lundi 9 février 2015

Liberté de circulation

 Les enfants sont l’avenir... 

Les enfants sans papiers aussi !

Rassemblement de soutien
mercredi 11 février 2015
à 14h 30 devant la Préfecture
Place Félix Barret  Métro Estrangin-Préfecture

NOUS SOMMES Ina, Abid, Karen,Armen, Levon, Alexandre, Aniza, Vesa, El Fayez, Anfal, Adis, Ronaldo, Oven, Réa, Vesart, Vlera, Ina, Abid, Karen, Vladik, Arman, Musheg, Unal, Stefan, Suyzi, Edgard, Isaac, Anna, Mohamed, Mamadou, Houcine, Zoubir, Abdullah...
 
Les enfants sont l’avenir... Les enfants sans papiers aussi !

ILS ÉTUDIENT ICI, ILS RESTENT ICI !


Marseille, hiver 2015 : des dizaines d’élèves sont menacés d’expulsion. Sans aucune ressource, certains seraient déjà à la rue sans la solidarité de leurs établissements scolaires.

En 2012, un changement profond était attendu, en rupture avec la politique xénophobe de la présidence précédente.

Les lois et les procédures sont depuis restées les mêmes. Expulsions, refus de demandes d’asile, de titres de séjour étudiants… et tant pis si des élèves dorment dehors en plein hiver !

Le résultat est là, sous les yeux de tout le monde. Le gouvernement a perdu le soutien de ceux qui pensent qu’aucun étranger n’est illégal.
En continuant à expulser, en interdisant l’intégration, on tente de faire des concessions à la fraction de l’électorat qui, en matière de flirt avec la xénophobie, préfèrera toujours l’original à la copie médiocre.

L’expulsion de jeunes majeurs lycéens ou étudiants, celle d’enfants scolarisés et de leurs parents, en plus de briser la vie de ceux qui en sont victimes, violent le droit à l’éducation. Elles sont inacceptables, elles doivent être interdites. Les personnes concernées doivent être régularisées.

Ne pas donner ce signe fort désespère et démobilise une part de plus en plus importante de la société. A contrario, en s’engageant dans cette voie, le gouvernement recevrait sur cette question le soutien déterminé de tous ceux qui appelaient à un vrai changement.

Le 11 janvier 2015, le gouvernement défilait au nom des "valeurs de la République" en hommage, entre autres, à Charlie Hebdo. Pendant 7 ans, de 2008 à 2014, ce journal a publié une chronique rédigée par le RESF dénonçant les expulsions et mettant en lumière la solidarité active au côté des sans papiers. Il s'agit maintenant de ne pas en rester aux belles paroles et aux déclarations d'intention, mais de mettre en pratique ces valeurs, en permettant notamment l’intégration citoyenne par la régularisation de ces jeunes et de ces familles.

Ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste aujourd’hui !

Le Réseau Education Sans Frontières (RESF) exige :

- la mise à l’abri immédiat des élèves sans papiers et de leurs familles
- un moratoire sur les expulsions et l’interdiction des placements en centre de rétention des jeunes scolarisés et des familles
- la régularisation avec titre de séjour pérenne et autorisation de travail pour mettre fin aux situations inhumaines auxquelles sont confrontés beaucoup de demandeurs d'asile ou familles sans titre de séjour.

Réseau Éducation Sans Frontières des Bouches du Rhône   
resf13@no-log.org | 06 31 32 48 65

vendredi 6 février 2015

Solidarité internationale

Rassemblement en solidarité avec 

Kobanê et Rojava

Samedi 7 février 2015 à 14 h

Place Léon Blum, haut de la Canebière



Kobanê libérée, Kobanê détruite mais Kobanê debout !
Soutenons le modèle politique du Rojava

Après 134 jours de résistance acharnée, Kobanê est enfin libérée de Daesh. Les combattants et combattantes des Unités de Protection du Peuple (YPG et YPJ) ont repris le contrôle des tous les points stratégiques et chassé les fascistes de Daesh de la ville.

