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lundi 18 septembre 2017

Luttes sociales


Contre l’attaque du Code du travail, de la Sécurité sociale, des Services publics

Manifestation unitaire et grève 

à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU, UNEF, UNL et la CNT 

jeudi 21 septembre 2017

10h30 au Vieux Port Marseille

mardi 5 septembre 2017

International

Un autre futur pour le Kurdistan ?

Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique


Causerie du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme

Avec l'auteur Pierre Bance

Samedi 9 septembre 2017

 17h au CIRA
50 rue Consolat Marseille 1°




Dans la presse, chez les militants de gauche ou les politologues, on parle beaucoup des exploits des combattants et combattantes kurdes. Pourquoi réussissent-ils, là où les autres échouent ? Parce qu’au-delà de la défense de leur identité, une idée nouvelle leur fait espérer un autre futur : le confédéralisme démocratique. Et de cela, on ne parle pas.

Au début des années 2000, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) abandonne le marxisme-léninisme et son ambition de construire un État-nation kurde. Il adopte alors l’idée et la stratégie du confédéralisme démocratique pensé par son leader, Abdullah Öcalan, lui-même fortement influencé par le municipalisme libertaire du philosophe américain Murray Bookchin qui place l’écologie sociale comme moteur de la révolution. Les organisations de la société civile (associations, syndicats, coopératives, communautés ethniques et religieuses, partis…) se mettent en réseau sans que leur stratégie n’exclue la conquête de municipalités et l’élection de parlementaires. Le but est de marginaliser l’État et finir par le rendre inutile, tout comme le capitalisme. Le confédéralisme démocratique ne se limite pas au Kurdistan, il a une vocation universelle.

En Turquie, le PKK souhaitait abandonner la lutte armée pour se consacrer à la fédération, déjà bien engagée, des communautés kurdes dans le cadre d’une nouvelle constitution turque. Le processus de paix ayant été rompu en 2015 par le gouvernement turc, une lutte acharnée se poursuit sur les terrains militaire, social et politique.

Au Nord de la Syrie, le Rojava, sous contrôle du Parti de l’union démocratique (PYD), s’organise selon l’autonomie démocratique, phase préalable au confédéralisme démocratique. Un « gouvernement » appelé auto-administration démocratique assure la gestion de la région. Ce pouvoir se dissoudra-t-il dans la société civile confédérée ou maintiendra-t-il un État ? Dit autrement, le fédéralisme libertaire sera-t-il assez fort pour vaincre le fédéralisme politique mis en place et justifié par la conduite d’une guerre incertaine ?

Tout n’est pas parfait au Rojava, l’État n’a pas disparu, la démocratie directe est loin d’être générale, et le fédéralisme libertaire des communes auto-administrées balbutie. Cependant, trouve-t-on ailleurs une telle volonté radicale de changement dans un contexte politique, culturel et militaire si peu propice ? La révolution ne se fait pas en un jour, alors pourquoi douter que les Kurdes parviennent à construire un autre futur d’émancipation ? Leur expérience est un exemple, non un modèle, pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le mouvement social.

Pierre Bance, docteur d’État en droit, a été directeur des éditions Droit et Société de 1985 à 2008. Anarchiste et syndicaliste, ses derniers travaux sont publiés sur le site Autre futur.net.

Un autre futur pour le Kurdistan ? : municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique par Pierre Bance. Noir et rouge, 2017. 399 pages. 20 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.

mercredi 28 juin 2017

Syndicalisme


Fête de la CNT-SO 13

Samedi 1er juillet 2017

A partir de 16h à la Salle associative rue du Portail
Accès par le 14 rue Caravelle Marseille 3°


Cette fête sera l’occasion de célébrer les quatre années de développement du syndicat sur Marseille ainsi que les grèves victorieuses de l’année 2016 menées par les femmes de chambre sur les hôtels.

Ce sera également l’occasion de se retrouver et se rencontrer pour un moment convivial, ainsi que de convier nos soutiens pour les remercier.

Il y aura à boire, à manger, une expo photo, etc.

Salle associative rue du Portail (Marseille 13003). Accès par le 14 rue Caravelle. 5 min du terminus tram Arenc ou Métro Bougainville.

