vendredi 4 mai 2012

Le vrai changement se fera par les luttes


Quel que soit le président qui sortira des urnes le dimanche 6 mai, il faudra maintenir la pression sociale pour refuser l’austérité, pour refuser de payer une dette qui ne profite qu’aux capitalistes. Qu’on nous promette une rigueur bleu horizon ou rose pâle, ce seront toujours les mêmes qui devront payer : les travailleuses et les travailleurs, toutes celles et tous ceux qui passent déjà leur vie à enrichir les patrons et les actionnaires. Si nous voulons changer les choses, il faut préparer dès maintenant le troisième tour social et penser sérieusement à construire une alternative au capitalisme. L’horizon politique n’est pas bouché et il ne tient qu’à nous de renouveler les idées et les pratiques.

Construire dès maintenant un troisième tour social

D’un côté il y a Nicolas Sarkozy qui, depuis cinq ans, a multiplié les mesures antisociales et a mené une politique ultra-libérale de destruction des droits sociaux et de liquidation progressive des services publics. Sarkozy qui, main dans la main avec le patronat, va continuer à tout faire pour soumettre définitivement les travailleuses et les travailleurs au bon vouloir des capitalistes. De l’autre, il y a François Hollande qui prétend dans ses discours que son ennemi principal est le monde de la finance mais qui annonce lui aussi qu’il faudra payer la dette et mettre en place des mesures de rigueur. Dans les deux cas, la politique du prochain gouvernement ce sera la gestion du capitalisme et l’application plus ou moins agressive de l’austérité. Face à cela, les salarié-es doivent plus que jamais être convaincus que ces mesures n’ont rien d’une solution et affirmer l’existence d’un syndicalisme de combat, qui ripostera sans hésiter : aucun scrutin ne pourra se substituer à la lutte sociale et à l’action directe des exploité-es.

Lutter et s’organiser

Pour résister aux politiques d’austérité qui s’annoncent, il n’y a pas de secret, il va falloir se retrousser les manches, défendre pied à pied les droits sociaux qui vont être attaqués et stopper, entreprise par entreprise, les destructions d’emplois menées tambour battant par les petits soldats du capitalisme. C’est possible. Pour cela, nous devons imposer aux patrons un droit de veto des travailleuses et des travailleurs sur les licenciements, première étape vers une redistribution du pouvoir dans l’entreprise et vers une reprise en main de la production. Les richesses doivent aller à celles et ceux qui les produisent, pas aux actionnaires anonymes qui jouent nos vies à la bourse.
Oui, l’autogestion de la production n’est encore aujourd’hui qu’une belle idée mais il ne tient qu’à nous de tout faire pour la mettre en pratique. Mais lutter dos au mur, chacun-e de son coté, ne sera pas suffisant pour battre le pouvoir patronal et rompre avec le système capitaliste. il va nous falloir non seulement généraliser ces luttes, mais également faire émerger des objectifs communs, des revendications unificatrices, et les faire converger pour taper toute et tous ensemble et en même temps. Face au pouvoir du capital et au pouvoir de l’état, il faudra affirmer le pouvoir populaire de toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à l’exploitation. C’est en nous appuyant sur les mouvements syndicaux, féministes, antiracistes, antifascistes et en mettant nos forces en commun que nous pourrons réellement changer les choses et construire une nouvelle société.

dimanche 29 avril 2012

1er mai libertaire à Marseille

Cortège anarchiste, rendez-vous à 10 h 30 au Vieux Port devant la Mairie.

Après le défilé rejoignez la Sardinade de la Plaine, place Jean Jaurès pour discuter avec les militantes et militants d'Alternative Libertaire Marseille qui tiendront une table de presse.


