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mercredi 12 décembre 2018

Communiqué

Macron balance des miettes



Le 10 décembre, Macron a pris la parole dans son palais, devant son grand bureau de bois verni et doré. Son objectif était d’éteindre la colère sociale qui bouillonne dans la rue depuis quatre semaines. Mais le président des patrons n’est pas prêt à lâcher et il va falloir encore augmenter la pression, par la grève et les blocages, pour qu’il finisse par plier.

Les annonces faites par Macron étaient destinées à calmer la mobilisation mais ça ne suffira pas. Ce n’est pas en lançant quelques miettes et en essayant d’enfumer la population qu’il poussera les Gilets jaunes à rentrer chez eux et chez elles.

La première annonce, c’est l’augmentation du Smic. Ou plutôt c’est comme ça qu’il a voulu la présenter. Parce qu’en réalité, il n’y aura pas d’augmentation d e salaires. Il n’y aura qu’une augmentation de la prime d’activité que touchent certain-es des salarié-es au Smic. Et encore, cette augmentation intègre les augmentations de la prime d’activité qui avaient déjà été annoncées pour 2020 et 2021. La raison de cet enfumage, c’est que Macron ne veut surtout pas réduire les profits des patrons ni rogner sur la fortune des riches. C’est pour ça que cette petite augmentation ne sera pas payée par les patrons mais par les dépenses publiques, en augmentant les impôts ailleurs (mais surtout pas sur la fortune, ça serait trop injuste pour les riches : c’est dur d’être riche) ou en détruisant encore plus les services publics.

Sarkozysme recyclé

Deuxième mesure annoncée : la défiscalisation des heures supplémentaires. Alors là c’est quand même fantastique : pour essayer de calmer la colère, Macron recycle un « cadeau » de Sarkozy. Et c’est bien sûr un cadeau à double tranchant parce que ça revient à inciter à bosser encore plus et ça conduit les patrons à embaucher encore moins. La vraie solution, ce serait la baisse du temps travail sans diminution de salaire.

Enfin, Macron annonce une suppression de la hausse de la CSG pour les plus petites retraites. Mais il ne rend pas l’argent déjà volé en 2018. Et c’est une mesure qui va sans doute elle aussi devoir être financée par des augmentations de taxes ailleurs ou par de nouvelles suppressions de postes.

Bref, rien sur l’ISF, rien sur les augmentations de salaires, rien sur le temps de travail, rien sur les services publics, rien sur l’âge de départ à la retraite ou la revalorisation des pensions.

Les patrons et les riches peuvent continuer à dormir tranquilles, Macron prend bien soin d’eux.

En tout cas, même s’il continue à se mépriser les travailleurs et travailleuses en lutte, ces nouvelles annonces montrent que Macron a des sueurs froides et que le pouvoir tremble. C’est le moment de passer à l’échelle supérieure en amplifiant la mobilisation par le blocage de l’économie et par la grève.

Alternative libertaire, le 11 décembre 2018

mardi 4 décembre 2018

Luttes sociales


Gilets jaunes :

Qui sème la misère récolte la colère




Un peu partout en France, la même colère, la même détermination et la même volonté de ne pas se laisser faire. Partout, des cortèges sauvages qui défient l’encadrement policier. Partout, des manifestantes et manifestants qui expriment leur rage face à la répression.


Au Puy-en-Velay (43), la violence policière a surchauffé une foule de plusieurs milliers de personnes qui a fini par s’en prendre à la préfecture.

À Paris, le verrouillage des Champs-Élysées par la police a provoqué une dispersion des gilets jaunes dans l’ensemble des quartiers bourgeois de la capitale qui ont été littéralement pris d’assaut.

Les forces de répression ont eu beau utiliser les grands moyens (rideaux de gaz lacrymogènes, canon à eau, grenades), les travailleurs et travailleuses en colère ont bien montré que la rue leur appartenait : boulevard Haussmann, aux Tuileries, rue de Rivoli, place Vendôme, des gilets jaunes parcouraient la chaussée, narguaient la police et s’attaquaient parfois aux symboles du pouvoir et de la richesse. C’est ainsi que des vitrines de grands magasins de luxe ont été brisées tandis que des groupes essayaient de s’en prendre à la Bourse.

À Martigues (13) ou à Vichy (03), les gilets jaunes et les syndicalistes ont défilé ensemble, dans une belle solidarité de classe, mais dans trop de villes, on peut regretter que les organisations syndicales combatives n’aient pas encore été visibles et n’aient pas davantage tendu la main aux gilets jaunes.

C’est pourtant l’une des étapes essentielles vers la victoire : il faut que les syndicats combatifs, qui organisent vraiment la résistance face aux patrons dans les entreprises, se mettent aux côtés des gilets jaunes face à un gouvernement méprisant, qui multiplie les cadeaux aux plus riches et laisse s’enfoncer dans la misère le reste de la population. Il faut que les samedis de colère se transforment en lundis de grève, en mardis de grève, en mercredis de grève. 

Face à un gouvernement qui reste sourd, face à des patrons qui profitent toujours plus des salarié.es, nous devons continuer à mettre la pression et cela passe par un blocage complet de la production.

Le gouvernement et les patrons ne comprennent que la loi de l’argent ? Et bien tapons-les au portefeuille : bloquons les transports, bloquons les entreprises, bloquons les services publics. C’est nous qui faisons tourner l’économie, ils ne sont rien sans nous.

Reprendre ce que les capitalistes nous ont volé


La colère est là. Il faut maintenant qu’on s’organise pour lui permettre de durer et pour construire un rapport de force qui permette de gagner. Mais de gagner quoi ? Le principal slogan qui était repris de Paris à Marseille et Rennes à Toulouse, c’est « Macron démission ». Parce que Macron symbolise tout le mépris de la bourgeoisie envers les travailleurs et les travailleuses, parce que c’est lui qui pilote les attaques contre les salarié.es. Mais ce n’est pas en faisant sauter Macron ou en faisant sauter le gouvernement qu’on fera réellement changer les choses.

Ce qu’il faut mettre en avant, ce sont des revendications concrètes, qui permettent de sortir de la spirale infernale pour reprendre tout ce que les capitalistes nous ont volé et pour conquérir de nouveaux droits.

Pour cela, nous devons nous organiser à la base, construire des assemblées qui permettent de discuter de nos revendications sans laisser d’autres les proposer à notre place. Nos solutions, nous ne les trouverons pas dans les promesses des politiciens et des politiciennes qui veulent déjà récupérer la mobilisation. Nos solutions, nous les trouverons en échangeant, en débattant et en nous coordonnant pour être plus forts toutes et tous ensemble.
Macron a peur et il a raison d’avoir peur. Cinquante ans après Mai 68, le fond de l’air est rouge.

Alternative libertaire, le 3 décembre 2018

vendredi 23 novembre 2018

Féminisme

Contre les violences faites aux femmes par les hommes

la peur va changer de camp !




À l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, associations, syndicats, mouvements divers dont en particulier « Nous toutes » appellent à un grand rassemblement pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Après une certaine libération de la parole des femmes, c’est dans la rue que nous devons montrer notre détermination ! Les violences des hommes envers les femmes prennent plusieurs formes. Qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, toutes sont à combattre !