CNT-SO Marseille




mardi 13 juin 2017

Anarchisme

Braderie de livres


Samedi 17 juin 2017

 

de 14h à 22h au CIRA

50 rue Consolat Marseille 1°





mercredi 31 mai 2017

Solidarité

Appel à soutien de la librairie Transit :

objectif 6000 euros !


Comme chaque année au printemps, nous vous faisons appel car nous avons besoin de votre soutien ! Sans vous la librairie n’aurait pas pu tenir le coup toutes ces années.

Depuis l’année dernière, nous avons tenu notre engagement de nous agrandir, ce qui est comme vous avez sûrement vu, plus confortable pour l’organisation de rencontres avec des auteurs, lectures, projections…


Mais chaque mois c’est un coût supplémentaire la vente de livres sur place et ailleurs ne suffit pas encore à l’autofinancement.

Dans l’urgence, nous avons besoin de 2000 euros d’ici la fin juin pour envisager l’avenir plus sereinement.

C’est pourquoi nous lançons une souscription avec l’objectif de récolter 6000 euros d’ici la fin de l’été. Votre participation, quelque soit son montant est bienvenue et représente aussi pour nous un gage d’indépendance.

Le soutien à la librairie passe aussi toujours par les commandes et achats de livres.
Continuez aussi à faire connaître la librairie dans tous vos réseaux !

Nous avons fait un constat paradoxal : malgré l’ampleur du mouvement social contre la loi travail et la (non)campagne présidentielle, ces moments pourtant fortement chargés politiquement ne sont pas propices à l’achat de livres… . Si le coût d’une grève, en temps et en finances, est certes élevé, les lieux comme les nôtres restent indispensables.

Nous continuons à défendre l’idée que nos luttes  se nourrissent de nos lectures ! Et il va falloir plus que jamais s’armer… . C’est pourquoi nous faisons appel à la solidarité, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une démarche individuelle mais d’un projet collectif.

Nous devons également toujours renforcer notre caractère associatif en vous demandant de faire partie des ami-e-s de la librairie transit» grâce à une adhésion de soutien à partir de 10€. Ce qui nous permettra de nous rencontrer et de proposer un espace ouvert à chacun-e pour s’impliquer un peu plus dans nos activités s’il ou elle le souhaite.

En vous souhaitant de riches et belles semaines de résistance et au plaisir de vous (re)voir très bientôt.

mardi 9 mai 2017

Élections

Macron élu : les raisons d’être en colère,

de se réjouir et de s’engager




Le Pen éliminée, c’est tant mieux. Le problème, c’est que la politique antisociale de Macron continuera à servir de marche-pied au FN. Heureusement, son gouvernement patchwork droite-gauche promet d’être fragile, donc vulnérable aux luttes sociales. A nous toutes et tous de lui faire barrage et de bâtir une alternative révolutionnaire.

Emmanuel Macron sera donc président ! Le candidat du patronat l’a emporté sur la fasciste relookée Marine Le Pen.

Pour les électrices et électeurs de gauche, c’est un maigre soulagement (Le Pen est éliminée), aussitôt supplanté par une franche frustration (Macron est élu).

Pour celles et ceux qui ne croient pas que la politique institutionnelle puisse changer quoi que ce soit, comme à Alternative libertaire, cette élection ne fait que reconfigurer les modalités de la lutte.

Les raisons d’être en colère

Rappelons quelques traits du programme d’En marche :

  • Baisse des impôts pour les riches : mutation de l’impôt sur la fortune pour en exonérer « des milliers de foyers aujourd’hui soumis à l’ISF ».
  • Casse des services publics : avec la suppression de 120 000 postes de travail dans les hôpitaux, les écoles et l’ensemble des services publics, et de 70 000 à 75 000 dans les collectivités territoriales. Autant dire que la promesse de classes à 12 élèves dans le primaire est mensongère.
  • Casse du Code du travail : dans la ligne de la loi El Khomri, avec priorité aux accords d’entreprise sur les accords de branche et sur le Code du travail.
  • Casse de la protection sociale : avec la baisse des cotisations sociales, donc des prestations de l’assurance-maladie, chômage et vieillesse. L’amélioration de la protection des travailleuses et travailleurs indépendants est de la poudre aux yeux.
  • Pénalisation des chômeuses et des chômeurs : en réduisant leur possibilité de dire non à un employeur.
  • Pénalisation des travailleuses et des travailleurs : en supprimant la norme de 35 heures hebdomadaires pour les jeunes salarié.es.
  • Renforcement de la répression : avec l’embauche de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires.
C’est contre toutes ces attaques annoncées qu’il va falloir résister.

