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samedi 7 juillet 2018

Solidarité internationale

Kurdistan, révolution, Autogestion

Retour sur la soirée du 11 juin 2018



Alternative Libertaire a organisé du 27 mai au 30 juin, une tournée de meetings en solidarité avec la gauche kurde. Trois anciens volontaires internationaux dans les YPG, accompagnés d’un chauffeur, ont sillonné les routes pour tenir 25 meetings dans toutes les régions du pays. Notre camarade Arthur Aberlin, qui a tenu en 2017 le blog Kurdistan-autogestion-revolution était là avec deux autres révolutionnaires engagés dans les YPG entre 2016 et 2018 : le Français Siyah et l’Américain Arges.

La tournée a fait escale à Marseille le lundi 11 juin. La conférence-débat qui s’est tenue à Mille Bâbords a fait salle comble, plus d’une cinquantaine de personnes y ont assisté. Elle a été introduite par le film de Mireille Court et Chris den Hond, Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien. Ce documentaire de 45 minutes brosse un panorama rapide mais bien documenté des différents aspects du processus révolutionnaire en Syrie du nord, une bonne entrée en matière pour les gens connaissant peu la question.

Les trois volontaires internationaux ont ensuite pris la relève pour une riche et dense intervention en six points : la question de l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître. La soirée s’est ensuite terminée par un débat avec la salle durant lequel plusieurs sujets ont été abordés dont les relations des YPG avec les impérialismes américains et français et les risques d’instrumentalisation qui en découle, ou bien la question LGBT.

Une belle soirée très instructive, qui a permis de confronter la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, en évitant les écueils du romantisme source de désillusion. C’est un succès à l’image du reste de la tournée.

Alternative Libertaire Marseille

Pour écouter l’enregistrement de l’intervention des trois révolutionnaires internationaux cliquer ici.


mardi 3 juillet 2018

Luttes sociales

Gagner, c’est possible !




Avec une seule journée de grève chez Carrefour, les syndicats ont obtenu des clopinettes. Après plusieurs semaines de grève, les salarié.es des Catacombes de Paris engrangent une vraie victoire. Gagner ? Oui c’est encore possible, à ce prix là. En Normandie, les hospitalier.es ont été malheureusement obligé.es d’ajouter la grève de la faim pour obtenir satisfaction. 

La peur doit changer de camp


Au niveau de l’entreprise, tout syndicaliste le sait, rien de sérieux ne peut être arraché au patron tant qu’il ne craint pas un arrêt de production. Dès qu’il n’a plus peur d’une grève, d’un blocage, d’un sabotage, il ne cède plus sur rien. Et c’est pareil au plan national. Les journées d’action isolées, même massives comme en 2010 pour les retraites, ne permettent pas de gagner. 50 ans après la grève générale de Mai 68, la grande peur des capitalistes est retombée et ils frappent de plus en plus fort pour casser nos acquis et nos services publics. Depuis 1983, l’offensive des patrons et de l’Etat, qu’il soit géré par la « droite » ou la « gauche », monte en puissance. Chaque recul des travailleurs et des travailleuses étant un encouragement à aller plus loin et plus vite.

La grève durable


Même les économistes libéraux chiffrent aisément ces succès de l’offensive patronale : les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Après 35 ans de défaites successives, la destruction de milliers d’entreprises et de millions d’emplois, les travailleurs et travailleuses hésitent à se lancer parce qu’ils ressentent le niveau de combat nécessaire à une victoire. Mais il n’y a pas d’autre chemin. Il est évident que seule une grève générale reconductible pourrait renverser la vapeur. Et si le dire ne suffit pas à la construire, le taire serait mentir. Les syndicats devraient tenir un langage sans équivoque pour préparer les esprits aux sacrifices qu’impose un véritable affrontement. Pas de victoire sans souffrances : c’est dur mais c’est la réalité de la lutte des classes.

L’exemple de la SNCF


Il revient naturellement aux salarié.es concerné.es de déterminer leur mode d’action. Et nous ne chercherons pas à faire la leçon aux camarades qui totalisent courageusement plus d’un mois de grève ce printemps. Néanmoins, nous qui avons toujours mis en cause le calendrier de grève en pointillé, nous posons la question : quitte à perdre un mois de salaire, n’aurait-il pas été plus efficace de se lancer dans une grève reconductible ? Une toute autre dynamique, en interne comme pour les autres secteurs professionnels, était possible. La direction (et les usager.es) souffrent certes mais finalement se sont adapté.es. Le calendrier prévu sur trois mois a de plus vidé d’intérêt les AG où les cheminot.es se font rares puisqu’il n’y a rien à débattre sur les suites de l’action. De toute évidence même à la SNCF il n’y aura pas de succès sans une paralysie prolongée de l’entreprise.

Rendez-vous au Medef !


Chaque année, fin août, le Medef tient son Université d’été dans les Yvelines. Chaque année un petit rassemblement s’y tient. Pour une bonne rentrée sociale, pour que la peur change de camp vraiment, bloquons les patrons et ministres qui prépareront là leurs prochaines attaques contre les travailleurs et les travailleuses.

Alternative Libertaire, 28 juin 2018

vendredi 25 mai 2018

Solidarité internationale


Un volontaire communiste libertaire au sein des YPG raconte

Conférence-débat 

 

Lundi 11 juin 2018

19h à Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...).
C’est de tout cela que nous voulons parler.

Au programme de la soirée : 

Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;

Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;

Intervention d’Arthur Aberlin, militant libertaire français engagé dans les YPG en 2017.

Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

Alternative Libertaire Marseille

Luttes sociales

Dégager Macron  ? Et après  ?




« Sortie de l’euro », « VIe république », « revenu universel »... autant de hochets plus ou moins tapageurs. Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota. Une bonne solution  ? Socialisation, autogestion.

Évidemment, si une vague de révolte sociale faisait vaciller le gouvernement, et chassait Macron de l’Élysée, on ne pourrait qu’applaudir, car ce serait l’indice de la puissance du mouvement social.

Mais en vrai, entre nous, on s’en fiche de «  dégager Macron  ».

Macron n’est rien. «  Jupiter  » n’est qu’un mythe. Sa politique n’a rien de nouveau, ni de «  disruptif  ». Elle ne fait que s’inscrire dans la trajectoire de ses prédécesseurs Hollande, Sarkozy, Chirac ou Mitterrand.

