mercredi 5 novembre 2014

Répression

Face à la colère populaire, le gouvernement bâillonne et sa police cogne.



Samedi 1er novembre étaient organisées des manifestations dans plusieurs villes de France. Elles faisaient suite au meurtre par la police d’un manifestant, Rémi Fraisse, lors d’une mobilisation contre le barrage du Testet. Il s’agissait de manifester contre ce projet inutile et contre les violences policières.

Mais le gouvernement avait choisi d’interdire la plupart des manifestations et même de procéder à des arrestations préventives. En effet, alors que l’extrême droite bat tranquillement le pavé depuis le début du quinquennat, les manifestations en soutien à la lutte palestinienne ou, contre les grands projets inutiles (Notre-Dame-des-Landes, barrage du Testet) sont régulièrement interdites.

Sous prétexte de risque d’incident, il s’agit en réalité chaque fois de bâillonner la colère et de se donner toujours plus de raisons de réprimer à nouveau. Il s’agit aussi de diviser les "bons" et les "mauvais" opposants et d’affaiblir ainsi le mouvement en autorisant telle manifestation et en interdisant telle autre, comme cela s’est passé à Paris.

Les médias ont repris allégrement les éléments de langage du gouvernement et de la police en parlant systématiquement de « groupes radicaux » ou de « casseurs ». Tout cela est loin de la réalité.

Des milliers de personnes étaient venues dénoncer les violences policières, l’arrogance du pouvoir et les projets inutiles. Des militant-es écologistes, des familles, des syndicalistes, étaient venus exprimer leur colère. Oui, il y a eu de la violence : la police a empêché les gens de défiler en gazant et en matraquant les personnes présentes. Il n’y a plus de grenades offensives dans l’arsenal de la police mais les usages très offensifs de Flash-Ball et de grenades à projectiles sont légion, le gouvernement ne trompe personne. Résultat : de nombreux blessé-es, dont certain-es défiguré-es à vie. Que face à la violence policière, les gens ne se laissent plus sidérer et expriment leur colère, c’est un réflexe qu’il faut généraliser.

Car la violence est du côté d’une police criminelle, qui a pour ordre de réprimer celles et ceux qui luttent contre les injustices ! Les « émeutes » que les grands médias aiment nous servir au 20h ne sont que le résultat de l’autoritarisme d’un gouvernement qui a perdu toute légitimité et lâche la bride à la police pour susciter de la violence. Mais à Toulouse, à force de gazer et de matraquer, la police n’a réussi qu’à s’attirer la colère de la foule des passant-es en plus de celle de manifestant-es. Les médias qui parlent de « casseurs », les politicien-nes qui condamnent les « violences » des manifestations ne sont pas dans la rue aux côtés de celles et ceux qui manifestent

La raison de cette répression et de ce maquillage des faits est que le pouvoir a peur. Ceux qui gouvernent le savent : ils n’ont plus aucune légitimité politique et ce qu’ils craignent par-dessus tout c’est une convergence des colères. D’autant que le gouvernement veut rassurer les intérêts privés qui tiennent farouchement au barrage de Sivens comme à d’autres projets dévastateurs. A nous de leur montrer qu’ils ont raison d’avoir peur : faisons en sorte que celles et ceux qui luttent se rejoignent pour crier d’une même voix, faisons en sorte que la solidarité populaire soit à la hauteur des violences policières !

Alternative libertaire, le 3 novembre 2014

Presse

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Édito : Kobanê n'est pas morte
Pleins Feux : Congrès du FN à Lyon
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  • Essai : Les Marchands de peur, la bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire, de Mathieu Rigouste, Éditions Libertalia
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  • Classiques de la subversion : Franz Kafka, Le Procès (1925)

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mercredi 29 octobre 2014

Solidarité internationale


Journée mondiale  
contre Daesh, pour Kobanê, pour l’Humanité

Appel à la solidarité avec Kobanê à Marseille
samedi 1er novembre 2014, 14h00

Place Léon Blum, en Haut de la Canebière, Métro Réformés


Le 15 septembre dernier, l'organisation Daesh (EI - Etat Islamiste en français) a lancé une vaste offensive sur plusieurs fronts contre la ville de Kobanê, dans le nord de la Syrie (Ouest-Kurdistan, dit aussi Rojava).

L’objectif étant outre la conquête de la ville, de contrôler la frontière et de mettre fin au système d’administration autonome et démocratique, mis en place dans le Rojava, par les Kurdes, qui comprend trois cantons kurdes en Syrie.

