et habitué.e.s du quartier.

Appel à tou·te·s celles et ceux qui refusent les politiques autoritaires de rénovation urbaine menées par les élus au pouvoir à Marseille et ailleurs,
À tout.e.s celles et ceux qui refusent la destruction volontaire des quartiers populaires au profit de la « reconquête » de l’espace urbain à des seules fins économiques,
À tout.e.s celles et ceux qui refusent le sacrifice des derniers ilots de verdures qu’il reste à nos villes, pour quel que motif que ce soit,
À tout.e.s celles et ceux qui ne veulent plus que l’ambition d’une ville se résume à être attractive pour les grands investisseurs,
À tout.e.s celles et ceux qui ont vu disparaître les fêtes, coutumes et habitudes populaires de leur quartier,
À tout.e.s celles et ceux qui voient toute l’absurdité de garantir la conduite d’une chantier de « rénovation » à l’aide d’une occupation policière massive.

Appel à tout.e.s celles et ceux qui souhaitent que l’amélioration de l’espace public se fasse avec les habitant.e.s des quartiers concernés,
À tout.e.s celles et ceux qui voient que la richesse présente de nos quartiers est déjà immense et ne demande qu’à être fertilisée,
À tout.e.s celles et ceux qui veulent une ville conviviale, solidaire, verte, expressive et débordante,
À tout.e.s celles et ceux qui sont sensibles à l’âme des quartiers insolents, aux brèches qu’ils ouvrent et qu’ils défendent,
À tout.e.s les habitué.e.s du Carnaval indépendant de la Plaine, de Noailles et des Réformés. Que votre ferveur nous fasse trembler de bonheur.

FÒRA SOLEAM, GARDAREM LA PLANA !

14H : GRANDE MANIFESTATION AU DÉPART DU VIEUX PORT. En soutien au carnaval de la Plaine et à tout ce qu’il représente, venez avec votre inventivité : masques, costumes, musique, marionnettes, chars, pancartes de luxe, banderoles et fanfreluches.
Munissez-vous aussi de quelques objets, dénichés ou de votre fabrication, qui symbolisent votre attachement à la ville et à sa culture populaire.

Collectifs marseillais en lutte, vous êtes chaleureusement invités à vous signaler pour rejoindre l’organisation de la manifestation !

19 H : GRAND BANQUET AUTOGÉRÉ SUR LA PLAINE
CHACUN RAMÈNE QUELQUES VICTUAILLES.

Mobilisation toute la semaine sur la Plaine, rejoignez-nous !

La Plaine on est là !

 

lundi 1 octobre 2018

Migrations et sans-papiers

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

Meeting de soutien


Jeudi 4 octobre 2018

19h à Solidaires 13
29 bd Longchamp Marseille 1er
 

Exilé.es et solidaires contre les frontières et les expulsions :
 

L’affaire des 3+4 de Briançon et la résistance collective aux renvois forcés en Italie

A la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l’exode des migrant.es fuyant l’Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l’arrivée du gouvernement d’extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l’Echelle a entraîné l’arrestation et l’inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap).

Pourtant, et c’est le sens d’une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba de Marseille contre l’Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites "Dublin" comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l’inhumanité croissante des conditions de vie et d’accès droits pour les exilé.es de l’autre côté des Alpes. Si ce n’est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l’écrasement des vies et des solidarités.

Avec la participation :

- de plusieurs inculpés accusés de "passage de frontière en bande organisée" au col de Montgenèvre / Claviere (3+4 de Briançon en procès le 8 nov.)
- de migrants du collectif Al Manba ayant déposés une plainte collective contre l’Italie pour défaillance de la procédure d’asile et mauvais traitements
- de mineurs isolés qui témoigneront de la terreur régnant lors du passage de la frontière franco-italienne, en toute illégalité"

RELAXE POUR LES 3+4


LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS ET TOUTES


Contact : mars3plus4debriancon@riseup.net

 

mardi 18 septembre 2018

Migrations et sans-papiers

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

Présentation de l’affaire, co-organisé par CQFD et El Manba

Repas de soutien


Vendredi 21 septembre 2018

19h à Manifesten
58 rue Thiers Marseille 1er


Repas de soutien aux 7 inculpé.es dits les "3+4 de Briançon" (prix libre)

A l'occasion de la sortie du dernier numéro du mensuel CQFD dont le dossier central est consacré à l'hospitalité, CQFD et le comité de soutien marseillais aux 3+4 de Briançon s'associent pour proposer un repas de soutien aux inculpé.es. Une présentation de l'affaire précédera cette excellent dîner à prix libre !