Cette victoire, on la doit à la résistance menée au prix d’immenses sacrifices par les YPG et YPJ soutenus par le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ainsi que par les différents peuples de la région, les Peshmergas du Kurdistan d’Irak et certains groupes de l’Armée Syrienne Libre.
Comme l’a déclaré Saleh Muslim, Coprésident du Parti de l’Union Démocratique (PYD), principal parti kurde de Syrie, la libération de Kobanê marque la victoire de la démocratie et de la liberté, et l’échec des forces obscurantistes. C’est une grande victoire pour l’humanité et un grand échec pour les Etats criminels comme la Turquie qui ont soutenu et armé Daesh afin de briser la résistance kurde.

Cependant, le combat n’est pas encore terminé puisque des centaines de villages autour de la ville sont encore occupés par les gangs de Daesh. Par ailleurs, le canton de Kobanê doit maintenant s’attaquer à la reconstruction de la ville entièrement détruite et au retour de centaines de milliers de réfugiés.

Il est grand temps que la communauté internationale soutienne les forces démocratiques en reconnaissant les cantons autonomes du Rojava. Le modèle politique de cette région du Kurdistan syrien, avec ses expériences émancipatrices, reste une alternative au statu quo et au fascisme de Daesh.

Un modèle politique qui vise l’émancipation sociale et non le pouvoir étatique, l’égalité homme-femme à la place de la mentalité patriarcale, la démocratie directe et le confédéralisme au lieu de la bureaucratie et du centralisme, l’organisation de l’auto-défense populaire et le partage des richesses...

Il est urgent d’apporter une aide humanitaire aux réfugiés de Kobanê et d’aider à la reconstruction de la ville en ruine.

Vive la Résistance de Kobanê !
Solidarité internationale
Pour la reconstruction de Kobanê et le retour des réfugiés !
Pour la reconnaissance des cantons autonomes du Rojava !
Pour le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes !


Rassemblons-nous et manifestons notre solidarité avec Kobanê et Rojava
samedi 7 février 2015, 14h00
(Place Léon Blum, en haut de la Canebière, Métro Réformés)


Premiers signataires : Alternative Libertaire Marseille, Le Centre Démocratique Kurde de Marseille, Collectif Marseille Rojava, groupe Germinal (Fédération Anarchiste), coordination de la Marche Mondiale des Femmes 13 PACA, Jeunesse Kurde 13, Ligue des Droits de l’Homme 13, Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples 13, Nouveau Parti Anticapitalisme 13, Parti Communiste 13, Résister Aujourd’hui, Rouges Vifs 13, Solidarité et Liberté

jeudi 29 janvier 2015

Solidarité internationale

Soirée autour des pratiques et des luttes émancipatrices au Rojava (Kurdistan syrien)


Mardi 3 février 2015
A l'Equitable Café
54 cours Julien

Vernissage expo photos + Débat + Concert



lundi 12 janvier 2015

Communiqué unitaire

Pour la liberté d’expression 

et contre l’union sacrée


Le carnage perpétré au siège de Charlie Hebdo a suscité une vague d’indignation et de colère parfaitement légitime que nous partageons. Nous condamnons sans réserve ce massacre qui vise à semer la terreur et à réduire au silence des journalistes qui défendaient la liberté d’expression. Nous condamnons avec la même détermination la violence antisémite meurtrière qui s’est déchaînée contre les client-es du supermarché casher de la porte de Vincennes.


Nos pensées vont tout d’abord aux proches des victimes et nous leur exprimons tout notre soutien.

Ces attaques sont l’œuvre de fascistes religieux qui rêvent d’imposer leurs illusions mortifères à la société. Nous devons être très clairs en dénonçant sans réserve ce fanatisme. Nous combattons tous les fascismes, qu’ils prospèrent sur fond de nationalisme ou d’obscurantisme, et quels qu’en soient les guides ou les prophètes. Ils veulent terroriser, provoquer délibérément l’horreur et la peur, créer une situation de tension extrême. En cela ils sont parfaitement complices du FN et de l’extrême droite.

Et comme nous le redoutions, nous constatons dès à présent que cette tuerie sert de prétexte pour alimenter les discours racistes et justifier des attaques contre des lieux de culte musulmans.