LES AGRESSEURS ET LEURS STRATÉGIES

Marre d’être frappées ! En 2016, 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir été frappées de façon répétée. La même année, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire intime. Marre d’être agressées sexuellement ! Chaque jour, 243 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Marre d’être insultées ! 3⁄4 des auteurs d’insultes à l’égard des femmes dans l’espace public sont des hommes. Les insultes renvoient souvent à des stéréotypes sexistes : « salope », « conne », « sale pute », « vieille ».
Les violences faites aux femmes sont partout : dans la rue, dans les transports, à l’école, au travail mais surtout dans la sphère privée. Celles faites par des hommes masqués dans une ruelle sombre sont minimes. Dans 91 % des cas, les violences sont commises par des personnes connues de la victime (père, frère, ami, médecin, camarade, militant, collègue). Dans 45 % des cas, l’agresseur est le conjoint ou l’ex- conjoint. Le privé est politique, ne baissons jamais la garde. Les violences des hommes contre les femmes font partie du système patriarcal. Ne le laissons pas nous enfermer dans la peur et nous empêcher de nous révolter. Avec la déferlante de témoignages, la peur est en train de changer de camp.

LUTTES MULTIPLES : HOMOPHOBIE, RACISME, VALIDISME, CLASSISME

Le patriarcat atteint toutes les femmes, particulièrement les femmes racisées, faisant partie de la communauté LGBTI, porteuses de handicap, issues de milieu populaire qui subissent des oppressions simultanées affectant leur vie. Elles sont de ce fait plus susceptibles de subir des violences.

PRÉPARONS LA MOBILISATION, POUR UNE GRÈVE GÉNÉRALE DES FEMMES

Aucune solution judiciaire n’est adaptée. La justice non seulement ne fait pas son travail mais perpétue la culture du viol et donc les violences à l’encontre des femmes. Refus de prendre les plaintes des victimes dans les commissariats, discours culpabilisateurs, remise en question de la parole des femmes, relaxes des agresseurs. Ce sont encore aux femmes agressées de prouver leur non-consentement et non aux agresseurs d’apporter la preuve de l’assurance du consentement de l’agressée. Ni soutenues, ni écoutées, ni rassurées par la justice, peu de femmes victimes portent plainte.
Le samedi 24 novembre, notre colère et notre solidarité féminine vont se transformer en grand mouvement collectif ! Nous ne sommes pas seules ! Patrons, collègues, conjoints, la peur va changer de camp ! Comme en Espagne où 6 millions de femmes ont participé aux grèves et manifestations féministes du 8 mars dernier, créons un rapport de force pour que ça bouge.
Après le 24 novembre, rendez-vous le 8 mars 2019 pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes ! Nous, les femmes, exigeons l’égalité économique, sociale et poli- tique avec les hommes ! Les travailleuses gagnent environ 23,7% de moins que les hommes. Elles sont davantage touchées par la précarité.Nous, les femmes, voulons être libres ! Libres de marcher n’importe où, à n’importe quel moment de la journée, dans n’importe quel état, dans n’importe quelle tenue. Libres de notre orientation sexuelle et affective. Libres de procréer ou non et avec qui on veut. Libres d’accéder à des contraceptions gratuites et à l’IVG et à des consultations gynécologiques sans maltraitances.

Alternative Libertaire


samedi 17 novembre 2018

Grève

Accord gagnant pour les femmes de chambre 

sous-traitées du Marriott Prado Vélodrome



Les femmes de chambre de l’hôtel Marriott Prado Vélodrome, avec le soutien de leur syndicat CNT-SO, étaient en grève depuis le 12 novembre pour obtenir des avancées salariales. Après 4 jours d’un joyeux tintamarre mené par le piquet de grève, la direction régionale du sous-traitant du nettoyage, STN Groupe, a dû concéder la signature d’un accord de fin de conflit.

Celui-ci acte la satisfaction de l’essentiel des revendications des grévistes :

 

  • Augmentation des qualifications (AQS2) dans la grille de salaire conventionnelle
  • Mise en place progressive du 13ème mois

Quand l’accord rentrera en pleine application, les rémunérations annuelles de tous les salarié-e-s du nettoyage du site auront augmenté de plus de 09 % ! Ceci sans compter les effets de la mise en place d’un système de pointage permettant une prise en compte totale des heures travaillées et des heures complémentaires.

Pourtant, Il y a encore quelques jours, l’employeur prétendait ne pas pouvoir faire « d’effort » supplémentaires pour la rémunération de ses salariés… L’action déterminée de notre équipe syndicale aura encore démontré que la lutte collective est littéralement payante ! 

La victoire est belle, dans un contexte de régression généralisée pour les salarié-e-s, même si nous avons conscience que le chemin est encore long pour démonter ce système d’exploitation qui confisque l’essentiel des richesses générées par le monde du Travail. C’est n’est qu’un début…

CNT-SO Nettoyage PACA


jeudi 18 octobre 2018

Marseille en lutte

La Plaine tout un symbole

Grande manifestation pour des villes vivantes et populaires


Samedi 20 octobre 2018

14h manif Vieux Port • 19h Grand banquet autogéré sur la Plaine, Marseille




La Plaine et sa vie de quartier mythique sont menacées par le chantier monumental qui vient d’y démarrer : 3 ans de travaux sans accès à la place, mise en danger des 300 forains qui y travaillaient et des petits commerces alentours, 115 arbres historiques voués à être arrachés, 21 nouvelles caméras installées… FÒRA SOLEAM, GARDAREM LA PLANA !

… 20 millions d’euros dépensés (et toujours plus) pour que les vœux de la mairie soient exaucés briser les habitudes du quartier, faire grimper les prix de l’immobilier, renouveler la population du quartier. En somme, dénigrer son histoire.

Depuis le démarrage des travaux jeudi dernier les assemblées s’intensifient, les manifestations et actions se succèdent. Le mouvement, qui lutte depuis des années pour préserver ce terreau de vie sociale et politique, vise à empêcher l’avancée des travaux et à exiger une rénovation respectueuse de l’existant qui serait conçue avec les habitant.e.s et habitué.e.s du quartier.

Appel à tou·te·s celles et ceux qui refusent les politiques autoritaires de rénovation urbaine menées par les élus au pouvoir à Marseille et ailleurs,
À tout.e.s celles et ceux qui refusent la destruction volontaire des quartiers populaires au profit de la « reconquête » de l’espace urbain à des seules fins économiques,
À tout.e.s celles et ceux qui refusent le sacrifice des derniers ilots de verdures qu’il reste à nos villes, pour quel que motif que ce soit,
À tout.e.s celles et ceux qui ne veulent plus que l’ambition d’une ville se résume à être attractive pour les grands investisseurs,
À tout.e.s celles et ceux qui ont vu disparaître les fêtes, coutumes et habitudes populaires de leur quartier,
À tout.e.s celles et ceux qui voient toute l’absurdité de garantir la conduite d’une chantier de « rénovation » à l’aide d’une occupation policière massive.