Parce que la politique de l’État, dans un cadre capitaliste, c’est toujours la politique du capitalisme. Remplacer l’ultralibéral Macron par un politicien keynésien ou souverainiste, là n’est pas la question.

La question que personne n’ose poser


La question centrale, fondamentale, c’est celle de la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange. La question centrale, fondamentale, c’est  : qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ?

Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.

Chaque politicien a sa solution clef en main pour soit-disant changer la vie : ici ça va être la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières, là une Constituante tirée au sort, la VIe république, le revenu universel, la nationalisation des banques, et bien d’autres hochets plus ou moins tapageurs.

A chaque fois, posons-nous la question  : ce politicien met-il en cause la propriété capitaliste  ? Veut-il que l’économie soit socialisée ou qu’elle reste sous le contrôle d’une minorité privilégiée  ? Ou bien garde-t-il un silence embarrassé à ce sujet  ?

Alternative libertaire le dit clairement  : il n’y aura pas de solution à la désagrégation sociale et à la catastrophe écologique sans l’expropriation des possédants, la socialisation de l’économie, son autogestion par les premières et les premiers concernés, sa mise au service de la population.

Ce n’est qu’en socialisant les entreprises et l’économie en général que nous pourrons relocaliser l’industrie, produire ce qui est socialement utile et écologiquement viable. Ce n’est qu’en confiant la gestion de la production aux premières et au premiers concernés que l’on pourra transformer le travail, le désaliéner, remettre en cause la séparation entre travail manuel et intellectuel, réduire drastiquement le temps de travail.

Pour l’autonomie du mouvement social


Cette autogestion socialiste est au cœur du projet communiste libertaire que nous portons.

Les classes populaires peuvent redevenir actrices et décideuses. Il y a urgence à renforcer les mouvements sociaux, les grèves, le syndicalisme, les associations de lutte… Aujourd’hui, les mouvements sociaux sont à la recherche d’un nouveau souffle. Ils le trouveront s’ils savent se réinventer. Car la lutte des classes, elle, ne s’arrête jamais.

Mais, pour reconstruire les mouvements sociaux, il faut aussi ne pas reproduire les erreurs du passé, et ne pas placer de vains espoirs dans une alternance politicienne à la tête de l’État. En 1981 comme en 1997, cela s’est toujours traduit par un affaiblissement du mouvement social et la trahison des promesses électorales…

L’autonomie du mouvement social, c’est la condition de sa capacité politique. C’est la condition pour que, demain, il représente une force véritable, sans laquelle il n’y aura pas d’alternative au capitalisme.

Alternative Libertaire, 24 mai 2018

mercredi 23 mai 2018

Solidarité internationale

Tournée AL 2018 :

Kurdistan, Révolution, Autogestion




Du 27 mai au 23 juin, Alternative libertaire organise une tournée de rencontres-débats avec un (voire trois) volontaires révolutionnaires au sein des YPG. L’occasion de rencontrer des camarades qui ont arpenté le Rojava en 2016-2018, et pourront donner leur point de vue sur la dynamique émancipatrice, ses limites, son potentiel, et l’indispensable solidarité internationale.

Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région  : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique  ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...). C’est de tout cela que nous voulons parler.

AU PROGRAMME

  • Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;
  • Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;
  • Intervention d’Arthur Aberlin, militant communiste libertaire français engagé dans les YPG en 2017.
  • Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

TOUTES LES DATES

  • Le 11 mai à Lisieux (14), à 20h30 au bar de la Gare, 2, place Pierre-Sémard (sans Arthur Aberlin)
  • Le 27 mai à Rouen (76), à 15 heures, à la Halle aux toiles, 19, place de la Basse-Vieille-Tour, coorganisé par AL et la FA
  • Le 28 mai à Orléans (45), à 19h30, à l’auditorium de la médiathèque, 1, place Gambetta
  • Le 29 mai à Angers (49), le soir, à l’Etincelle, 56 Boulevard du Doyenné, coorganisé par AL, par Kedistan et par la librairie Les Nuits bleues
  • Le30 mai à Rennes (35), à 20 heures, au Bar Babazoula, 182 avenue du Général-Patton, coorganisé par AL, le CDK et les Amitiés kurdes de Bretagne
  • Le 31 mai à Lorient (56), le soir, à la Cité Allende-Maison des associations, 12, rue Colbert
  • Le 1er juin à Nantes (44), à 19h30, à la Maison des syndicats, 1, place de la Gare-de-l’État
  • Le 2 juin à Fougères (35), le soir, au local autogéré Les Oiseaux de la tempête, 14 rue de la Pinterie
  • Le 4 juin à Bordeaux (33), le soir, à L’Athénée municipal, place Saint-Christoly, coorganisé par AL, le CDK et le collectif antifasciste Pavé brûlant
  • Le 5 juin à Millau (12), à 20h30, au Café La Loco, 33, avenue Gambetta
  • Le 6 juin à Toulouse (31), à 19 heures, à la Chapelle, 36, rue Casanova
  • Le 8 juin à Nîmes (30), à 19 heures, au café Chez Mémé, 7, rue Fléchier, coorganisé par AL, la CGA et le Centre démocratique kurde du Gard
  • Le 9 juin à Montpellier (34), à 20 heures, au Centre associatif La Gerbe, 19, rue chaptal
  • Le 10 juin à Fréjus (83), à 17 heures, au Palais des anneaux, 129, rue Albert-Einstein, coorganisé par AL et par le centre culturel kurde de Draguignan
  • Le 11 juin à Marseille (13), le soir, à Mille Bâbords, 61, rue Consolat
  • Le 13 juin à Brioude (43), le soir, au Café La Clef, 53, rue de la Pardige
  • Le 14 juin à Lyon (69), le soir, à la Maison de la Mésopotamie, 11, rue Mazagran, Lyon 7e
  • Le 15 juin à Dijon (21), à 19 heures, à l’espace autogéré des Tanneries, 37, rue des Ateliers
  • Le 16 juin à Strasbourg (67), à 18 heures, au Centre démocratique du peuple kurde, 7, rue de la Broque
  • Le 18 juin à Nancy (54), le soir, à la MJC des Trois-Maisons, 12, rue de Fontenoy
  • Le 19 juin à Paris 10e, le soir, à l’Académie des arts et cultures du Kurdistan, 16, rue d’Enghien
  • Le 20 juin à Montreuil (93), à 19h30, à la Maison ouverte, 17, rue Hoche
  • Le 21 juin à Saint-Denis (93) (lieu à venir)
  • Le 22 juin à Amiens (80), à 19 heures, salle Maurice-Honeste, 67, boulevard du Cange, coorganisé par AL, le collectif libertaire Alexandre-Marius Jacob, Ensemble, FSU, Solidaires
  • Le 23 juin à Lille (59), le soir, à l’espace autonome Les Dix-Huit-Ponts, 38 rue de Trévise




vendredi 27 avril 2018

1er mai

Journée internationale 

des travailleurs et travailleuses

 