Les raisons de se réjouir


Macron va poursuivre la politique néolibérale et de régression sociale de ses prédécesseurs. Mais contrairement, au bulldozer Sarkozy et à l’illusionniste Hollande, il cumule les handicaps :

  • sa base électorale est volatile, le candidat n’a fait que vendre une image jeuniste, du rêve et les formules creuses du « ni droite ni gauche ». Pour celles et ceux qui ont bu ses paroles avec des étoiles dans les yeux, le désenchantement va être brutal ;
  • sa base sociale est très réduite : mal vu dans les milieux de la bourgeoisie traditionnelle, méprisé dans les classes populaires, il n’aura pour lui que le Medef, les commerçants qui espèrent des baisses d’impôts, et la cohorte flashy des start-uppers, « créatifs » et autres assoiffés de business 2.0. C’est étroit, en réalité ;
  • il ne bénéficie pas de l’étiquette de gauche qui, trop souvent, intimide les mouvements sociaux et syndicaux. Dans les milieux militants, personne n’attend rien du promoteur des lois Macron et El Khomri. Il n’y aura donc pas d’état de grâce ;
  • il n’est pas sûr d’obtenir une majorité parlementaire aux législatives. Même s’il l’obtient, elle sera instable – constituée de transfuges et de néophytes peu fiables. Cela plombe sa prétention à « gouverner par ordonnances » puisqu’il faut, pour cela, l’assentiment du Parlement.

Ce pouvoir sera donc fragile, et c’est une bonne nouvelle pour le mouvement social, syndical et, plus globalement, pour la « gauche de la rue » : toutes celles et ceux qui n’attendent pas grand-chose des urnes et pensent que l’on obtient davantage par la lutte. Nous ferons barrage à la politique d’En marche dans la rue, dans les entreprises et dans les quartiers.

Les raisons de s’engager


Contre Macron, contre Le Pen, contre la droite, mais aussi contre la néosocial-démocratie que Mélenchon cherche à inventer, nous affirmons qu’on ne résoudra pas le chômage, la misère et la crise écologique sans remettre en cause le capitalisme, c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production et d’échange qui nous interdit les vrais choix démocratiques.

Notre ennemi n’est pas « le système », terme qui ne veut plus rien dire puisque, de Dupont-Aignan à Macron en passant par Le Pen et Fillon, tous les politiciens s’en disent les opposants. Notre ennemi a un nom, bien plus clair mais que, bizarrement, les politiciens évitent soigneusement : c’est le capitalisme. Et ce, qu’il soit « mondialisé » ou « patriote ».

Nous lui opposons l’autogestion socialiste, le seul projet à même de changer la société et la vie.

Alternative libertaire, le 7 mai 2017


mercredi 3 mai 2017

Solidarité internationale

Rendez-les nous vivants !
Une histoire orale des attaques d’Ayotzinapa


Repas-discussion avec l’auteur John Gibler

et des membres du CMDE (collectif des métiers de l’édition) 

Samedi 6 mai 2017

18h à Manifesten
59 rue Thiers Marseille 1°




« Le flic est arrivé et il a braqué son gros calibre sur ma tête. Il a dû hésiter : “Je le tue, maintenant ?” » Erick Santiago Lopez, 22 ans, étudiant en deuxième année.

La nuit du 26 septembre 2014 à Iguala, dans l’État de Guerrero au Mexique, 6 personnes ont été assassinées et 43 étudiants de l’école rurale d’Ayotzinapa ont disparu. Au Mexique, où l’État et le narcotrafic ont fusionné, où plus de 29 000 personnes sont portées disparues, cette tragédie a été celle de trop. « L’affaire » des 43 étudiants d’Ayotzinapa a réveillé la société mexicaine dans ses bases les plus profondes et a suscité un élan de solidarité internationale.