Appel à tout.e.s celles et ceux qui souhaitent que l’amélioration de l’espace public se fasse avec les habitant.e.s des quartiers concernés,
À tout.e.s celles et ceux qui voient que la richesse présente de nos quartiers est déjà immense et ne demande qu’à être fertilisée,
À tout.e.s celles et ceux qui veulent une ville conviviale, solidaire, verte, expressive et débordante,
À tout.e.s celles et ceux qui sont sensibles à l’âme des quartiers insolents, aux brèches qu’ils ouvrent et qu’ils défendent,
À tout.e.s les habitué.e.s du Carnaval indépendant de la Plaine, de Noailles et des Réformés. Que votre ferveur nous fasse trembler de bonheur.

FÒRA SOLEAM, GARDAREM LA PLANA !

14H : GRANDE MANIFESTATION AU DÉPART DU VIEUX PORT. En soutien au carnaval de la Plaine et à tout ce qu’il représente, venez avec votre inventivité : masques, costumes, musique, marionnettes, chars, pancartes de luxe, banderoles et fanfreluches.
Munissez-vous aussi de quelques objets, dénichés ou de votre fabrication, qui symbolisent votre attachement à la ville et à sa culture populaire.

Collectifs marseillais en lutte, vous êtes chaleureusement invités à vous signaler pour rejoindre l’organisation de la manifestation !

19 H : GRAND BANQUET AUTOGÉRÉ SUR LA PLAINE
CHACUN RAMÈNE QUELQUES VICTUAILLES.

Mobilisation toute la semaine sur la Plaine, rejoignez-nous !

La Plaine on est là !

 

lundi 1 octobre 2018

Migrations et sans-papiers

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

Meeting de soutien


Jeudi 4 octobre 2018

19h à Solidaires 13
29 bd Longchamp Marseille 1er
 

Exilé.es et solidaires contre les frontières et les expulsions :
 

L’affaire des 3+4 de Briançon et la résistance collective aux renvois forcés en Italie

A la frontière franco-italienne, des lieux-refuges et des personnes tentent de rendre moins terrible l’exode des migrant.es fuyant l’Italie, où les conditions de non-accueil se sont encore détériorées avec l’arrivée du gouvernement d’extrême-droite. Face à eux, policiers, gendarmes et fascistes occupent la montagne. Le 22 avril, une marche transfrontalière de protestation contre la présence de la milice néo-fasciste Génération Identitaire au col de l’Echelle a entraîné l’arrestation et l’inculpation de 7 militant.es, qui risquent 10 ans de prison (procès le 8 novembre à Gap).

Pourtant, et c’est le sens d’une plainte collective déposée par des migrants du collectif Al Manba de Marseille contre l’Italie, ainsi que les luttes contre les expulsions dites "Dublin" comme à Faux-la-Montagne et ailleurs, tous les récits attestent de l’inhumanité croissante des conditions de vie et d’accès droits pour les exilé.es de l’autre côté des Alpes. Si ce n’est bien sûr guère mieux en France, il en va de la liberté de choisir son destin et de sa propre dignité de ne pas subir sans protester l’écrasement des vies et des solidarités.

Avec la participation :

- de plusieurs inculpés accusés de "passage de frontière en bande organisée" au col de Montgenèvre / Claviere (3+4 de Briançon en procès le 8 nov.)
- de migrants du collectif Al Manba ayant déposés une plainte collective contre l’Italie pour défaillance de la procédure d’asile et mauvais traitements
- de mineurs isolés qui témoigneront de la terreur régnant lors du passage de la frontière franco-italienne, en toute illégalité"

RELAXE POUR LES 3+4


LIBERTE DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION POUR TOUS ET TOUTES


Contact : mars3plus4debriancon@riseup.net

 

mardi 18 septembre 2018

Migrations et sans-papiers

Liberté pour les 3+4 de Briançon !

Présentation de l’affaire, co-organisé par CQFD et El Manba

Repas de soutien


Vendredi 21 septembre 2018

19h à Manifesten
58 rue Thiers Marseille 1er


Repas de soutien aux 7 inculpé.es dits les "3+4 de Briançon" (prix libre)

A l'occasion de la sortie du dernier numéro du mensuel CQFD dont le dossier central est consacré à l'hospitalité, CQFD et le comité de soutien marseillais aux 3+4 de Briançon s'associent pour proposer un repas de soutien aux inculpé.es. Une présentation de l'affaire précédera cette excellent dîner à prix libre !

Jeudi 8 novembre 2018 aura lieu à Gap le procès de 7 militant.e.s, dont 4 Français.e.s, 2 Suisses et une Italienne.

Celleux-ci risquent 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende.

Il leur est reproché « l’aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée » à l’occasion de la marche de solidarité du 22 avril dernier. Cette manifestation au caractère spontané était une réaction aux provocations racistes et dangereuses du groupuscule Génération Identitaire qui depuis la veille bloquait en toute impunité le col de l’Échelle.

Suite à cette marche, 3 militant.e.s ont été mis en détention provisoire durant 11 jours, puis assignés à résidence durant plus de 25 jours. Illes ont finalement été remis.e.s en liberté dans l’attente de la décision du Conseil Constitutionnel sur le délit de solidarité. Cette décision, tombée le 6 juillet, n’a en rien affecté leur situation, toujours pénalement répréhensible. En effet, le Conseil Constitutionnel a décidé que la solidarité devait se réduire à apporter une aide humanitaire ponctuelle côté français à celles et ceux qui, au péril de leur vie, parviennent à franchir la frontière. Ne seraient donc pas répréhensibles ceux qui aideraient par hasard, sans remettre en cause les politiques migratoires ; et condamnables celles et ceux qui s’organiseraient en solidarité ! Suite à cette décision, quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue et se retrouvent également poursuivies, pour les mêmes motifs.

Leur procès à tous les 7 se déroulera le 8 novembre prochain au Tribunal de Gap.

A cet égard, nous appelons à un rassemblement de soutien le plus large possible le 8 novembre devant le tribunal à Gap ainsi qu’à des actions de soutien décentralisées partout, en amont et jusqu’à la date du procès !

Les frontières sont humaines et non naturelles, à nous de les défaire !
Résistance et Solidarité sans frontières !

Texte rédigé par les comités de soutien Français, Suisse et Italien aux 3+4 de Briançon


lundi 3 septembre 2018

Solidarité

MILLE BÂBORDS, une zone à défendre !

Ensemble, fêtons, participons et soutenons notre association !


Samedi 15 septembre 2018

De 15h à 21h au Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré Marseille 3°



Avec les associations adhérentes de Mille Bâbords : Alarm, Alternative Libertaire, Attac, Bricabracs, CNT 13, Kheper, La Quadrature du Net, Libre Pensée Autonome, MutVitz 13, Resf 13, Survie PACA et bien d’autres !

Avec la participation des Amis de Richard Martin et de Solidaires 13.

Au programme : espace de parole et d’échanges, lectures, stands des associations, braderie de livres, buvette et petite restauration.

Concert à partir de 16h : Le Blues Anarseillais, Duval MC, la Batucada Gaïa’Z Onda et le groupe kurde Bawshan.

Mille Bâbords a besoin cette année particulièrement de moyens financiers pour poursuivre et développer l’ensemble de ses activités.