Manifestation

 

Mardi 1er mai 2018

10h 30 Vieux-Port Marseille


 

mardi 17 avril 2018

Luttes sociales



Pour amplifier et coordonner le mouvement social

Grève et manifestation 


Jeudi 19 avril 2018

10h 30 Vieux Port Marseille

A l'appel de :
CGT, Solidaires 13, CNT-SO, CNT 13


jeudi 12 avril 2018

Antifascisme

Marseille :

Bastion social tu perds ton sang-froid





Avant même l’ouverture d’un nouveau local d’extrême droite à Marseille, les fafs de tout poil menacent et passent à l’acte. Serrons les rangs.

Prononcer le mot « Bastion » fait immanquablement penser à la « forteresse Europe », chère à Hitler. Un bastion, soi-disant social, où se remparent les frilosités identitaires, les peurs petites-bourgeoises de l’autre, où il ne sort que haine, ratonnades, et appels au meurtre. Alternative libertaire a déjà dénoncé les violences contre militants, lieux de culture, ou homosexuels passés à tabac dont le Bastion social de Lyon s’est rendu coupable...

Le phénix hideux du GUD, allié à ce que l’extrême droite compte de plus illuminé (royalistes), de plus réactionnaire (PNF et autres identitaires), n’en finit pas de renaître de ses cendres, et fait des petits à Aix, à Marseille.

Sur le modèle de la Casapound italienne, invoquant des valeurs d’autonomie, d’identité, de « justice sociale » – mais pour les « Français de souche » uniquement – ou se disant, comme à Chambéry « social, national, radical », les Bastions continuent de s’implanter dans plusieurs villes, avec peu de réactions de la part des « pouvoirs publics ».

À Aix, les fascistes sont installés depuis deux mois, des rassemblements ont réuni leur centaine de militants. Mais dans une ville qui autorise les descentes au flambeau dans l’artère historique, au son de chants patriotiques, et au nom d’une prétendue « fierté aixoise », ça ne change évidemment pas grand-chose. Et les discours offusqués de la LDH, flanquée du PCF, appelant l’État républicain à prendre ses responsabilités, n’inquiéteront jamais les fachos.

Le 24 mars, le mouvement social marseillais a manifesté contre l’implantation d’un nouveau BS. Un tractage de l’Action française avait déjà fait un premier blessé. Soutenus par Steven Bissuel, ex-dirigeant du GUD en l’absence de Logan Djian purgeant une peine de prison pour violences aggravées, l’AF voulait que les antifas « sachent qu’on se défend très bien ». Une police sur les dents, interdisant les abords du local de BS aux manifestants, et des fafs en faction formaient la toile de fond de la manif, à l’appel de Visa (vigilance et initiative syndicale et antifasciste) et regroupant quelques 29 organisations politiques et syndicales.

Les fachos hors de nos quartiers


Cette manifestation unitaire, contrairement à celle d’Aix, ne demandait rien à l’État ou à un hypothétique sens des responsabilités républicain, dont nous savons qu’il n’est jamais invoqué que pour entériner des décisions injustes et antisociales. Le mot d’ordre était de sortir les fachos de nos quartiers par nos propres moyens, depuis le quartier, sur les marchés, dans la rue, sans rien attendre d’une mairie affairiste, de droite, et qui compte 2 élus FN.

La manifestation marseillaise avait été précédée d’un tractage dans les quartiers traversés, pour sensibiliser la population à prendre en main les moyens de se débarrasser de cette gangrène.

Car une fois ancré à Strasbourg, Chambéry, Lyon, Marseille… le Bastion social sera banalisé et son discours confusionniste pseudo-social fera apparaître ses thèses racistes, et ses conclusions ultraviolentes comme des alternatives viables, auxquelles des Wauquiez et autres Dupont-Aignan sauront faire écho, sur le ton de l’évidence. À Marseille comme ailleurs, notre vocation libertaire est de soutenir les quartiers d’immigration, ouvriers, relégués, contre la bête immonde, de faire œuvre d’éducation populaire. Encore et toujours. Jusqu’à l’autodéfense populaire.

Cuervo (AL Marseille)

Alternative Libertaire n°282, avril 2018
 

mardi 10 avril 2018

Luttes sociales



Stop Macron

Manifestation unitaire

et soutien aux cheminots ! 


Samedi 14 avril 2018

14 h Vieux Port Marseille

Appel de :
CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, UNL-SD, PCF, FI, PG, NPA, Ensembles, Rouge Vifs, RLG, ATTAC, Mouvement de la Paix

Antifascisme

Les "bastions sociaux"

une mutation de l’extrême droite ?

Conférence-Débat 


Vendredi 13 avril 2018

20h Equitable Café
54 Cours Julien Marseille 6°



Depuis quelques mois en France se développent des lieux dans des centres urbains où se rassemblent des groupes d’extrême droites qui prennent la dénomination de "bastion social". A l’origine, ces groupes s’inspirent des pratiques de la CasaPound, formation politique fasciste italienne qui s’est développée dans les villes grâces à des centres sociaux. Le département des Bouches-du-Rhône n’y échappe pas puisque deux antennes issues de la dissolution du GUD et des éléments de l’Action Française Provence tentent de s’implanter en plein centre ville d’Aix ainsi que près du Vieux Port. Une conférence assurée par VISA 13 - Vigilance et initiatives syndicales antifascistes - d’un débat.

VISA 13 est une déclinaison départementale du réseau VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes) qui regroupe des sections syndicales et des militants syndicalistes de la CGT, de la FSU, de SOLIDAIRES et de la CNT-SO dans les Bouches-du-Rhônes, tous soucieux de faire barrage aux incursions de l’extrême droite et plus particulièrement du Front National sur le terrain social.

