Cortège anarchiste, rendez-vous à 10 h 30 au Vieux Port devant la Mairie.
Après le défilé rejoignez la Sardinade de la Plaine, place Jean Jaurès pour discuter avec les militantes et militants d'Alternative Libertaire Marseille qui tiendront une table de presse.
Ouvriers, employés, chômeurs, enseignants, jeunes, retraités…
Construisons le 3ème tour social !
dimanche 29 avril 2012
samedi 28 avril 2012
Lettre ouverte au Maire de Marseille et au Préfet de Région
Messieurs,
Nous, signataires de cette lettre ouverte, vous demandons
solennellement, une fois de plus, de trouver des solutions
d’hébergement adaptées et pérennes pour les populations Rroms de
Marseille et des environs.
Depuis plusieurs mois ces familles avec des enfants en bas âge, sont
chassées, humiliées, brutalisées au mépris de leurs droits
fondamentaux.
Ce traitement est pourtant en totale contradiction avec les principes
fondateurs de la République et de la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme.
Vous avez le pouvoir et le devoir de mettre un terme à cette
situation, par exemple en utilisant la loi de réquisition sur les
logements vacants. La Ville de Marseille et l’État possèdent
suffisamment de terrains ou de bâtiments vacants pour trouver des
solutions, durables, humainement acceptables et de manière
inconditionnelle, pour ces familles.
Les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action
sociale et des familles stipulent : « Toute personne sans abri en
situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout
moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. […] Toute personne
accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y
bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors
qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée
[…]. »
Il est grand temps de faire respecter cette loi à Marseille et dans
les Bouches du Rhône pour toute personne à la rue sans distinction de
nationalité, de couleur, d’origine, de religion ou d’opinion
politique.
C’est pourquoi :
– tant que vous ne respecterez pas les dispositions des articles ci-dessus,
– tant que vous porterez ainsi une atteinte grave et manifestement
illégale au droit des familles d’accéder à tout moment à une structure
d’hébergement d’urgence,
– tant que vous continuerez à pratiquer des traitements inhumains et
dégradants énoncés à l’article 3 de la convention européenne de
sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales,
nous, signataires de cette lettre ouverte, pratiquerons des
réquisitions citoyennes pour installer les familles sur des terrains
ou dans des logements.
Marseille, le 25 avril 2012
Premiers signataires :
Action pour la vie, Les Alternatifs, Alternative Libertaire,
Artriballes, Emmaüs St Marcel, des Indignés de la Belle de Mai, LDH,
Mille Bâbords, MRAP 13, Mut Vitz 13, Pastorale des Migrants, Parti de
Gauche, PCF13, Rencontres Tsiganes, SUD Éducation 13, UL-CNT 13 …
Contre les idées d’extrême droite et contre l’austérité, seule la lutte paie !
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, marqués
par une très forte poussée de l’extrême droite (près d’un million de
voix de plus qu’en 2002 pour le Front national), sont la conséquence
directe de la politique antisociale et de la surenchère raciste et
nationaliste auxquelles s’est livré un sarkozysme aux abois, prêt à tout
pour se maintenir au pouvoir et poursuivre une politique ultralibérale
menée main dans la main avec le patronat. Et, déjà, en axant leur
campagne d’entre deux tours sur la question du vote des étrangers et sur
celle de l’immigration, les dirigeants de l’UMP démontrent une fois de
plus qu’ils sont prêts à toutes les outrances pour dissimuler le bilan
lamentable de cinq années de destruction des droits sociaux, de
liquidation des services publics, de traque des sans-papiers et
d’incitation constante à la xénophobie.
Mais s’il faut condamner sans ménagement le
patriotisme réactionnaire et raciste que chantent de concert les ténors
du gouvernement et les cadres du Front national, il faut surtout garder
en tête que ce n’est pas dans les urnes que nous pourrons faire advenir
le changement que nous appelons de nos vœux. Même si, dans leurs
discours, les deux candidats qualifiés pour le second tour n’illustrent
pas le même niveau de compromission avec l’économie libérale dominante,
ils ne nous promettent en effet tous deux que de simples variations sur
le thème de la rigueur et ils adhèrent totalement à la logique mortifère
du paiement de la dette. Avec l’austérité qui s’annonce, aucun scrutin
ne pourra se substituer à la lutte sociale et à l’action directe des
exploité-es. Les vrais ennemis des travailleuses et des travailleurs ce
sont bien les capitalistes qui, dans le monde entier, organisent la
misère et pillent les richesses et, face à ces gestionnaires et à ces
actionnaires qui profitent de nos divisions, aucune candidature ne peut
remplacer l’organisation d’un mouvement anticapitaliste de masse qui
défende, contre les illusions nationalistes, la solidarité entre
travailleuses et travailleurs par-delà les frontières.