Des centaines de milliers de civils sont confrontés à la menace d’un génocide !

A Kobanê, la population résiste avec des armes légères contre les attaques brutales de ces gangs barbares surarmés. Pour les défendre, ils ne peuvent compter que sur le soutien des combattant-e-s du YPG et des YPJ, les unités de défense du peuple.

Il y a urgence à se mobiliser au niveau local et mondial pour Kobanê et contre Daesh


Même si les raids aériens de la coalition et le parachutage Américain d’armes fournis par les autorités Kurdes d’Irak, ont permis de freiner l’avancée des djihadistes, à Kobanê rien n'est joué, Daesh poursuit son offensive et ses combats particulièrement meurtriers.

La situation demeure fragile et peut basculer dans l’horreur à tout moment.

La coalition n’a pas rempli suffisamment les obligations auxquelles elle est tenue en vertu du droit international. Plusieurs des pays membres de cette alliance, en particulier la Turquie, font partie des soutiens militaires et financiers de Daesh, et non des moindres.
Si la communauté internationale souhaite que la démocratie puisse prendre racine au Moyen-Orient, elle doit soutenir la résistance kurde à Kobanê. Le modèle démocratique de l’administration autonome du Rojava est un exemple pour toutes les populations de la Syrie. Ce modèle est laïc, pluraliste, et permet de réaliser l'unité dans la diversité.

Il est grand temps de donner ce message aux acteurs mondiaux : une autre politique est possible.


Agissons maintenant et faisons pression auprès de la communauté internationale dont la France, pour que soient :

  • Apportée une aide humanitaire d’envergure pour les populations concernées.
  • Ouvert un corridor aérien et terrestre
  • Fournis aux forces engagées des moyens de défense adéquats pour leur permettre de résister contre le Daesh.
  • Sanctionnés les états complices de la terreur islamiste, notamment la Turquie.
  • Favorisé un règlement politique dans cette partie du monde avec notamment la reconnaissance internationale du Rojava, à l’image du Kurdistan Irakien.

Soutenez la résistance contre Daesh !
Soutenez Kobanê ! Soutenez l'humanité !

A Marseille : Défilé, concert, danses folkloriques…
Collecte de dons via le Croissant Rouge du Kurdistan


Premiers signataires : Alternative Libertaire Marseille, Centre Culturel Alevis Marseille, Centre Démocratique de la Communauté Kurde Marseille, Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts 13, Fédération Nationale des Musulmans de France, Jeunesse Kurde 13, Kali Production, Ligue des Droits de l’Homme 13, Marche Mondiale des Femmes 13 PACA, MRAP13, Parti Communiste Français 13, Parti de Gauche Marseille, Partit Occitan, Rouges Vifs 13, Solidarité et Liberté, UD-CGT 13,

mardi 21 octobre 2014

Ecologie

Débat

E.on ou la bio-mascarade du capitalisme vert


Mardi 28 octobre 2014   
19h à Mille Bâbords
 

61 rue Consolat Marseille 1er
(métro Réformés)


Le 11 octobre 2011, E.On 3ème groupe mondial du secteur de la distribution d’énergie a obtenu une autorisation ministérielle pour un projet de centrale à biomasse afin de transformer le groupe IV de la centrale thermique de Gardanne, qui fonctionnait au charbon par une alimentation à la biomasse au rendement médiocre. Mais tout ce qui est "bio" n'est pas beau, et quand on creuse sous le vernis vert du projet, on entrevoit le désastre à venir, écologique et social, pour tout le quart sud-est de la France.
Le développement de l’économie verte promet de nouvelles sources de profits. Les multinationales multiplient ce type de projet : grandes centrales à biomasse, agro carburants, éoliennes géantes, etc. au mépris de la volonté des populations et à grand renfort de répression.


Présentation et analyse du projet et de la lutte contre sa réalisation avec des membres des collectifs Gardanne pays d'Aix et SOS forêt Piémont Cévenol.

Discussion sur la logique du capitalisme vert et sur le besoin de développer une écologie de rupture avec un membre de la commission écologie d'Alternative Libertaire.

Alternative Libertaire Marseille
marseille@alternativelibertaire.org

mercredi 15 octobre 2014

Solidarité internationale

Des armes pour la résistance kurde !