La conférence débute à 19h30.
Prix libre (adhésion à l’Équitable Café)

Organisée par VISA 13
Le site de VISA (national) : http://www.visa-isa.org/
https://www.facebook.com/events/1221227434646297/

lundi 9 avril 2018

Education

Quand Gaudin vend les écoles au privé

Conférence-débat avec Nicolas de la Casinière


Jeudi 12 avril 2018

19h Local Solidaires
29 bd Longchamp Marseille 1°



Sud Éducation 13, la CNT-SO 13, la CGT Éduc’action et la librairie Transit co-organisent une conférence sur le thème des PPP le jeudi 12 avril à 19h au local de Solidaires avec Nicolas de la Casinière, journaliste et auteur du livre Services publics à crédit.

La mairie de Marseille vient de décider le recours au partenariat public-privé (PPP) pour la construction et la rénovation de dizaines d’écoles de la ville. Cette opération juteuse pour les entreprises du BTP s’avèrera catastrophique pour les caisses de la municipalité et livre les écoles aux intérêts privés.

Nicolas de La Casinière, auteur de Services publics à crédit, et spécialiste de la question des PPP nous expliquera à quel point ce système inventé outre-manche s’est montré désastreux pour les collectivités territoriales qui l’ont utilisé.

Voir le site du collectif : http://marseille-contre-les-ppp.fr/

Palestine

Palestine : contre l’occupation, boycott-désinvestissement-sanction



Alors que débute la deuxième semaine de mobilisation pour le droit au retour des réfugié.es sur leurs terres, l’armée israélienne a promis de recommencer à tirer dans la foule. Contre le colonialisme, contre la répression, Palestine vivra !

Le vendredi 30 mars a été lancée, à Gaza, une mobilisation palestinienne pour réclamer, la levée du blocus et le droit au retour des réfugié.es spoliées de leurs terres par Israël depuis 1948.

Lors de cette journée, des manifestations pacifiques ont convergé aux abords de la clôture érigée par Israël. A la fin de la journée, 18 manifestants sans défense ont été tués par les snipers israéliens, qui en ont aussi blessé par balles des centaines d’autres.

Ce crime s’ajoute aux nombreux précédents meurtriers liés à la colonisation Israélienne. Colonisation qui refuse d’accorder le minimum de considération aux droits des Palestiniennes et des Palestiniens, y compris le droit à la vie.

Alternative libertaire condamne la politique criminelle d’Israël, dénonce les encouragements américains à cette politique et le silence de la communauté internationale. En tant qu’anticolonialistes réclamant le droit des peuples à disposer de leur libertés, nous nous joignons aux voix protestant contre l’occupation, et soutenons la Marche du retour des six prochaines semaines, tout en rappelant que cette mobilisation palestinienne est populaire, et déborde les forces politiques au pouvoir.

Alternative Libertaire soutient le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) lancé par la société civile palestinienne en 2005, et appelle à ce que le mouvement BDS soit amplifié. Les dernières attaques coordonnées de la diplomatie israélienne contre la campagne BDS en Europe et aux États-Unis montrent que cette méthode de lutte, qui a fait ses preuves à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, peut représenter un redoutable pouvoir de nuisance.

En cette deuxième semaine de la mobilisation palestinienne, et à l’annonce par Israël du maintien de la consigne de tir sur les manifestantes et les manifestants, nous nous joindrons aux appels aux rassemblements pour dénoncer ces crimes.

Vive la lutte du peuple palestinien contre l’occupation !

Alternative libertaire, le 8 avril 2018

dimanche 8 avril 2018

Palestine


GAZA : halte aux massacres, levée immédiate du blocus, sanctions contre Israël



Le vendredi 30 mars 2018, l’armée israélienne a tiré à balles réelles contre les Palestiniens de Gaza, qui s’étaient rassemblés en masse pour la « marche du retour », exigeant la levée du blocus de Gaza et le droit au retour des réfugiés palestiniens. On compte 16 morts, victimes de tirs des snipers de l’armée israélienne, officiellement postés pour tuer, et 1416 blessés dont la moitié par balles.

Le blocus de Gaza, total depuis bientôt 11 ans, enferme et pousse au désespoir une population de 2 millions de personnes, dont 1,3 millions de réfugiés, qui ne demandent qu’à vivre, travailler, produire, faire vivre leur société. Il détruit l’économie et la société palestinienne de Gaza. Il est illégal selon le droit international et condamné par de nombreux Etats, dont la France.

Le droit au retour des réfugiés palestiniens, chassés de leurs foyers en 1948, est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU. Israël l’a acceptée, comme condition de son admission à l’ONU le 11 mai 1949, mais a toujours refusé de la mettre en œuvre.

Les marches du retour vont se poursuivre pendant 6 semaines, jusqu’au 15 mai prochain, date qui marquera les 70 ans de la Nakba, l’expulsion des Palestiniens chassés de leur propre pays. Tout en dénonçant la colonisation, l’occupation, l’annexion de Jérusalem et les provocations de Trump, elles porteront la revendication des réfugiés palestiniens pour la mise en œuvre de leur droit au retour.

Il faut arrêter ce massacre, qui risque de se reproduire dans les jours et semaines à venir : La France et L’Europe ont un devoir de protection du peuple palestinien. Elles doivent immédiatement et clairement interdire à Israël, sous peine de sanctions immédiates, le recours aux armes de guerre contre la population palestinienne qui manifeste pour ses droits.

Face à un pouvoir israélien qui ne se donne plus aucune limite, face aux provocations et à la complicité des États- Unis, la France et l’Europe doivent maintenant changer de logique : elles doivent exiger la levée du blocus de Gaza, l’arrêt de toute colonisation, l’arrêt des destructions de maisons et d’infrastructures palestiniennes, la suspension de toute mesure unilatérale, la fin de l’occupation et le droit au retour des réfugiés palestiniens en application de la résolution 194 de l’ONU. Ces demandes ne peuvent plus être des options ou des souhaits, elles doivent devenir des exigences, assorties de sanctions tant qu’elles ne sont pas appliquées.

Pour faire cesser la complicité des institutions françaises, européennes et internationales et des grandes entreprises, nous appelons nos concitoyens à se mobiliser, à agir pour porter ces exigences par tous les moyens de l’action citoyenne y compris ceux portés par la société civile palestinienne sous la forme de la campagne BDS, notamment la demande d’embargo sur les armes et l’arrêt de la coopération militaire et sécuritaire avec Israël.

Halte aux massacres. Levée immédiate du blocus de Gaza. Sanctions contre Israël. Respect des droits du peuple palestinien.

