jeudi 29 janvier 2015

Solidarité internationale

Soirée autour des pratiques et des luttes émancipatrices au Rojava (Kurdistan syrien)


Mardi 3 février 2015
A l'Equitable Café
54 cours Julien

Vernissage expo photos + Débat + Concert



lundi 12 janvier 2015

Communiqué unitaire

Pour la liberté d’expression 

et contre l’union sacrée


Le carnage perpétré au siège de Charlie Hebdo a suscité une vague d’indignation et de colère parfaitement légitime que nous partageons. Nous condamnons sans réserve ce massacre qui vise à semer la terreur et à réduire au silence des journalistes qui défendaient la liberté d’expression. Nous condamnons avec la même détermination la violence antisémite meurtrière qui s’est déchaînée contre les client-es du supermarché casher de la porte de Vincennes.


Nos pensées vont tout d’abord aux proches des victimes et nous leur exprimons tout notre soutien.

Ces attaques sont l’œuvre de fascistes religieux qui rêvent d’imposer leurs illusions mortifères à la société. Nous devons être très clairs en dénonçant sans réserve ce fanatisme. Nous combattons tous les fascismes, qu’ils prospèrent sur fond de nationalisme ou d’obscurantisme, et quels qu’en soient les guides ou les prophètes. Ils veulent terroriser, provoquer délibérément l’horreur et la peur, créer une situation de tension extrême. En cela ils sont parfaitement complices du FN et de l’extrême droite.

Et comme nous le redoutions, nous constatons dès à présent que cette tuerie sert de prétexte pour alimenter les discours racistes et justifier des attaques contre des lieux de culte musulmans.

Nous entendons déjà les scribouillards réactionnaires et les politiciens opportunistes reprendre en boucle la théorie fumeuse du « choc des civilisations » et profiter de cet événement pour renouveler leurs charges contre les immigré-e-s, les étranger-e-s, les musulman-e-s.

Nous ne sommes pas moins choqué-e-s de la récupération politique en particulier par le gouvernement Hollande. L’appel à « l’unité nationale » n’est rien de moins qu’une vaste opération de confusion visant à justifier :
- Les interventions militaires de la France en Irak, au Mali, en Centrafrique. Le but premier de ces interventions étaient de protéger les intérêts impérialistes des entreprises françaises dans ces régions et les dictateurs en place, pas de combattre le djihadisme, que la France n’a pas hésité à armer dans d’autres situations.
- Une nouvelle offensive liberticide. Comme après le 11 septembre 2001, les gouvernements en place vont, sous couvert d’antiterrorisme, imposer de nouveaux dispositifs de fichages, qui ont montré depuis qu’ils étaient majoritairement utilisés contre les militant-e-s politiques et syndicaux.
- la politique antisociale du gouvernement. En surfant sur le choc émotionnel qui nous touche toutes et tous, Valls et Hollande entendent bien faire passer au second plan leur politique austéritaire, en particulier le projet de loi Macron, qui sera présenté à l’Assemblée nationale fin janvier et prévoit son nouveau lot de remises en cause des moyens de défense des salarié-e-s (prud’hommes, inspection du travail…), de facilitation des licenciements, de banalisation et de baisse de la rémunération du travail de nuit et du dimanche.

Plus généralement, parmi les forces politiques qui s’indignent aujourd’hui, bon nombre sont en grande partie responsables du climat délétère de par leur stigmatisation des travailleurs-ses immigré-e-s et de leurs enfants, en particulier lorsqu’ils sont supposés musulmans.

Cette récupération est d’autant plus indigne que les journalistes de Charlie Hebdo assassinés n’hésitaient pas à condamner les politiques des Hollande, Sarkozy ou Le Pen. S’il avait fallu écouter le PS et l’UMP, le FN aurait dû être invité à leur « marche républicaine » de dimanche. Qu’auraient pensé de tout cela les journalistes assassinés ?

Nous regrettons la transformation de la manifestation de dimanche prochain, initiée par les organisations antiracistes, en une « marche républicaine » dont Valls se voudrait l’organisateur et où Sarkozy défilera.

Farouches opposants de « l’unité nationale » pour les raisons décrites plus haut, nous ne participerons pas à cette marche. Il est de toute première urgence que celles et ceux qui sont révolté-e-s par cet attentat fasciste et refusent de défiler derrière Sarkozy et Valls, qui veulent résister au racisme et combattre les discriminations, qui s’opposent aux politiques sécuritaires et liberticides se regroupent et reprennent l’offensive.

Signataires : Alternative libertaire, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France

jeudi 11 décembre 2014

Solidarité internationale

Soirée de soutien au Rojava

Table de presse - Projection - Discussion - Exposition - Concerts

Dimanche 14 décembre 2014 à 17h

Le Molotov 3 place Paul Cézanne Marseille 1er




Le collectif Marseille-Rojava organise le 14 décembre au Molotov une rencontre festive en solidarité avec les expériences politiques tentées dans cette région kurde de Syrie.