PAF souhaité : 3 € ou plus selon les moyens

Plus d’infos : contact@millebabords.org

Pour aller à la fête :

Théâtre Toursky
16 Promenade Léo Ferré
13003 Marseille
Métro Ligne 2 : Arrêt "National"
Bus 89 : Arrêt "Auphan/Vaillant"

lundi 6 août 2018

Écologie

Agriculture : Les vignobles de Bolloré occupés dans le Var



Une action a été menée dans le Var par la Confédération paysanne pour dénoncer la financiarisation des terres agricoles et leur accaparement par les multinationales, ici et ailleurs.


Mardi 5 juin, soixante-dix paysannes et paysans du sud-est de la France ont occupé les vignes de Bolloré à La Croix-Valmer dans le Var. L’objectif rappelé par Laurent Pinatel, porte-parole national du syndicat, était de dénoncer l’accaparement des terres ici et ailleurs. La région Provence est particulièrement touchée par le phénomène. Le prix de l’hectare de vigne a plus que triplé, passant de 20 000 à 70 000 euros en quelques années. De nombreux domaines sont passés entre les mains d’investisseurs fortunés. Le groupe Bolloré a acquis en 2001 plus d’une centaine d’hectares de vignes.

Dans son communiqué de presse, la Confédération paysanne rappelle ses priorités : « La terre doit aller en priorité à celles et ceux qui la travaillent et qui en ont besoin pour vivre. Le foncier doit servir à installer des paysannes et paysans plus nombreux, non à agrandir celles et ceux qui n’en n’ont pas besoin. » Comme en Afrique, « nous dénonçons la financiarisation de l’agriculture : des personnes extérieures au monde agricole viennent faire du fric sur la terre des paysans en les excluant », déplore Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.

Au 31 décembre 2015, la Socfin, détenue à 38,7 % par Bolloré, annonçait plus de 400 000 hectares de concessions. La Socapalm, filiale de la société Socfin, loue à l’État camerounais 58 063 hectares de terres agricoles pour 7,69 euros par hectare et par an, quand le loyer annuel des paysans camerounais oscille entre 61 et 154 euros par hectare. Un documentaire du journaliste Tristan Waleckx décrivait les conditions de vie des travailleuses et travailleurs dans les plantations de la Socapalm, logé.es dans des conditions insalubres, travaillant à la tâche et sans vêtements de protection. Le 5 juin 2018 le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé le journaliste, attaqué en diffamation par Bolloré.

Les paysans et paysannes camerounaises voisins des plantations de Bolloré sont privés de terres et voient leurs conditions de vie se dégrader. Une Alliance internationale des riverains des plantations Bolloré-Socfin a été créée en 2013. Le 23 avril 2015 a débuté l’occupation d’une plantation de la Socapalm, filiale de Socfin, pour protester contre l’accaparement de leurs terres par la holding de Bolloré.

La Confédération paysanne dénonce depuis 2005 la mystification des agrocarburants qui appauvrit la paysannerie, affame les populations et détruit la planète. Mais c’est avec une certaine surprise que nous avons appris que, les 10 et 11 juin 2018, la FNSEA avait décidé de mener une action de blocage de raffineries en France, prétendument pour protester contre l’importation d’huile de palme.

Comme le rappelle la Confédération paysanne dans son communiqué du 11 juin 2018, cette action devant les raffineries a été taillé sur mesure pour «  défendre les intérêts du groupe Avril » lui-même importateur de 200 000 tonnes d’huile de palme et qui entretient des liens étroits avec la FNSEA. Ainsi Arnaud Rousseau, président du groupe Avril, est aussi vice-président de la FDSEA de Seine-et-Marne.

Georges Claas (AL Var)

Alternative Libertaire n°285, juillet-août 2018 


 

samedi 7 juillet 2018

Solidarité internationale

Kurdistan, révolution, Autogestion

Retour sur la soirée du 11 juin 2018



Alternative Libertaire a organisé du 27 mai au 30 juin, une tournée de meetings en solidarité avec la gauche kurde. Trois anciens volontaires internationaux dans les YPG, accompagnés d’un chauffeur, ont sillonné les routes pour tenir 25 meetings dans toutes les régions du pays. Notre camarade Arthur Aberlin, qui a tenu en 2017 le blog Kurdistan-autogestion-revolution était là avec deux autres révolutionnaires engagés dans les YPG entre 2016 et 2018 : le Français Siyah et l’Américain Arges.

La tournée a fait escale à Marseille le lundi 11 juin. La conférence-débat qui s’est tenue à Mille Bâbords a fait salle comble, plus d’une cinquantaine de personnes y ont assisté. Elle a été introduite par le film de Mireille Court et Chris den Hond, Rojava, une utopie au coeur du chaos syrien. Ce documentaire de 45 minutes brosse un panorama rapide mais bien documenté des différents aspects du processus révolutionnaire en Syrie du nord, une bonne entrée en matière pour les gens connaissant peu la question.

Les trois volontaires internationaux ont ensuite pris la relève pour une riche et dense intervention en six points : la question de l’émancipation des femmes ; l’architecture de la démocratie pluricommunautaire ; la question de l’anticapitalisme ; l’alternative au modèle étatique ; la vie de tous les jours dans la révolution ; les structures révolutionnaires qui ont permis à cette révolution de naître. La soirée s’est ensuite terminée par un débat avec la salle durant lequel plusieurs sujets ont été abordés dont les relations des YPG avec les impérialismes américains et français et les risques d’instrumentalisation qui en découle, ou bien la question LGBT.

Une belle soirée très instructive, qui a permis de confronter la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, en évitant les écueils du romantisme source de désillusion. C’est un succès à l’image du reste de la tournée.

Alternative Libertaire Marseille

Pour écouter l’enregistrement de l’intervention des trois révolutionnaires internationaux cliquer ici.


mardi 3 juillet 2018

Luttes sociales

Gagner, c’est possible !




Avec une seule journée de grève chez Carrefour, les syndicats ont obtenu des clopinettes. Après plusieurs semaines de grève, les salarié.es des Catacombes de Paris engrangent une vraie victoire. Gagner ? Oui c’est encore possible, à ce prix là. En Normandie, les hospitalier.es ont été malheureusement obligé.es d’ajouter la grève de la faim pour obtenir satisfaction. 

La peur doit changer de camp


Au niveau de l’entreprise, tout syndicaliste le sait, rien de sérieux ne peut être arraché au patron tant qu’il ne craint pas un arrêt de production. Dès qu’il n’a plus peur d’une grève, d’un blocage, d’un sabotage, il ne cède plus sur rien. Et c’est pareil au plan national. Les journées d’action isolées, même massives comme en 2010 pour les retraites, ne permettent pas de gagner. 50 ans après la grève générale de Mai 68, la grande peur des capitalistes est retombée et ils frappent de plus en plus fort pour casser nos acquis et nos services publics. Depuis 1983, l’offensive des patrons et de l’Etat, qu’il soit géré par la « droite » ou la « gauche », monte en puissance. Chaque recul des travailleurs et des travailleuses étant un encouragement à aller plus loin et plus vite.