Jeudi 8 novembre 2018 aura lieu à Gap le procès de 7 militant.e.s, dont 4 Français.e.s, 2 Suisses et une Italienne.

Celleux-ci risquent 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende.

Il leur est reproché « l’aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l’occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier. Cette manifestation au caractère spontané était une réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l’Échelle.

Suite à cette marche, 3 militant.e.s ont été mis en détention provisoire durant 11 jours, puis assignés à résidence durant plus de 25 jours. Illes ont finalement été remis.e.s en liberté dans l’attente de la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit de solidarité. Cette décision, tombée le 6 juillet, n’a en rien affecté leur situation, toujours pénalement répréhensible. En effet, le Conseil Constitutionnel a décidé que la solidarité devait se réduire à apporter une aide humanitaire ponctuelle côté français à celles et ceux qui, au péril de leur vie, parviennent à franchir la frontière. Ne seraient donc pas répréhensibles ceux qui aideraient par hasard, sans remettre en cause les politiques migratoires ; et condamnables celles et ceux qui s’organiseraient en solidarité ! Suite à cette décision, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue et se retrouvent également poursuivies, pour les mêmes motifs.

Leur procès à tous les 7 se déroulera le 8 novembre prochain au Tribunal de Gap.

A cet égard, nous appelons à un rassemblement de soutien le plus large possible le 8 novembre devant le tribunal à Gap ainsi qu’à des actions de soutien décentralisées partout, en amont et jusqu’à la date du procès !

Les frontières sont humaines et non naturelles, à nous de les défaire !
Résistance et Solidarité sans frontières !

Texte rédigé par les comités de soutien Français, Suisse et Italien aux 3+4 de Briançon


lundi 3 septembre 2018

Solidarité

MILLE BÂBORDS, une zone à défendre !

Ensemble, fêtons, participons et soutenons notre association !


Samedi 15 septembre 2018

De 15h à 21h au Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré Marseille 3°



Avec les associations adhérentes de Mille Bâbords : Alarm, Alternative Libertaire, Attac, Bricabracs, CNT 13, Kheper, La Quadrature du Net, Libre Pensée Autonome, MutVitz 13, Resf 13, Survie PACA et bien d’autres !

Avec la participation des Amis de Richard Martin et de Solidaires 13.

Au programme : espace de parole et d’échanges, lectures, stands des associations, braderie de livres, buvette et petite restauration.

Concert à partir de 16h : Le Blues Anarseillais, Duval MC, la Batucada Gaïa’Z Onda et le groupe kurde Bawshan.

Mille Bâbords a besoin cette année particulièrement de moyens financiers pour poursuivre et développer l’ensemble de ses activités.

PAF souhaité : 3 € ou plus selon les moyens

Plus d’infos : contact@millebabords.org

Pour aller à la fête :

Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré
13003 Marseille
Métro Ligne 2 : Arrêt "National"
Bus 89 : Arrêt "Auphan/Vaillant"

lundi 6 août 2018

Écologie

Agriculture : Les vignobles de Bolloré occupés dans le Var



Une action a été menée dans le Var par la Confédération paysanne pour dénoncer la financiarisation des terres agricoles et leur accaparement par les multinationales, ici et ailleurs.


Mardi 5 juin, soixante-dix paysannes et paysans du sud-est de la France ont occupé les vignes de Bolloré à La Croix-Valmer dans le Var. L’objectif rappelé par Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat, était de dénoncer l’accaparement des terres ici et ailleurs. La région Provence est particulièrement touchée par le phénomène. Le prix de l’hectare de vigne a plus que triplé, passant de 20 000 à 70 000 euros en quelques années. De nombreux domaines sont passés entre les mains d’investisseurs fortunés. Le groupe Bolloré a acquis en 2001 plus d’une centaine d’hectares de vignes.