Signataires membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc - Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Écologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

 Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens


lundi 19 mars 2018

Antifascisme

Pour la Fermeture du local du « Bastion Social » !

Les fascistes n'ont pas leur place à Marseille, ni ailleurs !

Manifestation


Samedi 24 mars

15h aux Mobiles
En haut de la Canebière Marseille 1°



Uni-e-s contre l’extrême droite !
À Marseille et partout ailleurs !


La montée de l'extrême-droite est à l'oeuvre dans plusieurs pays européens, comme l'ont notamment rappelé les récents résultats électoraux en Autriche ou en Italie,  ainsi que le score du FN en France !

Les politiques antisociales, sécuritaires et anti-migrants du gouvernement actuel, dans les pas de leurs prédécesseurs en favorisant et légitimant la xénophobie et le racisme ne font que renforcer le développement des idées et groupes d’extrême droite, en nette augmentation ces derniers mois et dernières années.

Le 24 mars sera inaugurée à Marseille une section du  « Bastion Social ».

Le  « Bastion Social », c'est une organisation néo-fasciste née des cendres du Groupe Union Défense. Le local qui ouvrira ses portes à Marseille sera géré par des ancien.ne.s membres de l'Action Française Provence, groupuscule royaliste et d’extrême droite. Sa stratégie est calquée sur celle des fascistes italien.ne.s de CasaPound : s'implanter localement, en ouvrant des lieux qui se prétendent populaires, à vocation sociale et solidaire.

Solidaire et populaire, uniquement sur le papier, et de manière très sélective. Cette prétendue « charité » ne s'adresserait en réalité qu'aux SDF blanc.he.s et de nationalité française, mais même cela n'a jamais été mis en œuvre. Comme depuis toujours, l'extrême-droite est totalement indifférente aux gens qui vivent dans la misère, et ne fait que monter les pauvres les un.e.s contre les autres. Historiquement, l'extrême-droite a toujours été  du côté du patronat !

Derrière le prétendu « Bastion Social », des réseaux d'extrême-droite. Leurs membres partagent des idées racistes, sexistes, xénophobes, anti-LGBTI... et viennent de diverses mouvances : catholiques intégristes, royalistes, nationalistes, néo-nazi.e.s... Des élu.e.s FN ont également apporté leur soutien au  « Bastion Social »,  notamment Stéphane Ravier, maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille.

Leur présence imposera une tension quotidienne, à l'image des violences et des intimidations qui ont été largement ressenties depuis l'apparition d'un local de l'Action Française rue Navarin, dans le centre-ville marseillais. Dans les villes atteintes par le  « Bastion Social » (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Aix), les agressions fascistes se sont multipliées et banalisées.

À nous de montrer que les idées et les valeurs du  « Bastion Social » ne sont ni les nôtres, ni celles de notre ville, en nous mobilisant dans l’unité la plus large possible.

Signataires : ATTAC Marseille, Alternative Libertaire Marseille, CGT Educ’action 13, CGT Ferc Sup Université d’Aix-Marseille, CGT PJJ Sud-EST, CNT-SO 13, CNT-STICS 13, Collectif Nosotros, Collectif Soutien Migrant-e-s 13/Al Manba, Ensemble 13, Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence, FSU 13, Génération.s Marseille 1e/7e, Groupe Germinal FA 13, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Marche Mondiale des Femmes 13, MRAP 13, Parti de Gauche 13, RESF 13, Résister Aujourd’hui, Rouge Vif 13, RUSF 13, Solidaires Finances Publiques 13, Solidaires 13, Sud Education 13, UNEF Aix-Marseille, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13

Autogestion

« Les Coriaces sans les Voraces » 

de Claude Hirsch

Projection-débat en présence du réalisateur

 

Vendredi 23 mars 2018

19h Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Après Pot de thé, pot de fer (2013) et 1336 jours, des hauts, débats, mais debout (2017), Les Coriaces sans les Voraces sera présenté en présence de Claude HIRSCH, le réalisateur, et d’un représentant de la coopérative SCOP-TI (sous réserve).

Après une lutte de 1336 jours devenue exemplaire, les salariés de l’usine Unilever ont obtenu de reprendre leur entreprise et d’en faire une SCOP. Où en sont-ils aujourd’hui ? Quels sont leurs nouveaux défis ? Comment gère-t-on une coopérative ouvrière sans perdre la problématique syndicale qui les a guidés tout le long du conflit ?

Le réalisateur suit depuis longtemps l’aventure et a voulu répondre à ces questions en filmant le quotidien de ces salariés d’un nouveau genre.

Luttes sociales



Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat 

Journée de grève et manifestation

A l'appel de CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES


Jeudi 22 mars 2018

10h 30 Vieux Port Marseille


Luttes sociales

Défendons nos services publics

Redressons la tête le 22 mars




Attaques sociales sans précédent, résistances éparpillées mais réelles, le printemps 2018 nous offrira-t-il l’occasion d’un mouvement social puissant pour stopper Macron et regagner le terrain perdu ces dernières années ? Les puissants ne sont forts que de notre résignation.

Emmanuel Macron est un élève d’Alain Juppé. Il est droit dans ses bottes comme Juppé en 1995 mais ce sont des bottes de sept lieues ! Là où les autres cassaient les acquis sociaux avec prudence, Macron a promis de tout casser d’un coup et il tient parole : étudiantes et étudiants touchés par la baisse des APL et par la sélection ; chômeuses et chômeurs touchés par la réforme de l’Unedic ; précaires touché.es par la disparition des contrats aidés ; retraité.es attaqué.es sur leur pension ; situation intenable dans les Ephad ; salarié.es matraqué.es par les ordonnances détruisant le Code du travail, la réforme de la formation professionnelle, la démolition pierre à pierre de la Sécurité sociale et des services publics ; fonctionnaires austérisé.es (blocage des salaires, suppression de 120 000 postes...) ; migrant-e-s pourchassé.es, la liste semble sans fin... Soulignons tout de même que malgré son arrogance, Macron a repoussé la réforme des retraites au printemps 2019... comme quoi il a peur de la goutte qui ferait déborder le vase.

Du local au global


Pour riposter, il faut une convergence, une grève générale. Mais cette solution ne surgira pas, par miracle, à partir de rien. Nous tirons les leçons de la séquence 2016-2017. Cette grève générale reste pourtant le seul moyen pour les travailleurs et les travailleuses de stopper l’offensive gouvernementale et patronale. Pour la construire, il faut d’abord repartir de la base, des revendications locales, professionnelles, d’entreprise. Pour faire converger les luttes, encore faut-il les faire vivre ! Elles ne manquent pas : Air France, Ephad, hôpitaux et même les intérimaires sans papiers d’Île-de-France !