La grève durable


Même les économistes libéraux chiffrent aisément ces succès de l’offensive patronale : les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux. Après 35 ans de défaites successives, la destruction de milliers d’entreprises et de millions d’emplois, les travailleurs et travailleuses hésitent à se lancer parce qu’ils ressentent le niveau de combat nécessaire à une victoire. Mais il n’y a pas d’autre chemin. Il est évident que seule une grève générale reconductible pourrait renverser la vapeur. Et si le dire ne suffit pas à la construire, le taire serait mentir. Les syndicats devraient tenir un langage sans équivoque pour préparer les esprits aux sacrifices qu’impose un véritable affrontement. Pas de victoire sans souffrances : c’est dur mais c’est la réalité de la lutte des classes.

L’exemple de la SNCF


Il revient naturellement aux salarié.es concerné.es de déterminer leur mode d’action. Et nous ne chercherons pas à faire la leçon aux camarades qui totalisent courageusement plus d’un mois de grève ce printemps. Néanmoins, nous qui avons toujours mis en cause le calendrier de grève en pointillé, nous posons la question : quitte à perdre un mois de salaire, n’aurait-il pas été plus efficace de se lancer dans une grève reconductible ? Une toute autre dynamique, en interne comme pour les autres secteurs professionnels, était possible. La direction (et les usager.es) souffrent certes mais finalement se sont adapté.es. Le calendrier prévu sur trois mois a de plus vidé d’intérêt les AG où les cheminot.es se font rares puisqu’il n’y a rien à débattre sur les suites de l’action. De toute évidence même à la SNCF il n’y aura pas de succès sans une paralysie prolongée de l’entreprise.

Rendez-vous au Medef !


Chaque année, fin août, le Medef tient son Université d’été dans les Yvelines. Chaque année un petit rassemblement s’y tient. Pour une bonne rentrée sociale, pour que la peur change de camp vraiment, bloquons les patrons et ministres qui prépareront là leurs prochaines attaques contre les travailleurs et les travailleuses.

Alternative Libertaire, 28 juin 2018

vendredi 25 mai 2018

Solidarité internationale


Un volontaire communiste libertaire au sein des YPG raconte

Conférence-débat 

 

Lundi 11 juin 2018

19h à Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...).
C’est de tout cela que nous voulons parler.

Au programme de la soirée : 

Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;

Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;

Intervention d’Arthur Aberlin, militant libertaire français engagé dans les YPG en 2017.

Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

Alternative Libertaire Marseille

Luttes sociales

Dégager Macron  ? Et après  ?




« Sortie de l’euro », « VIe république », « revenu universel »... autant de hochets plus ou moins tapageurs. Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota. Une bonne solution  ? Socialisation, autogestion.

Évidemment, si une vague de révolte sociale faisait vaciller le gouvernement, et chassait Macron de l’Élysée, on ne pourrait qu’applaudir, car ce serait l’indice de la puissance du mouvement social.

Mais en vrai, entre nous, on s’en fiche de «  dégager Macron  ».

Macron n’est rien. «  Jupiter  » n’est qu’un mythe. Sa politique n’a rien de nouveau, ni de «  disruptif  ». Elle ne fait que s’inscrire dans la trajectoire de ses prédécesseurs Hollande, Sarkozy, Chirac ou Mitterrand.

Parce que la politique de l’État, dans un cadre capitaliste, c’est toujours la politique du capitalisme. Remplacer l’ultralibéral Macron par un politicien keynésien ou souverainiste, là n’est pas la question.

La question que personne n’ose poser


La question centrale, fondamentale, c’est celle de la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange. La question centrale, fondamentale, c’est  : qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ?

Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.

Chaque politicien a sa solution clef en main pour soit-disant changer la vie : ici ça va être la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières, là une Constituante tirée au sort, la VIe république, le revenu universel, la nationalisation des banques, et bien d’autres hochets plus ou moins tapageurs.

A chaque fois, posons-nous la question  : ce politicien met-il en cause la propriété capitaliste  ? Veut-il que l’économie soit socialisée ou qu’elle reste sous le contrôle d’une minorité privilégiée  ? Ou bien garde-t-il un silence embarrassé à ce sujet  ?

Alternative libertaire le dit clairement  : il n’y aura pas de solution à la désagrégation sociale et à la catastrophe écologique sans l’expropriation des possédants, la socialisation de l’économie, son autogestion par les premières et les premiers concernés, sa mise au service de la population.

Ce n’est qu’en socialisant les entreprises et l’économie en général que nous pourrons relocaliser l’industrie, produire ce qui est socialement utile et écologiquement viable. Ce n’est qu’en confiant la gestion de la production aux premières et au premiers concernés que l’on pourra transformer le travail, le désaliéner, remettre en cause la séparation entre travail manuel et intellectuel, réduire drastiquement le temps de travail.

Pour l’autonomie du mouvement social


Cette autogestion socialiste est au cœur du projet communiste libertaire que nous portons.

Les classes populaires peuvent redevenir actrices et décideuses. Il y a urgence à renforcer les mouvements sociaux, les grèves, le syndicalisme, les associations de lutte… Aujourd’hui, les mouvements sociaux sont à la recherche d’un nouveau souffle. Ils le trouveront s’ils savent se réinventer. Car la lutte des classes, elle, ne s’arrête jamais.

Mais, pour reconstruire les mouvements sociaux, il faut aussi ne pas reproduire les erreurs du passé, et ne pas placer de vains espoirs dans une alternance politicienne à la tête de l’État. En 1981 comme en 1997, cela s’est toujours traduit par un affaiblissement du mouvement social et la trahison des promesses électorales…

L’autonomie du mouvement social, c’est la condition de sa capacité politique. C’est la condition pour que, demain, il représente une force véritable, sans laquelle il n’y aura pas d’alternative au capitalisme.

Alternative Libertaire, 24 mai 2018

mercredi 23 mai 2018

Solidarité internationale

Tournée AL 2018 :

Kurdistan, Révolution, Autogestion




Du 27 mai au 23 juin, Alternative libertaire organise une tournée de rencontres-débats avec un (voire trois) volontaires révolutionnaires au sein des YPG. L’occasion de rencontrer des camarades qui ont arpenté le Rojava en 2016-2018, et pourront donner leur point de vue sur la dynamique émancipatrice, ses limites, son potentiel, et l’indispensable solidarité internationale.

Depuis 2014, son rôle de rempart face aux atrocités djihadistes au Moyen-Orient a placé la gauche kurde sous les feux de la rampe.

Ce que l’on sait moins, c’est que dans les zones qu’elle contrôle, et notamment au Kurdistan syrien (Rojava) elle a favorisé l’essor d’une contre-société sur des bases féministes, sociales, démocratiques et, d’une certaine façon, laïques.

Pour cette raison, elle fait peur aux tyrans de la région  : les régimes turc, iranien ou syrien.

Cette situation inédite appelle un soutien de toutes et tous les révolutionnaires et anticolonialistes sincères.

Un soutien acritique  ? Nullement car, comme tout processus révolutionnaire, celui-ci court des risques : une dérive autoritaire est toujours possible, de même qu’une instrumentalisation par des puissances étrangères (États-Unis, Russie, France...). C’est de tout cela que nous voulons parler.