Ouvriers, employés, chômeurs, enseignants, jeunes, retraités…

Construisons le 3ème tour social !

samedi 28 avril 2012

Lettre ouverte au Maire de Marseille et au Préfet de Région


Messieurs,
Nous, signataires de cette lettre ouverte, vous demandons solennellement, une fois de plus, de trouver des solutions d’hébergement adaptées et pérennes pour les populations Rroms de Marseille et des environs.
Depuis plusieurs mois ces familles avec des enfants en bas âge, sont chassées, humiliées, brutalisées au mépris de leurs droits fondamentaux.
Ce traitement est pourtant en totale contradiction avec les principes fondateurs de la République et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Vous avez le pouvoir et le devoir de mettre un terme à cette situation, par exemple en utilisant la loi de réquisition sur les logements vacants. La Ville de Marseille et l’État possèdent suffisamment de terrains ou de bâtiments vacants pour trouver des solutions, durables, humainement acceptables et de manière inconditionnelle, pour ces familles.
Les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles stipulent : « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. […] Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée […]. »
Il est grand temps de faire respecter cette loi à Marseille et dans les Bouches du Rhône pour toute personne à la rue sans distinction de nationalité, de couleur, d’origine, de religion ou d’opinion politique.
C’est pourquoi :
– tant que vous ne respecterez pas les dispositions des articles ci-dessus,
– tant que vous porterez ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit des familles d’accéder à tout moment à une structure d’hébergement d’urgence,
– tant que vous continuerez à pratiquer des traitements inhumains et dégradants énoncés à l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales,
nous, signataires de cette lettre ouverte, pratiquerons des réquisitions citoyennes pour installer les familles sur des terrains ou dans des logements.

Marseille, le 25 avril 2012

Premiers signataires :
Action pour la vie, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Artriballes, Emmaüs St Marcel, des Indignés de la Belle de Mai, LDH, Mille Bâbords, MRAP 13, Mut Vitz 13, Pastorale des Migrants, Parti de Gauche, PCF13, Rencontres Tsiganes, SUD Éducation 13, UL-CNT 13 …

Contre les idées d’extrême droite et contre l’austérité, seule la lutte paie !

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, marqués par une très forte poussée de l’extrême droite (près d’un million de voix de plus qu’en 2002 pour le Front national), sont la conséquence directe de la politique antisociale et de la surenchère raciste et nationaliste auxquelles s’est livré un sarkozysme aux abois, prêt à tout pour se maintenir au pouvoir et poursuivre une politique ultralibérale menée main dans la main avec le patronat. Et, déjà, en axant leur campagne d’entre deux tours sur la question du vote des étrangers et sur celle de l’immigration, les dirigeants de l’UMP démontrent une fois de plus qu’ils sont prêts à toutes les outrances pour dissimuler le bilan lamentable de cinq années de destruction des droits sociaux, de liquidation des services publics, de traque des sans-papiers et d’incitation constante à la xénophobie.

Mais s’il faut condamner sans ménagement le patriotisme réactionnaire et raciste que chantent de concert les ténors du gouvernement et les cadres du Front national, il faut surtout garder en tête que ce n’est pas dans les urnes que nous pourrons faire advenir le changement que nous appelons de nos vœux. Même si, dans leurs discours, les deux candidats qualifiés pour le second tour n’illustrent pas le même niveau de compromission avec l’économie libérale dominante, ils ne nous promettent en effet tous deux que de simples variations sur le thème de la rigueur et ils adhèrent totalement à la logique mortifère du paiement de la dette. Avec l’austérité qui s’annonce, aucun scrutin ne pourra se substituer à la lutte sociale et à l’action directe des exploité-es. Les vrais ennemis des travailleuses et des travailleurs ce sont bien les capitalistes qui, dans le monde entier, organisent la misère et pillent les richesses et, face à ces gestionnaires et à ces actionnaires qui profitent de nos divisions, aucune candidature ne peut remplacer l’organisation d’un mouvement anticapitaliste de masse qui défende, contre les illusions nationalistes, la solidarité entre travailleuses et travailleurs par-delà les frontières.
Quel que soit le président qui sortira des urnes le 6 mai prochain, nous devrons plus que jamais poursuivre notre combat contre les idées d’extrême droite et nous préparer à résister aux mesures d’austérité qui s’annoncent. Une première date se profile pour préparer ce 3ème tour social : le 1er mai. Alternative libertaire appelle tous les salarié-e-s à se joindre aux cortèges syndicaux du 1er mai, afin d’affirmer l’existence d’un syndicalisme de combat, qui ripostera sans hésiter aux politiques d’austérité qui se profilent, quel que soit le président élu, et de ne pas laisser le FN et l’UMP faire croire qu’ils peuvent s’approprier cette date.