Réussir le 22 et ses suites


L’attaque contre les cheminot.es et le service public des transports pourrait être la fameuse goutte d’eau, le début du vase qui déborde. Pour redonner confiance collective aux salarié.es, la journée d’action nationale du 22 mars doit déjà être un succès dans la fonction publique et à la SNCF. Aussi devons nous faire du 22 une date de ralliement de toutes les luttes en cours : étudiant.es, chômeuses et chômeurs, retraité.es, salarié.es. Toutes et tous ensemble, nous pouvons stopper le bras destructeur de Macron en construisant, dès après le 22, la suite du combat vers la généralisation de la grève sans laquelle nous serons encore perdants ! Les enjeux sont clairs, les responsabilités des salarié.es, des militant.es et des syndicats sont clairement identifiées : dans l’unité, construite en assemblée générale des personnels et en assemblées générales de villes, nous ferons chuter Macron !

Alternative Libertaire, 19 mars 2018

mardi 6 mars 2018

Palestine

Adieu PayPal, bonjour la solidarité !



Il y a quelques jours, nous avons reçu du service de paiement en ligne PayPal un message nous indiquant : « en raison de la nature de vos activités, nous avons choisi de vous suspendre définitivement l’accès à nos services » sans autres explications.

La nature de nos activités est bien connue : lutter pour la justice et l’égalité de droits, contre le racisme, ici en France et là-bas en Israël-Palestine. C’est bien pour cela que le lobby sioniste cherche à nous atteindre, comme il cherche à contre-carrer la campagne internationale BDS (« Boycott Désinvestissement Sanctions ») avec la mise sur une « liste noire » [1] d’une série d’associations amies comme l’AFPS (« Association France Palestine Solidarité ») ou JVP (« Jewish Voice for Peace ») pour leur interdire de venir en Palestine témoigner de leur solidarité.

Suite à la fermeture du compte PayPal de l’AFPS [2], peu avant le nôtre, le Jerusalem Post reportait que ceci s’était produit à la demande du « Zachor Legal Institute », un « think tank » créé spécifiquement pour combattre la campagne BDS. Toujours selon le Jerusalem Post, repris par un site d’extrême droite français, un représentant de PayPal aurait commenté l’affaire signifiant que l’entreprise américaine était soucieuse de « respecter les lois et règlements à travers le monde » et avait « zéro tolérance » envers l’utilisation de ses services « pour faciliter les activités illégales ». Nous voyons donc bien que ces actions s’inscrivent dans la campagne internationale de dénigrement de la campagne BDS et de toutes les organisations y adhérant, consistant à vouloir faire passer comme « antisémite » l’appel légitime au Boycott.

Bien sûr, les mesures de nos adversaires ne nous impressionnent pas, au contraire. Elles signifient que nos efforts pour porter une voix juive pour la justice portent bien leurs fruits si la propagande sioniste en est réduite à ces procédés iniques et liberticides. Nous exigerons évidemment de plus amples explications de la part de PayPal, basé dans un pays où la liberté d’expression — dont relève la campagne BDS — est tenue comme sacrée, et nous nous réservons la possibilité d’intenter des actions en justice.

Pour notre part, nous avons trouvé d’autres solutions de paiement en ligne sécurisées. Et nous avons toujours besoin de vous pour développer nos actions, alors n’hésitez plus !

Pour faire un don à l’UJFP : http://ujfp.org/spip.php?article6143

Le Bureau national de l’UJFP, le 4 mars 2018

mercredi 28 février 2018

Syndicalisme

C'est ça la riposte ?



Le gouvernement et la direction SNCF organisent une attaque de très grande ampleur contre les cheminot.es et le service public ferroviaire. Les fédérations syndicales, toutes, renchérissent dans les annonces : “grève d'un mois” pour la CGT, “grève reconductible” pour  SUD-Rail", “conflit majeur” pour l'UNSA, “grève illimitée à partir du 14 mars” pour la CFDT…

Mais finalement, après des heures passées en réunions diverses (entre elles, avec les patrons, avec le gouvernement…), aucune fédération ne prend la moindre initiative nouvelle !

De la nouvelle réunion interfédérale tenue le 27 février au soir, il ressort que :

Les fédérations appellent au 22 mars, mais seulement pour une manifestation à Paris, sans grève et elles déposent une Demande de concertation immédiate ; et d'ici là, elles se rendront aux nouvelles réunions organisées par la ministre ou par la direction SNCF. La routine en quelque sorte ! Personne n'appelle à la grève alors qu'il s'agit de la fin du Statut, de la privatisation du trafic voyageurs, de la fermeture de nombreuses lignes, etc. !

Seule décision concrète : se revoir le … 15 mars ! On est vraiment à côté de la plaque, au vu des enjeux !

Nous ne disons pas qu'il faut décréter la grève pour demain matin ; mais il faut l'organiser au lieu de tergiverser. Ne pas fixer une échéance claire, ne pas décider un appel ferme, ne pas mettre en avant des revendications unifiantes, c'est tout faire pour qu'elle n'ait pas lieu !

Prenons nos affaires en mains ! Dans chaque service, discutons des attaques et de la vraie riposte à mener. Utilisons nos outils syndicaux pour préparer et organiser la lutte : heures d'information syndicale, tournées et permanences syndicales doivent être les priorités du moment. Les réunions attendront ! Faisons connaître les réactions des équipes syndicales de base ! Multiplions les initiatives unitaires, partout où c'est possible … et ça l'est dans bien des cas, car à la base les militants et militantes ont conscience que ce qui se joue là ne se règlera pas par de gentilles négociations à froid.

Le Rail déchaîné
Blog rouge et noir du secteur ferroviaire

mardi 13 février 2018

Syndicalisme

LARGE VICTOIRE DES GRÉVISTES HEMERA - HOLIDAY INN




Après 111 jours de grève, un accord a été signé jeudi 8 février 2018 avec la direction de l’hôtel Holiday Inn de la Porte de Clichy. Les grévistes vont reprendre le travail, lundi 12 février, avec la fierté d’avoir tenu pendant près de 4 mois contre le géant mondial de l’hôtellerie pour défendre leur dignité et leurs droits.