AU PROGRAMME

  • Projection du film de Chris den Hond et Mireille Court, Rojava, une utopie au cœur du chaos syrien (45 minutes) ;
  • Présentation du livre Kurdistan Autogestion Révolution, éd. AL, mars 2018 ;
  • Intervention d’Arthur Aberlin, militant communiste libertaire français engagé dans les YPG en 2017.
  • Intervention (sous réserve) de deux autres militants révolutionnaires engagés entre 2016 et 2018.

TOUTES LES DATES

  • Le 11 mai à Lisieux (14), à 20h30 au bar de la Gare, 2, place Pierre-Sémard (sans Arthur Aberlin)
  • Le 27 mai à Rouen (76), à 15 heures, à la Halle aux toiles, 19, place de la Basse-Vieille-Tour, coorganisé par AL et la FA
  • Le 28 mai à Orléans (45), à 19h30, à l’auditorium de la médiathèque, 1, place Gambetta
  • Le 29 mai à Angers (49), le soir, à l’Etincelle, 56 Boulevard du Doyenné, coorganisé par AL, par Kedistan et par la librairie Les Nuits bleues
  • Le30 mai à Rennes (35), à 20 heures, au Bar Babazoula, 182 avenue du Général-Patton, coorganisé par AL, le CDK et les Amitiés kurdes de Bretagne
  • Le 31 mai à Lorient (56), le soir, à la Cité Allende-Maison des associations, 12, rue Colbert
  • Le 1er juin à Nantes (44), à 19h30, à la Maison des syndicats, 1, place de la Gare-de-l’État
  • Le 2 juin à Fougères (35), le soir, au local autogéré Les Oiseaux de la tempête, 14 rue de la Pinterie
  • Le 4 juin à Bordeaux (33), le soir, à L’Athénée municipal, place Saint-Christoly, coorganisé par AL, le CDK et le collectif antifasciste Pavé brûlant
  • Le 5 juin à Millau (12), à 20h30, au Café La Loco, 33, avenue Gambetta
  • Le 6 juin à Toulouse (31), à 19 heures, à la Chapelle, 36, rue Casanova
  • Le 8 juin à Nîmes (30), à 19 heures, au café Chez Mémé, 7, rue Fléchier, coorganisé par AL, la CGA et le Centre démocratique kurde du Gard
  • Le 9 juin à Montpellier (34), à 20 heures, au Centre associatif La Gerbe, 19, rue chaptal
  • Le 10 juin à Fréjus (83), à 17 heures, au Palais des anneaux, 129, rue Albert-Einstein, coorganisé par AL et par le centre culturel kurde de Draguignan
  • Le 11 juin à Marseille (13), le soir, à Mille Bâbords, 61, rue Consolat
  • Le 13 juin à Brioude (43), le soir, au Café La Clef, 53, rue de la Pardige
  • Le 14 juin à Lyon (69), le soir, à la Maison de la Mésopotamie, 11, rue Mazagran, Lyon 7e
  • Le 15 juin à Dijon (21), à 19 heures, à l’espace autogéré des Tanneries, 37, rue des Ateliers
  • Le 16 juin à Strasbourg (67), à 18 heures, au Centre démocratique du peuple kurde, 7, rue de la Broque
  • Le 18 juin à Nancy (54), le soir, à la MJC des Trois-Maisons, 12, rue de Fontenoy
  • Le 19 juin à Paris 10e, le soir, à l’Académie des arts et cultures du Kurdistan, 16, rue d’Enghien
  • Le 20 juin à Montreuil (93), à 19h30, à la Maison ouverte, 17, rue Hoche
  • Le 21 juin à Saint-Denis (93) (lieu à venir)
  • Le 22 juin à Amiens (80), à 19 heures, salle Maurice-Honeste, 67, boulevard du Cange, coorganisé par AL, le collectif libertaire Alexandre-Marius Jacob, Ensemble, FSU, Solidaires
  • Le 23 juin à Lille (59), le soir, à l’espace autonome Les Dix-Huit-Ponts, 38 rue de Trévise




vendredi 27 avril 2018

1er mai

Journée internationale 

des travailleurs et travailleuses

 

Manifestation

 

Mardi 1er mai 2018

10h 30 Vieux-Port Marseille


 

mardi 17 avril 2018

Luttes sociales



Pour amplifier et coordonner le mouvement social

Grève et manifestation 


Jeudi 19 avril 2018

10h 30 Vieux Port Marseille

A l'appel de :
CGT, Solidaires 13, CNT-SO, CNT 13


jeudi 12 avril 2018

Antifascisme

Marseille :

Bastion social tu perds ton sang-froid





Avant même l’ouverture d’un nouveau local d’extrême droite à Marseille, les fafs de tout poil menacent et passent à l’acte. Serrons les rangs.

Prononcer le mot « Bastion » fait immanquablement penser à la « forteresse Europe », chère à Hitler. Un bastion, soi-disant social, où se remparent les frilosités identitaires, les peurs petites-bourgeoises de l’autre, où il ne sort que haine, ratonnades, et appels au meurtre. Alternative libertaire a déjà dénoncé les violences contre militants, lieux de culture, ou homosexuels passés à tabac dont le Bastion social de Lyon s’est rendu coupable...

Le phénix hideux du GUD, allié à ce que l’extrême droite compte de plus illuminé (royalistes), de plus réactionnaire (PNF et autres identitaires), n’en finit pas de renaître de ses cendres, et fait des petits à Aix, à Marseille.

Sur le modèle de la Casapound italienne, invoquant des valeurs d’autonomie, d’identité, de « justice sociale » – mais pour les « Français de souche » uniquement – ou se disant, comme à Chambéry « social, national, radical », les Bastions continuent de s’implanter dans plusieurs villes, avec peu de réactions de la part des « pouvoirs publics ».

À Aix, les fascistes sont installés depuis deux mois, des rassemblements ont réuni leur centaine de militants. Mais dans une ville qui autorise les descentes au flambeau dans l’artère historique, au son de chants patriotiques, et au nom d’une prétendue « fierté aixoise », ça ne change évidemment pas grand-chose. Et les discours offusqués de la LDH, flanquée du PCF, appelant l’État républicain à prendre ses responsabilités, n’inquiéteront jamais les fachos.

Le 24 mars, le mouvement social marseillais a manifesté contre l’implantation d’un nouveau BS. Un tractage de l’Action française avait déjà fait un premier blessé. Soutenus par Steven Bissuel, ex-dirigeant du GUD en l’absence de Logan Djian purgeant une peine de prison pour violences aggravées, l’AF voulait que les antifas « sachent qu’on se défend très bien ». Une police sur les dents, interdisant les abords du local de BS aux manifestants, et des fafs en faction formaient la toile de fond de la manif, à l’appel de Visa (vigilance et initiative syndicale et antifasciste) et regroupant quelques 29 organisations politiques et syndicales.