Quel que soit le président qui sortira des urnes le 6
mai prochain, nous devrons plus que jamais poursuivre notre combat
contre les idées d’extrême droite et nous préparer à résister aux
mesures d’austérité qui s’annoncent. Une première date se profile pour
préparer ce 3ème tour social : le 1er mai. Alternative libertaire
appelle tous les salarié-e-s à se joindre aux cortèges syndicaux du 1er
mai, afin d’affirmer l’existence d’un syndicalisme de combat, qui
ripostera sans hésiter aux politiques d’austérité qui se profilent, quel
que soit le président élu, et de ne pas laisser le FN et l’UMP faire
croire qu’ils peuvent s’approprier cette date.
Seule la lutte paie alors organisons-nous pour lutter !
Alternative Libertaire, le 25 Avril 2012
mercredi 18 avril 2012
AL d’avril est en vente (mais pas en kiosque)
Edito
Pleins feux
Point de vue
Économie
Dico anti-sécuritaire : Qu’est-ce qu’une loi d’exception ?
Politique
Luttes
Chroniques du travail aliéné : « J’ai trop d’accidents du travail »
Écologie
Social
International
Histoire
Culture
Classiques de la subversion : Gramsci, notre contemporain.
Vie d’AL
Il n'est pas en kiosque mais on peut tout de même le trouver dans les librairies suivantes :
L’Odeur du temps 35 rue Pavillon Marseille 1
L’Odeur du temps 35 rue Pavillon Marseille 1
Librairie de l'Arbre 38 rue des 3 mages Marseille 6
lundi 12 mars 2012
Solidarité avec les militantEs antifascistes inculpéEs
Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens. Cela leur vaut d’être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012. Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.
Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes
Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.
A chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.
Les organisations engagées dans le combat contre l’extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.
Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.
Une Justice à deux vitesses
Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu’ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides.
Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu’ils affirment qu’il existe une inégalité de valeur entre, ce qu’ils appellent, les « civilisations »…
Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.
Une indulgence coupable
Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.
Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.
Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.
Nous exigeons que les poursuites à l’encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité.
Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l’Front Marne la Vallée, Emancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social RP, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Etudiant.
vendredi 3 février 2012
D’égal à égales
parcours de femmes migrantes et syndicalistes
Projection Débat le vendredi 10 février 2012 à 19h 30 au Polygone étoilé 1 rue Massabo 13002 Marseille
En 1879 le troisième congrès ouvrier qui se tenait à Marseille votaient une résolution réclamant l’égalité civile, politique, économique et sociale des hommes et des femmes (*). Pour la première fois, le mouvement ouvrier français entérinait les revendications féministes les plus avancées de l’époque.
D’égal à égales montre le chemin qui a été parcouru depuis, mais aussi celui qui reste à faire pour arriver à une égalité réelle. Ce film de Corinne Mélis et Christophe Cordier trace les portraits de Kheïra (CGT - Textile), Noura (UNSA - assistante maternelle), Dorothée (ex-CGT Disneyland) et Anissa (Sud-Rail).
Migrantes ou filles d’immigrants, elles ont choisi de s’engager face à la dureté des conditions de travail et à la précarité des salariés dans les secteurs du nettoyage, du commerce, des services aux particuliers, d’industries à l’agonie, où l’on retrouve nombre de femmes issues de l’immigration. Travailleuses et syndicalistes, elles bousculent les stéréotypes sur les « femmes immigrées », leur engagement questionne le milieu syndical qui peut reproduire en son sein des pratiques qui marginalisent les femmes, les immigrés, les plus précaires.
Elles nous racontent une démarche d’émancipation individuelle et collective dans une société où sexisme et racisme restent d’actualité, tandis que s’accentue la précarisation du salariat. Ce film pose enfin la question du renouvellement syndical, en tant qu’outil de transformation sociale, à l’articulation des luttes contre l’exploitation capitaliste et des luttes d’émancipation.
La projection du film sera suivie d’un débat en présence du réalisateur Christophe Cordier et avec le collectif Alternative Libertaire Marseille.
Ensuite la discussion se poursuivra en grignotant et en buvant un verre.
(*) Extrait de la résolution sur les femmes votée le 31 octobre 1879 au Congrès ouvrier socialiste de Marseille : « Le congrès, considérant que l’homme et la femme sont équivalents devant la nature, considérant qu’ils sont aussi indispensables l’un que l’autre à la perpétuation de la société, déclare qu’ils doivent régir ensemble cette société et partager l’exercice des mêmes droits, tant dans la vie publique que dans la vie privée. Le congrès, partant de ce principe, l’égalité absolue des deux sexes, reconnaît au femmes les mêmes droits sociaux et politiques des [sic] hommes. Qui dit droit, dit responsabilité : la femme doit travailler, n’étant pas moins tenue de produire que l’homme, vu qu’elle consomme, le congrès émet le vœu qu’il y ait pour les deux sexes même facilité de production et application rigoureuse de cette formule économique : à production égale salaire égal. »
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