Signé par les délégués des grévistes et les organisations syndicales CNT-SO et CGT-HPE, cet accord, outre qu’il permet la réintégration des deux salariées mutées abusivement, prévoit de nombreuses avancées sociales et salariales : le respect des accords acquis sur ce site ; le paiement des heures travaillées et le respect des contrats de travail ; deux jours consécutifs de repos hebdomadaire ; la disparition des contrats de moins de 130h mensuelles ; l’augmentation des qualifications, la suppression de la clause de mobilité ; le versement d’une prime de panier de 7,14EUR par jour travaillé ; l’intégration du temps d’habillage-déshabillage comme temps de travail.

La société HEMERA a, jusqu’au bout, tenté de faire échec à la négociation, refusant même de venir à la table des négociations.

Concernant la question centrale de la sous-traitance, ce n’est que partie remise. Si les grévistes ont refusé d’être « divisés » dans le cadre d’une internalisation partielle proposée par l’hôtel, une clause prévoit une négociation de l’internalisation pour tous, sous conditions de fréquentation avant le 31 août 2019.

Cette victoire historique dans la période actuelle de régression sociale (lois Macron, El Khomri, ordonnances Macron) a été possible par la détermination des grévistes et le large soutien syndical, politique et citoyen dont ils ont bénéficié. Nous remercions chaleureusement les camarades et organisations de tous bords ayant appuyé la lutte, notamment en participant à la caisse de grève.

La grève Holiday Inn fait date. Elle constitue un nouveau point d’appui pour les luttes à venir contre la sous-traitance, nouvelle forme d’esclavagisme moderne. Nous appelons l’ensemble des salariés du secteur à rejoindre leurs syndicats de combat, seule la lutte paie !


Vous pouvez toujours participer à la caisse de grève, pour couvrir les pertes de salaires du dernier mois : https://www.lepotcommun.fr/pot/0snu1eea


Ou directement à l’ordre de : CNT-SO du Nettoyage, mention soutien grévistes HEMERA. 4 rue de la Martinique 75018 PARIS.

Syndicat CNT-SO du nettoyage RP

A Paris, le 9 février 2018

Crédit photo : Pierrick Villette


vendredi 26 janvier 2018

Solidarité internationale


Contre l’attaque de l’armée turque à Efrîn

Rassemblement



Samedi 27 janvier 2018


14h Vieux Port Marseille


Partout en France il faut faire savoir au Sultan Erdogan que nous n’acceptons pas sa politique criminelle.

Lʼarmée turque a attaqué par les airs (76 chasseurs bombardiers engagés) la ville kurde dʼÊfrin. Les bombardements ont déjà fait 20 morts et des dizaines de blessés civils. Des troupes terrestres ont commencé à entrer dans l'enclave d'Êfrin appuyées par les milices djihadistes de l'ASL, menaçant de faire d'Êfrin un nouveau Kobanê.

Les Kurdes de Syrie (avec leurs forces armées, les YPG) et leurs alliés arabes (avec lesquels ils ont formé les FDS, Forces Démocratiques de Syrie) ont été le fer de lance de la résistance et de la reconquête contre Daesh, mondialement salués. Ils ne demandent maintenant quʼà vivre en paix.

Le système confédéral quʼils ont choisi de mettre en place au Kurdistan syrien - dont contrairement aux informations erronées ou malveillantes parfois distillées, ils ne demandent pas lʼindépendance - ne peut que contribuer au développement de la démocratie et à lʼinstauration dʼune paix durable au Moyen-Orient.

Depuis plusieurs mois, lʼarmée turque préparait ouvertement une offensive contre le canton dʼEfrîn. Le dictateur Erdogan ne sʼen cachait pas et tout le monde le savait lors de sa récente venue en France ! Elle occupe déjà, en toute illégalité, un pan de territoire au nord-ouest de la Syrie, le long de sa frontière, où elle a renforcé le déploiement de ses forces et de son artillerie.

La région dʼEfrîn était jusquʼà présent lʼune des zones les plus sûres de Syrie, ce qui explique quʼelle abrite autant de réfugiés que le nombre de ses habitants, avec parmi ces réfugiés, des centaines de Yezidis qui avaient fui le massacre perpétré contre eux par Daesh et de nombreuses familles de la région d'Idleb qui ont fui la terreur imposée par les milices djihadistes armées et financées par la Turquie.

La Turquie nʼa rien à faire en Syrie. Son intervention constitue une ingérence inadmissible contre laquelle nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures dʼurgence.

Nous exigeons du Président Macron et de son gouvernement une condamnation claire lʼagression turque, beaucoup plus nette que l'appel « à la retenue » du ministre Le Drian.

Partout, nous appelons à interpeller nos député-e-s pour quʼils/elles prennent position et demandent une condamnation par la France.

LʼEurope doit enfin réagir contre le régime liberticide et dictatorial d'Erdogan et prendre de véritables sanctions économiques et politiques contre lui.

Centre Démocratique Kurde Marseille (CDKM) ­ Association Solidarité & Liberté

Organisations soutenant cet appel :  Alternative Libertaire Marseille - Association des femmes Kurdes Arin Mikran - Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) France Marseille - Centre Culturel Alévi 13 - Ligue des Droits de l¹Homme (LDH) Marseille NS - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) 13 - Parti Communiste Français (PCF) 13 - Parti de Gauche (PG) 13 - Union Départementale CGT



mercredi 17 janvier 2018

Luttes sociales

Du bruit contre la perte des CUI

Rassemblement à l’appel de la coordination Écoles-Assos


Lundi 22 janvier 2018

17h aux Fontaines du Cours Julien Marseille 6°



La « Coordination Ecoles/Associations » appelle à un rassemblement lundi 22 janvier à 17h00 aux fontaines du Cours Julien.

Jusque-là composée de travailleurs asociatifs ou de l’Education Nationale ainsi que de parents et autres représentants de la société civile, la Coordination dénonce le Plan social du gouvernement qui, en supprimant des milliers de Contrats Aidés dans nos écoles et nos associations met en péril leur fonctionnement, voire leur existence.

Contre le mépris et l’injustice que subissent les contrats aidés.
Pour des moyens à la hauteur des missions essentielles que remplissent les asociations, les centres sociaux et les écoles, organisons-nous pour nous faire entendre.

Faisons du bruit ! Sifflets et casseroles bienvenus.

lundi 15 janvier 2018

Luttes sociales


De Clichy à Marseille

les "invisibles" de la sous-traitance hôtelière

se font entendre !