Dans son communiqué de presse, la Confédération paysanne rappelle ses priorités : « La terre doit aller en priorité à celles et ceux qui la travaillent et qui en ont besoin pour vivre. Le foncier doit servir à installer des paysannes et paysans plus nombreux, non à agrandir celles et ceux qui n’en n’ont pas besoin. » Comme en Afrique, « nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Au 31 décembre 2015, la Socfin, détenue à 38,7 % par Bolloré, annonçait plus de 400 000 hectares de concessions. La Socapalm, filiale de la société Socfin, loue à l’État camerounais 58 063 hectares de terres agricoles pour 7,69 euros par hectare et par an, quand le loyer annuel des paysans camerounais oscille entre 61 et 154 euros par hectare. Un documentaire du journaliste Tristan Waleckx décrivait les conditions de vie des travailleuses et travailleurs dans les plantations de la Socapalm, logé.es dans des conditions insalubres, travaillant à la tâche et sans vêtements de protection. Le 5 juin 2018 le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé le journaliste, attaqué en diffamation par Bolloré.

Les paysans et paysannes camerounaises voisins des plantations de Bolloré sont privés de terres et voient leurs conditions de vie se dégrader. Une Alliance internationale des riverains des plantations Bolloré-Socfin a été créée en 2013. Le 23 avril 2015 a débuté l’occupation d’une plantation de la Socapalm, filiale de Socfin, pour protester contre l’accaparement de leurs terres par la holding de Bolloré.

La Confédération paysanne dénonce depuis 2005 la mystification des agrocarburants qui appauvrit la paysannerie, affame les populations et détruit la planète. Mais c’est avec une certaine surprise que nous avons appris que, les 10 et 11 juin 2018, la FNSEA avait décidé de mener une action de blocage de raffineries en France, prétendument pour protester contre l’importation d’huile de palme.

Comme le rappelle la Confédération paysanne dans son communiqué du 11 juin 2018, cette action devant les raffineries a été taillé sur mesure pour «  défendre les intérêts du groupe Avril » lui-même importateur de 200 000 tonnes d’huile de palme et qui entretient des liens étroits avec la FNSEA. Ainsi Arnaud Rousseau, président du groupe Avril, est aussi vice-président de la FDSEA de Seine-et-Marne.

Georges Claas (AL Var)

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018 


 

samedi 7 juillet 2018

Solidarité internationale

Kurdistan, révolution, Autogestion

Retour sur la soirée du 11 juin 2018



Alternative Libertaire a organisé du 27 mai au 30 juin, une tournée de meetings en solidarité avec la gauche kurde. Trois anciens volontaires internationaux dans les YPG, accompagnés d’un chauffeur, ont sillonné les routes pour tenir 25 meetings dans toutes les régions du pays. Notre camarade Arthur Aberlin, qui a tenu en 2017 le blog Kurdistan-autogestion-revolution était là avec deux autres révolutionnaires engagés dans les YPG entre 2016 et 2018 : le Français Siyah et l’Américain Arges.

La tournée a fait escale à Marseille le lundi 11 juin. La conférence-débat qui s’est tenue à Mille Bâbords a fait salle comble, plus d’une cinquantaine de personnes y ont assisté. Elle a été introduite par le film de Mireille Court et Chris den Hond, Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien. Ce documentaire de 45 minutes brosse un panorama rapide mais bien documenté des différents aspects du processus révolutionnaire en Syrie du nord, une bonne entrée en matière pour les gens connaissant peu la question.

Les trois volontaires internationaux ont ensuite pris la relève pour une riche et dense intervention en six points : la question de l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître. La soirée s’est ensuite terminée par un débat avec la salle durant lequel plusieurs sujets ont été abordés dont les relations des YPG avec les impérialismes américains et français et les risques d’instrumentalisation qui en découle, ou bien la question LGBT.

Une belle soirée très instructive, qui a permis de confronter la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, en évitant les écueils du romantisme source de désillusion. C’est un succès à l’image du reste de la tournée.

Alternative Libertaire Marseille

Pour écouter l’enregistrement de l’intervention des trois révolutionnaires internationaux cliquer ici.