Dès 17h : Info, reportage-vidéo et tchatches. En début de soirée Buffet kurde façon auberge espagnole suivi à 19h d’un grand concert rassemblant Fred Nevché (solo), Samuel KA (power trio), Smaïn (musique kabyle) et QWX (musique kurde).

Entrée et bouffe à prix libre "Maximum de Solidarité"


Collectif Marseille-Rojava

lundi 8 décembre 2014

Histoire

Conférence-débat

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

En présence de l'auteur Guillaume Davranche

Vendredi 12 décembre 2014 à 19 h

Au CIRA 50 rue Consolat Marseille 1er

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l’histoire de l’opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu’ici très mal connue, n’ayant fait l’objet d’aucune étude spécifique.

En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l’avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d’alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.

Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l’enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu’a représenté l’hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l’antisémitisme et de l’antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.

Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l’âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l’État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d’œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l’on peine aujourd’hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d’exécution.

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l’université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux Éditions de l’Atelier.

Centre International de Recherche sur l'Anarchisme

jeudi 4 décembre 2014

Luttes sociales

Rassemblement contre toute forme de précarisation pour plus de justice sociale

Samedi 6 décembre à 14h30
au Vieux-Port à Marseille


Avec la mise en application le 1er octobre 2014 de la nouvelle convention UNEDIC d’assurance chômage, le gouvernement aggrave la casse des droits au chômage.

Le « pacte de responsabilité », c’est :

Pour EUX, patrons, financiers, responsables de la crise que nous subissons,
Plus d’exonérations, de remises de cotisations sociales

Pour NOUS, salariés, chômeurs, précaires,
Plus de précarité, d’austérité, de chômage... et de répression

6 chômeurs sur 10 sont non indemnisés

EUX, s’organisent et se défendent
NOUS, qui avons l’immense force du nombre,
pensons trop souvent que c’est comme ça, que l’on n’y peut rien.
Si ce n’est pas nous, alors qui ?

TOUS ENSEMBLE
SALARIÉS, CHÔMEURS, PRÉCAIRES, INTERMITTENTS,
INTÉRIMAIRES, AVEC OU SANS PAPIERS...


MANIFESTONS POUR NOS DROITS !


Avec la CIP Marseille (Coordination des Intermittents et Précaires de Marseille), CIP Avignon, CADTM Marseille, CNT 13, et SOLIDAIRES 13 (SUD Emploi PACA, SUD Culture Solidaires, SOLIDAIRES Action Emploi de Marseille qui appellent tous les salariés de pôle emploi, titulaires ou précaires, à venir manifester par solidarité)...

Appel national à la manifestation d’AC !, APEIS, MNCP et CGT-Chômeurs…

lundi 17 novembre 2014

Luttes sociales

Non à la fermeture des CAF !

 

Manifestation
mercredi 19 novembre à 13 h 30
au métro Bougainville (ligne M2)

 

Les accueils des CAF sont maintenant fermés depuis 10 mois :

- temps d’attente de plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous ;
- trois heures de queue dans la rue au minimum ;
- numéro payant pour prendre rendez-vous (et environ une heure d’attente en ligne soit une vingtaine d’euros) ;
- augmentation des contrôles et radiations ;
- dossiers qui se perdent ;
- précarisation des travailleurs de la CAF.

Ces fermetures ont de nombreuses conséquences. Pour les allocataires, c’est des galères financières, des expulsions locatives. Finalement, ça devient tellement compliqué d’avoir accès aux CAF, qu’on abandonne nos allocations. Et pourtant, la moitié de la population a droit à des prestations de la CAF (Aides Pour le Logement, Allocations familiales, Revenu de Solidarité Active, Allocation Adulte Handicapé...).

Au fur et à mesure que la crise s’accentue, les gouvernements au service des patrons
s’acharnent sur les chomeurs, les travailleurs et les précaires en les rendants responsables de la crise.

Les salariés de la CAF ont déjà été touchés par ces mesures d’austérité (contrats précaires, suppressions de postes). Comme les accueils ne sont pas accessibles, on se retourne vers les salariés des centres sociaux et vers les associations, submergés de travail.

Depuis des mois, nous luttons contre ces fermetures. Des rassemblements ont été organisés, ce qui a forcé la direction à traiter immédiatement un grand nombre de dossiers. Pour nous faire taire, ils ont réouvert les pré-accueils de Gibbes et Malaval. Mais on ne s’arrête pas là.
Nous demandons :

- La réouverture des accueils publics des CAF
- La fin de la répression des allocataires (indus, suspensions de ressources, radiations)
- La gratuité du numéro de téléphone de la CAF
- La fin de la précarisation des travailleurs de la CAF.
 
Alternative libertaire, APL 13, Association le Tipi, CGT chômeurs précaires, CIP, CNT, CNT-SO, NPA