Nous entendons déjà les scribouillards réactionnaires et les politiciens opportunistes reprendre en boucle la théorie fumeuse du « choc des civilisations » et profiter de cet événement pour renouveler leurs charges contre les immigré-e-s, les étranger-e-s, les musulman-e-s.

Nous ne sommes pas moins choqué-e-s de la récupération politique en particulier par le gouvernement Hollande. L’appel à « l’unité nationale » n’est rien de moins qu’une vaste opération de confusion visant à justifier :
- Les interventions militaires de la France en Irak, au Mali, en Centrafrique. Le but premier de ces interventions étaient de protéger les intérêts impérialistes des entreprises françaises dans ces régions et les dictateurs en place, pas de combattre le djihadisme, que la France n’a pas hésité à armer dans d’autres situations.
- Une nouvelle offensive liberticide. Comme après le 11 septembre 2001, les gouvernements en place vont, sous couvert d’antiterrorisme, imposer de nouveaux dispositifs de fichages, qui ont montré depuis qu’ils étaient majoritairement utilisés contre les militant-e-s politiques et syndicaux.
- la politique antisociale du gouvernement. En surfant sur le choc émotionnel qui nous touche toutes et tous, Valls et Hollande entendent bien faire passer au second plan leur politique austéritaire, en particulier le projet de loi Macron, qui sera présenté à l’Assemblée nationale fin janvier et prévoit son nouveau lot de remises en cause des moyens de défense des salarié-e-s (prud’hommes, inspection du travail…), de facilitation des licenciements, de banalisation et de baisse de la rémunération du travail de nuit et du dimanche.

Plus généralement, parmi les forces politiques qui s’indignent aujourd’hui, bon nombre sont en grande partie responsables du climat délétère de par leur stigmatisation des travailleurs-ses immigré-e-s et de leurs enfants, en particulier lorsqu’ils sont supposés musulmans.

Cette récupération est d’autant plus indigne que les journalistes de Charlie Hebdo assassinés n’hésitaient pas à condamner les politiques des Hollande, Sarkozy ou Le Pen. S’il avait fallu écouter le PS et l’UMP, le FN aurait dû être invité à leur « marche républicaine » de dimanche. Qu’auraient pensé de tout cela les journalistes assassinés ?

Nous regrettons la transformation de la manifestation de dimanche prochain, initiée par les organisations antiracistes, en une « marche républicaine » dont Valls se voudrait l’organisateur et où Sarkozy défilera.

Farouches opposants de « l’unité nationale » pour les raisons décrites plus haut, nous ne participerons pas à cette marche. Il est de toute première urgence que celles et ceux qui sont révolté-e-s par cet attentat fasciste et refusent de défiler derrière Sarkozy et Valls, qui veulent résister au racisme et combattre les discriminations, qui s’opposent aux politiques sécuritaires et liberticides se regroupent et reprennent l’offensive.

Signataires : Alternative libertaire, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France

jeudi 11 décembre 2014

Solidarité internationale

Soirée de soutien au Rojava

Table de presse - Projection - Discussion - Exposition - Concerts

Dimanche 14 décembre 2014 à 17h

Le Molotov 3 place Paul Cézanne Marseille 1er




Le collectif Marseille-Rojava organise le 14 décembre au Molotov une rencontre festive en solidarité avec les expériences politiques tentées dans cette région kurde de Syrie.

Dès 17h : Info, reportage-vidéo et tchatches. En début de soirée Buffet kurde façon auberge espagnole suivi à 19h d’un grand concert rassemblant Fred Nevché (solo), Samuel KA (power trio), Smaïn (musique kabyle) et QWX (musique kurde).

Entrée et bouffe à prix libre "Maximum de Solidarité"


Collectif Marseille-Rojava

lundi 8 décembre 2014

Histoire

Conférence-débat

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

En présence de l'auteur Guillaume Davranche

Vendredi 12 décembre 2014 à 19 h

Au CIRA 50 rue Consolat Marseille 1er

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.

En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.

Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l’enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu’a représenté l’hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.

Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l’âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l’État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d’œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l’on peine aujourd’hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d’exécution.

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l’université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux Éditions de l’Atelier.

Centre International de Recherche sur l'Anarchisme