Rassemblement


Samedi 20 janvier 2018

14h 30 Hôtel Intercontinental
1 place Daviel Marseille 1°



En solidarité avec la grève des salarié-e-s sous-traité-e-s de l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92) qui dure depuis 94 jours, rassemblons-nous devant l’hôtel Intercontinental (Panier) à partir de 14h30 le samedi 20 janvier, propriété du groupe IHG. Une délégation de grévistes sera présente en parallèle à une autre action à Genève.

Sous-traitants voyous, IHG complices !

HOLIDAY INN comme INTERCONTINENTAL est l’une des marques du groupe hôtelier britannique IHG Intercontinental Hôtels Group, premier groupe hôtelier mondial en nombre de chambres.

Basée à Londres, cette multinationale qui a fait 400 millions de bénéfices, détient pas moins de 4400 hôtels dans le monde et 6 marques : Crowne Plaza Hotels&Resorts, InterContinentalHotels&Resorts, Holiday Inn, Holiday Inn Express, Hotel Indigo et Staybridge Suites .

IHG tire une partie de ses profits de l’exploitation forcenée des salariés de la sous-traitance mais refuse d’intervenir dans ce conflit avec son sous-traitant HEMERA. Ce rassemblement sera l’occasion de leur rappeler leur responsabilité sociale, à Clichy comme à Marseille !
3 mois de grève à l’Holiday Inn Paris porte de Clichy (92)

Depuis le 19 octobre des femmes de chambre, gouvernantes, plongeurs et équipiers de la sous-traitance avec leur syndicat CNT-SO et avec le soutien de la CGT-HPE, de l’US CGT commerce de PARIS, et de l’UL CGT de CLICHY sont en grève reconductible à l’hôtel Holiday Inn de Clichy.

Les surexploité-e-s de la sous-traitance HEMERA revendiquent :

  • l’internalisation chez Holiday Inn et leur embauche directe
  • le respect des contrats de travail
  • la suppression de la clause de mobilité
  • l’augmentation des qualifications et des salaires avec le passage en catégorie B
  • le respect des accords de site passés avec l’ancienne société, sur la durée du travail
  • le paiement de toutes les heures travaillées
  • le versement d’une prime de panier, comme pour les salarié(e)s de l’hôtel
  • l’attribution d’une prime de 13ème mois, égale à 1/12e du salaire annuel
  • la suppression de l’abattement de 8 % sur la base des cotisations
  • l’élection de délégués de proximité au sein de l’hôtel Holiday Inn de Clichy

LE TRAVAIL DISSIMULÉ, LES HEURES NON PAYÉES, LES DOS CASSÉS, YA BASTA !

Dans les hôtels, les personnels qui s’occupent du ménage, le plus souvent sous-traités sont des invisibles auxquels on consacre le budget le plus serré au mépris de leurs droits. Ce sont les surexploitées de ces hôtels mais ils-elles en ont assez de travailler dans des conditions abusives et ont décidé de sortir de l’ombre et de lutter ! Les grèves se sont multipliés ces dernières années à Marseille comme ailleurs. Soutenons ce mouvement emblématique de la lutte contre la casse de nos droits !

Contre le système de sous-traitance qui surexploite et pressurise les travailleurs-euses, mobilisons-nous !

 

CNT-Solidarité Ouvrière 13

 

mercredi 3 janvier 2018

Solidarité

Marseille : 

Sauver Mille Bâbords du naufrage



Dans la cité phocéenne, toutes et tous les militants connaissent ce célebre local. La baisse des cotisations et la suppression d’une subvention départementale lui mettent aujourd’hui le couteau sous la gorge. Face à cette situation, l’association lance un appel à soutien.

Depuis sa création en 2000, Mille Bâbords est une association incontournable du mouvement social marseillais. Son local de la rue Consolat est un point d’appui pour les luttes locales, dont la liste est longue au bout de 16 ans d’existence. C’est aussi un lieu de réflexions, de confrontations et d’informations ouvert aux «  1000 gauches  » à l’origine de son nom. Le local permet d’organiser débats publics, réunions de travail, apéros militants, de faire des banderoles, de tenir des permanences, etc. On y trouve également une bibliothèque de prêt et une journauthèque. Mille Bâbords est également une source d’informations très utile avec son agenda militant diffusé via une lettre d’infos hebdomadaire envoyée à 2 500 personnes, et via son site internet  [1].

L’autogestion au cœur des principes de l’association


L’adhésion à l’association est ouverte aux individus et aux organisations d’horizons politiques divers. Toutefois, afin d’éviter les divisions, les partis qui se présentent au élections ne sont pas acceptés.

A l’heure actuelle, il y a 25 organisations adhérentes, syndicales comme la CNT, SUD Éducation et Solidaires, associatives comme Attac, RESF, UJFP, politiques comme AL et la FA. L’autogestion n’est pas qu’un principe, c’est une pratique concrète, d’autant plus exemplaire qu’elle concerne des personnes et des groupes de cultures politiques différentes.

Aujourd’hui, Mille Bâbords lance un appel au secours, l’état de ses finances met son existence en danger. C’est la conséquence d’une dégradation progressive  : d’une part le loyer et les frais de fonctionnement ont augmentés avec les années, par contre si le nombre d’adhérent.es est resté stable, leurs revenus ont diminué, entraînant la baisse des cotisations. Ensuite de nouveaux lieux alternatifs ont ouvert à Marseille, ce qui est une très bonne chose, mais du coup le local de Mille Bâbords est moins utilisé, ce qui signifie une baisse des recettes tirées de la location de la salle. Cette lente érosion financière a été occultée par une subvention annuelle du conseil départemental d’un montant d’environ 4 000 euros. Cette année, le conseil départemental, passé à droite en 2015, n’a pas renouvelé la subvention, précipitant la crise financière actuelle.

Appel à soutien


Mille Bâbords a beaucoup contribué au mouvement social marseillais, sa disparition serait un coup dur pour les luttes locales et la liberté d’expression. Pour qu’il reste un point d’appui à la convergence des luttes et à l’expression de «  1000 gauches  », pour que cette expérience autogestionnaire se poursuive, Mille Bâbords a besoin de soutien. Vous pouvez faire un don par internet via le site helloasso  [2], ou en envoyant un chèque à Mille Bâbords 61 rue Consolat 13 001 Marseille.

Hervé (AL Marseille)


 Alternative Libertaire n°278, décembre 2017