Les fachos hors de nos quartiers


Cette manifestation unitaire, contrairement à celle d’Aix, ne demandait rien à l’État ou à un hypothétique sens des responsabilités républicain, dont nous savons qu’il n’est jamais invoqué que pour entériner des décisions injustes et antisociales. Le mot d’ordre était de sortir les fachos de nos quartiers par nos propres moyens, depuis le quartier, sur les marchés, dans la rue, sans rien attendre d’une mairie affairiste, de droite, et qui compte 2 élus FN.

La manifestation marseillaise avait été précédée d’un tractage dans les quartiers traversés, pour sensibiliser la population à prendre en main les moyens de se débarrasser de cette gangrène.

Car une fois ancré à Strasbourg, Chambéry, Lyon, Marseille… le Bastion social sera banalisé et son discours confusionniste pseudo-social fera apparaître ses thèses racistes, et ses conclusions ultraviolentes comme des alternatives viables, auxquelles des Wauquiez et autres Dupont-Aignan sauront faire écho, sur le ton de l’évidence. À Marseille comme ailleurs, notre vocation libertaire est de soutenir les quartiers d’immigration, ouvriers, relégués, contre la bête immonde, de faire œuvre d’éducation populaire. Encore et toujours. Jusqu’à l’autodéfense populaire.

Cuervo (AL Marseille)

Alternative Libertaire n°282, avril 2018
 

mardi 10 avril 2018

Luttes sociales



Stop Macron

Manifestation unitaire

et soutien aux cheminots ! 


Samedi 14 avril 2018

14 h Vieux Port Marseille

Appel de :
CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, UNL-SD, PCF, FI, PG, NPA, Ensembles, Rouge Vifs, RLG, ATTAC, Mouvement de la Paix

Antifascisme

Les "bastions sociaux"

une mutation de l’extrême droite ?

Conférence-Débat 


Vendredi 13 avril 2018

20h Equitable Café
54 Cours Julien Marseille 6°



Depuis quelques mois en France se développent des lieux dans des centres urbains où se rassemblent des groupes d’extrême droites qui prennent la dénomination de "bastion social". A l’origine, ces groupes s’inspirent des pratiques de la CasaPound, formation politique fasciste italienne qui s’est développée dans les villes grâces à des centres sociaux. Le département des Bouches-du-Rhône n’y échappe pas puisque deux antennes issues de la dissolution du GUD et des éléments de l’Action Française Provence tentent de s’implanter en plein centre ville d’Aix ainsi que près du Vieux Port. Une conférence assurée par VISA 13 - Vigilance et initiatives syndicales antifascistes - d’un débat.

VISA 13 est une déclinaison départementale du réseau VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes) qui regroupe des sections syndicales et des militants syndicalistes de la CGT, de la FSU, de SOLIDAIRES et de la CNT-SO dans les Bouches-du-Rhônes, tous soucieux de faire barrage aux incursions de l’extrême droite et plus particulièrement du Front National sur le terrain social.

La conférence débute à 19h30.
Prix libre (adhésion à l’Équitable Café)

Organisée par VISA 13
Le site de VISA (national) : http://www.visa-isa.org/
https://www.facebook.com/events/1221227434646297/

lundi 9 avril 2018

Education

Quand Gaudin vend les écoles au privé

Conférence-débat avec Nicolas de la Casinière


Jeudi 12 avril 2018

19h Local Solidaires
29 bd Longchamp Marseille 1°



Sud Éducation 13, la CNT-SO 13, la CGT Éduc’action et la librairie Transit co-organisent une conférence sur le thème des PPP le jeudi 12 avril à 19h au local de Solidaires avec Nicolas de la Casinière, journaliste et auteur du livre Services publics à crédit.

La mairie de Marseille vient de décider le recours au partenariat public-privé (PPP) pour la construction et la rénovation de dizaines d’écoles de la ville. Cette opération juteuse pour les entreprises du BTP s’avèrera catastrophique pour les caisses de la municipalité et livre les écoles aux intérêts privés.

Nicolas de La Casinière, auteur de Services publics à crédit, et spécialiste de la question des PPP nous expliquera à quel point ce système inventé outre-manche s’est montré désastreux pour les collectivités territoriales qui l’ont utilisé.

Voir le site du collectif : http://marseille-contre-les-ppp.fr/

Palestine

Palestine : contre l’occupation, boycott-désinvestissement-sanction



Alors que débute la deuxième semaine de mobilisation pour le droit au retour des réfugié.es sur leurs terres, l’armée israélienne a promis de recommencer à tirer dans la foule. Contre le colonialisme, contre la répression, Palestine vivra !

Le vendredi 30 mars a été lancée, à Gaza, une mobilisation palestinienne pour réclamer, la levée du blocus et le droit au retour des réfugié.es spoliées de leurs terres par Israël depuis 1948.

Lors de cette journée, des manifestations pacifiques ont convergé aux abords de la clôture érigée par Israël. A la fin de la journée, 18 manifestants sans défense ont été tués par les snipers israéliens, qui en ont aussi blessé par balles des centaines d’autres.

Ce crime s’ajoute aux nombreux précédents meurtriers liés à la colonisation Israélienne. Colonisation qui refuse d’accorder le minimum de considération aux droits des Palestiniennes et des Palestiniens, y compris le droit à la vie.

Alternative libertaire condamne la politique criminelle d’Israël, dénonce les encouragements américains à cette politique et le silence de la communauté internationale. En tant qu’anticolonialistes réclamant le droit des peuples à disposer de leur libertés, nous nous joignons aux voix protestant contre l’occupation, et soutenons la Marche du retour des six prochaines semaines, tout en rappelant que cette mobilisation palestinienne est populaire, et déborde les forces politiques au pouvoir.

Alternative Libertaire soutient le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) lancé par la société civile palestinienne en 2005, et appelle à ce que le mouvement BDS soit amplifié. Les dernières attaques coordonnées de la diplomatie israélienne contre la campagne BDS en Europe et aux États-Unis montrent que cette méthode de lutte, qui a fait ses preuves à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, peut représenter un redoutable pouvoir de nuisance.

En cette deuxième semaine de la mobilisation palestinienne, et à l’annonce par Israël du maintien de la consigne de tir sur les manifestantes et les manifestants, nous nous joindrons aux appels aux rassemblements pour dénoncer ces crimes.

Vive la lutte du peuple palestinien contre l’occupation !

Alternative libertaire, le 8 avril 2018

dimanche 8 avril 2018

Palestine


GAZA : halte aux massacres, levée immédiate du blocus, sanctions contre Israël



Le vendredi 30 mars 2018, l’armée israélienne a tiré à balles réelles contre les Palestiniens de Gaza, qui s’étaient rassemblés en masse pour la « marche du retour », exigeant la levée du blocus de Gaza et le droit au retour des réfugiés palestiniens. On compte 16 morts, victimes de tirs des snipers de l’armée israélienne, officiellement postés pour tuer, et 1416 blessés dont la moitié par balles.

Le blocus de Gaza, total depuis bientôt 11 ans, enferme et pousse au désespoir une population de 2 millions de personnes, dont 1,3 millions de réfugiés, qui ne demandent qu’à vivre, travailler, produire, faire vivre leur société. Il détruit l’économie et la société palestinienne de Gaza. Il est illégal selon le droit international et condamné par de nombreux Etats, dont la France.