Depuis près de trois semaines, les combattants des Unités de défense du peuple – qui ne sont pas exclusivement kurdes – (YPG) et des femmes (YPJ) résistent à l’offensive militaire des djihadistes de l’État islamique (EI), avec des effectifs et un armement inférieurs, ils défendent la ville de Kobané avec un courage et une détermination qui forcent le respect.

Malheureusement, ces soutiens et renforts sont loin d’être suffisants. L’assaut des djihadistes sur Kobané bénéficie en effet du fait que la Turquie a verrouillé la frontière et déployé sa police et son armée pour bloquer les renforts, les acheminements en armes et en ressources humanitaires. Aujourd’hui, les djihadistes sont dans la ville. C’est là le résultat tragique de la montée en puissance de l’entité appelée EI, elle-même conséquence de l’effondrement du régime irakien, provoqué par des années de discrimination des sunnites par un gouvernement soutenu sans faille par Obama, des armes déversées aveuglément en Syrie notamment par les états-Unis, mais aussi du soutien apporté par les pétromonarchies du golfe Persique et la Turquie aux divers mouvements armés de l’islam politique en Syrie comme en Irak. Sans compter le million de dollars que la vente du pétrole des puits qu’il contrôle permet à l’EI d’encaisser chaque jour.

La Turquie, loin de venir en aide aux populations menacées par l’avancée de l’EI, fait tout pour affaiblir ou liquider la résistance kurde, qui à ses yeux risquerait de renforcer le poids des Kurdes dans la région, des Kurdes à qui, chez elle, elle a toujours refusé l’autonomie. Après s’être donné un cadre légal pour une intervention terrestre visant « tous les groupes terroristes » présents en Syrie et en Irak, elle conditionne désormais son entrée dans la coalition internationale à la création d’une zone tampon sur le côté syrien de la frontière, placée sous son autorité, prétexte à une occupation de fait des trois cantons qui forment le Rojava. En soutenant cette proposition que les Kurdes récusent, Hollande choisit, par pur opportunisme géopolitique, la pire des solutions pour la résistance kurde.

En effet, la coalition, qui prétend travailler à éliminer les djihadistes, dirigée par les États-Unis et à laquelle l’État français s’est rallié, ne peut ignorer que, pour vaincre l’EI, des frappes de drones et de missiles ne peuvent suffire, qu’il faut absolument financer et armer ceux qui se battent sur le terrain. À savoir, en l’occurrence, les Kurdes. En Syrie comme en Irak, où au mois d’août dernier ils sont intervenus pour sauver des milliers de Yézidis réfugiés dans les monts de Sinjar, ce sont les mouvements révolutionnaires kurdes qui sont en première ligne. Mais le problème, c’est qu’ils le font à leur manière : loin de faire la moindre confiance aux États et aux régimes en place, ils poussent et aident les populations de cette vaste région, kurdes et autres, à se battre, à s’autodéfendre, à s’armer militairement et politiquement, à compter d’abord sur leurs capacités de mobilisation pour protéger leur territoire.

Cette invitation à l’autodétermination et à l’organisation autonome contient un redoutable parfum de liberté, une menace de sécession et d’insubordination, de rupture dans les relations de pouvoir établies (clientélisme, corruption, patriarcat, obéissance à des systèmes de croyances et de transcendances extra-sociales). Et c’est de cela que la coalition arabo-occidentale ne veut pas.

Pour nous, au contraire, cette « menace »-là, c’est notre espoir. L’espoir de voir enfin sortir du chaos moyen-oriental une force susceptible de combattre à la fois l’obscurantisme religieux et l’option militaire qui, depuis des décennies, sont le lot des populations de la région. L’espoir de voir renaître des mouvements de résistance aux pouvoirs établis, porteurs d’émancipation. Déjà, l’offensive de l’EI à Kobané a provoqué une formidable mobilisation des Kurdes en Turquie (violemment réprimée : 22 morts annoncés) et dans la diaspora : manifestations dans des villes d’Europe, rassemblements de milliers de personnes sur la frontière, infiltration de plusieurs centaines de volontaires pour défendre la ville. De notre côté, nous pouvons et nous devons nous mobiliser pour apporter un soutien clair à ces mouvements de résistance, en relayant leurs revendications et en aidant à l’expression des forces d’émancipation dont ils sont porteurs.

Anarchistes solidaires de la résistance du Rojava/Kurdistan 

lundi 13 octobre 2014

Solidarité Internationale




Rencontre d'information sur la situation au Kurdistan

Mercredi 15 octobre à 19h
 
Le Molotov
3 place Paul Cézanne

Collectif Nosotros