Seule la lutte paie alors organisons-nous pour lutter !

Alternative Libertaire, le 25 Avril 2012

mercredi 18 avril 2012

AL d’avril est en vente (mais pas en kiosque)

Edito
Pleins feux
Point de vue
- Point de vue : Battre la droite pour le 3e tour social
Économie
- Mécanisme européen de stabilité : Les États sous tutelle financière
Dico anti-sécuritaire : Qu’est-ce qu’une loi d’exception ?
Politique
- Saint Denis : Forum social antifasciste
- Souscription : Solidarité avec les antifascistes inculpés
- Antifascisme : Succès pour les Antifa à Dresde
- Avortement, sexualité, contraception : On veut choisir
Luttes
- Manifestation nationale pour l’emploi : Un tournant pour Solidaires
- Garages autogérés : L’huile de (vos) coudes pour démarrer
- Toulouse : Des sans-abri qui mènent une vie de château
Chroniques du travail aliéné : « J’ai trop d’accidents du travail »
Écologie
- Accaparement des terres : Le néocolonialisme agraire spolie l’Afrique
- Nucléaire : Les océans transformés en vaste poubelle
Social
- Autogestion : Le cas argentin est un succès
- Foire à l’Autogestion : ça avance
International
- Mayotte : Quand la liberté et l’humanité font naufrage…
- Québec : La lutte c’est Classe
- Amérique latine : Des luttes populaires contre un climat délétère
- Irlande : Nous ne paierons pas
Histoire
- Il y a 20 ans : Les émeutes « Rodney King » - No Justice, no peace
Culture
- Rap et politique : Insécurité sous la plume d’un barbare
- Revue Agone : Les théories du complot
- Recueil : Guerre de mouvement et guerre de position de A. Gramsci, textes réunis par R Keucheyan
- Jeux de plateau : Bientôt un luxe ?
Classiques de la subversion : Gramsci, notre contemporain.
Vie d’AL

Il n'est pas en kiosque mais on peut tout de même le trouver dans les librairies suivantes :
L’Odeur du temps 35 rue Pavillon Marseille 1
Librairie de l'Arbre 38 rue des 3 mages Marseille 6

lundi 12 mars 2012

Solidarité avec les militantEs antifascistes inculpéEs


Une répression terrible s’abat sur dix militantEs antifascistes, interpelléEs à Paris dans la soirée du 8 mars alors qu’ils et elles collaient des affiches contre la tenue des « Assises de la nationalité, de la citoyenneté et de l’identité », organisées par le Bloc identitaire, groupe aux idées racistes revendiquées. Pour de simples affiches, ces militantEs ont été gardéEs à vue 48h, avant d’être déférréEs samedi soir au parquet de Paris en ayant fait un passage à la section antiterroriste de la brigade criminelle !! Au total ce sont plus de 60h qu’ils et elles ont passées dans les locaux de la police puis de la justice. Rien dans les actes ni dans l’attitude des militantEs ne justifiait cette garde à vue et ce déferrement.

Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens. Cela leur vaut d’être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012. Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.

Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes
Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.
A chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.
Les organisations engagées dans le combat contre l’extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.

Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.

Une Justice à deux vitesses
Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu’ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides.
Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu’ils affirment qu’il existe une inégalité de valeur entre, ce qu’ils appellent, les « civilisations »…
Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.

Une indulgence coupable
Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.
Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.
Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.
Nous exigeons que les poursuites à l’encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité.

Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l’Front Marne la Vallée, Emancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social RP, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Etudiant.