Le droit au retour des réfugiés palestiniens, chassés de leurs foyers en 1948, est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU. Israël l’a acceptée, comme condition de son admission à l’ONU le 11 mai 1949, mais a toujours refusé de la mettre en œuvre.

Les marches du retour vont se poursuivre pendant 6 semaines, jusqu’au 15 mai prochain, date qui marquera les 70 ans de la Nakba, l’expulsion des Palestiniens chassés de leur propre pays. Tout en dénonçant la colonisation, l’occupation, l’annexion de Jérusalem et les provocations de Trump, elles porteront la revendication des réfugiés palestiniens pour la mise en œuvre de leur droit au retour.

Il faut arrêter ce massacre, qui risque de se reproduire dans les jours et semaines à venir : La France et L’Europe ont un devoir de protection du peuple palestinien. Elles doivent immédiatement et clairement interdire à Israël, sous peine de sanctions immédiates, le recours aux armes de guerre contre la population palestinienne qui manifeste pour ses droits.

Face à un pouvoir israélien qui ne se donne plus aucune limite, face aux provocations et à la complicité des États- Unis, la France et l’Europe doivent maintenant changer de logique : elles doivent exiger la levée du blocus de Gaza, l’arrêt de toute colonisation, l’arrêt des destructions de maisons et d’infrastructures palestiniennes, la suspension de toute mesure unilatérale, la fin de l’occupation et le droit au retour des réfugiés palestiniens en application de la résolution 194 de l’ONU. Ces demandes ne peuvent plus être des options ou des souhaits, elles doivent devenir des exigences, assorties de sanctions tant qu’elles ne sont pas appliquées.

Pour faire cesser la complicité des institutions françaises, européennes et internationales et des grandes entreprises, nous appelons nos concitoyens à se mobiliser, à agir pour porter ces exigences par tous les moyens de l’action citoyenne y compris ceux portés par la société civile palestinienne sous la forme de la campagne BDS, notamment la demande d’embargo sur les armes et l’arrêt de la coopération militaire et sécuritaire avec Israël.

Halte aux massacres. Levée immédiate du blocus de Gaza. Sanctions contre Israël. Respect des droits du peuple palestinien.

Signataires membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc - Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Écologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) – Organisation de Femmes Egalité – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix – Sortir du colonialisme – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

 Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens


lundi 19 mars 2018

Antifascisme

Pour la Fermeture du local du « Bastion Social » !

Les fascistes n'ont pas leur place à Marseille, ni ailleurs !

Manifestation


Samedi 24 mars

15h aux Mobiles
En haut de la Canebière Marseille 1°



Uni-e-s contre l’extrême droite !
À Marseille et partout ailleurs !


La montée de l'extrême-droite est à l'oeuvre dans plusieurs pays européens, comme l'ont notamment rappelé les récents résultats électoraux en Autriche ou en Italie,  ainsi que le score du FN en France !

Les politiques antisociales, sécuritaires et anti-migrants du gouvernement actuel, dans les pas de leurs prédécesseurs en favorisant et légitimant la xénophobie et le racisme ne font que renforcer le développement des idées et groupes d’extrême droite, en nette augmentation ces derniers mois et dernières années.

Le 24 mars sera inaugurée à Marseille une section du  « Bastion Social ».

Le  « Bastion Social », c'est une organisation néo-fasciste née des cendres du Groupe Union Défense. Le local qui ouvrira ses portes à Marseille sera géré par des ancien.ne.s membres de l'Action Française Provence, groupuscule royaliste et d’extrême droite. Sa stratégie est calquée sur celle des fascistes italien.ne.s de CasaPound : s'implanter localement, en ouvrant des lieux qui se prétendent populaires, à vocation sociale et solidaire.

Solidaire et populaire, uniquement sur le papier, et de manière très sélective. Cette prétendue « charité » ne s'adresserait en réalité qu'aux SDF blanc.he.s et de nationalité française, mais même cela n'a jamais été mis en œuvre. Comme depuis toujours, l'extrême-droite est totalement indifférente aux gens qui vivent dans la misère, et ne fait que monter les pauvres les un.e.s contre les autres. Historiquement, l'extrême-droite a toujours été  du côté du patronat !

Derrière le prétendu « Bastion Social », des réseaux d'extrême-droite. Leurs membres partagent des idées racistes, sexistes, xénophobes, anti-LGBTI... et viennent de diverses mouvances : catholiques intégristes, royalistes, nationalistes, néo-nazi.e.s... Des élu.e.s FN ont également apporté leur soutien au  « Bastion Social »,  notamment Stéphane Ravier, maire des 13ème et 14ème arrondissements de Marseille.

Leur présence imposera une tension quotidienne, à l'image des violences et des intimidations qui ont été largement ressenties depuis l'apparition d'un local de l'Action Française rue Navarin, dans le centre-ville marseillais. Dans les villes atteintes par le  « Bastion Social » (Lyon, Strasbourg, Chambéry, Aix), les agressions fascistes se sont multipliées et banalisées.

À nous de montrer que les idées et les valeurs du  « Bastion Social » ne sont ni les nôtres, ni celles de notre ville, en nous mobilisant dans l’unité la plus large possible.

Signataires : ATTAC Marseille, Alternative Libertaire Marseille, CGT Educ’action 13, CGT Ferc Sup Université d’Aix-Marseille, CGT PJJ Sud-EST, CNT-SO 13, CNT-STICS 13, Collectif Nosotros, Collectif Soutien Migrant-e-s 13/Al Manba, Ensemble 13, Front Révolutionnaire Antifasciste de Provence, FSU 13, Génération.s Marseille 1e/7e, Groupe Germinal FA 13, Jeunes Communistes 13, Jeunes Génération.s 13, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Marche Mondiale des Femmes 13, MRAP 13, Parti de Gauche 13, RESF 13, Résister Aujourd’hui, Rouge Vif 13, RUSF 13, Solidaires Finances Publiques 13, Solidaires 13, Sud Education 13, UNEF Aix-Marseille, Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 13

Autogestion

« Les Coriaces sans les Voraces » 

de Claude Hirsch

Projection-débat en présence du réalisateur

 

Vendredi 23 mars 2018

19h Mille Bâbords
61 rue Consolat Marseille 1°


Après Pot de thé, pot de fer (2013) et 1336 jours, des hauts, débats, mais debout (2017), Les Coriaces sans les Voraces sera présenté en présence de Claude HIRSCH, le réalisateur, et d’un représentant de la coopérative SCOP-TI (sous réserve).

Après une lutte de 1336 jours devenue exemplaire, les salariés de l’usine Unilever ont obtenu de reprendre leur entreprise et d’en faire une SCOP. Où en sont-ils aujourd’hui ? Quels sont leurs nouveaux défis ? Comment gère-t-on une coopérative ouvrière sans perdre la problématique syndicale qui les a guidés tout le long du conflit ?

Le réalisateur suit depuis longtemps l’aventure et a voulu répondre à ces questions en filmant le quotidien de ces salariés d’un nouveau genre.

Luttes sociales



Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat 

Journée de grève et manifestation

A l'appel de CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES


Jeudi 22 mars 2018

10h 30 Vieux Port Marseille