Le gouvernement s’est empressé de répandre de fausses rumeurs et de conclure l’enquête par des théories aussi fumeuses que mensongères. John Gibler, lui, s’est rendu sur les lieux quelques jours après les faits pour comprendre ce qui s’était passé. Pendant près d’un an, il s’est entretenu avec les rescapés, les témoins des attaques et les parents des disparus. Ce livre est fait de leurs voix.

Mut Vitz 13

jeudi 27 avril 2017

1er mai

Journée internationale 

des travailleurs et travailleuses

 

Manifestation

  Lundi 1er mai 2017

10h 30 Vieux Port

 




mardi 25 avril 2017

Élections

Élections : La vraie alternative,

c’est la lutte sociale




Le Pen ou Macron ? Risque fasciste ou capitalisme ultralibéral ? Entre ces deux maux, on peut toujours choisir le moindre. Mais quel que soit le résultat, il faudra opposer au nouveau pouvoir la résistance des travailleuses, des travailleurs et de toute la population dans sa diversité pour espérer bâtir une autre société.

Quinze ans après son père mais cette fois sans surprise, Marine Le Pen est au deuxième tour de l’élection présidentielle. Cet événement n’est que la conséquence logique de la politique menée par les partis de gouvernement depuis les années 1980. En gérant la dernière crise du système capitaliste à coups de mesures d’austérité et de cadeaux au patronat, en poursuivant la construction d’une Union européenne au service du marché, en attisant la haine raciste et en pointant du doigt l’immigration, en banalisant l’État policier avec « l’état d’urgence », les responsables politiques de droite comme de gauche ont déroulé le tapis rouge au Front national et aux idées d’extrême droite.

Fillon, le candidat du Medef, de la droite traditionnelle et de la bourgeoisie réactionnaire, rattrapé depuis plusieurs semaines par des magouilles politico-familiales dont il n’a certainement pas le monopole, a été balayé dès le premier tour, au profit de Macron, candidat des banques et des oligarchies gagnantes de la mondialisation. Macron représente une droite relookée affirmant un ultralibéralisme décomplexé qui prétend faire « la révolution » en détruisant toutes les barrières qui freinent l’appétit vorace du libre marché. Chouchou des médias, il a séduit ceux qui à droite comme à gauche rêvent d’« ubériser » toute la société.

Dans cette situation, bien conscient.es des conséquences que cela aurait pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs, et en particulier pour les femmes, les immigré.es et les homosexuel.les, nous comprenons celles et ceux qui voudront, par tous les moyens et sans aucune illusion, empêcher Marine Le Pen et le FN de mettre la main sur l’appareil d’État. Mais nous comprenons aussi celles et ceux qui refuseront de cautionner plus longtemps ce système antidémocratique qui nous prive de notre capacité d’agir. C’est pourquoi Alternative libertaire ne donnera pas de consigne électorale pour le 7 mai.

Ce qui est important, c’est de garder à l’esprit et de répéter autour de nous que le vrai barrage aux idées d’extrême droite, nous le construisons jour après jour dans les luttes collectives, sur nos lieux de travail et nos lieux de vie, dans nos syndicats et nos collectifs. C’est en engrangeant de nouvelles conquêtes pour l’égalité sociale et territoriale que l’on fera naître le désir d’une société débarrassée du capitalisme, du patriarcat et du racisme.

Nous appelons à ne pas se résigner et à descendre dans la rue, en particulier le 1er mai à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses pour affirmer haut et fort que le vrai changement de société ne viendra que de nos luttes.

Alternative libertaire, le 24 avril 2017

 

mardi 18 avril 2017

Antifascisme

Ensemble contre l’extrême droite !
Le 19 avril, mobilisons nous contre le fascisme !

Rassemblement et manifestation

 

Mercredi 19 avril 2017

18h aux Réformés
en haut de la Canebière, Marseille 1°


À l’heure où nous commémorons le 22e anniversaire de la mort d’Ibrahim Ali, abattu par des militants FN ; où des membres des forces de l’ordre violent, assassinent, harcèlent et mutilent avec la complicité des gouvernements successifs et de la justice ; où les partis politiques au pouvoir depuis de nombreuses années accentuent des logiques sécuritaires, racistes et réactionnaires ; nous réaffirmons notre volonté unitaire de changement social, d’émancipation et de solidarité.

À Marseille, l’extrême-droite a pris place dans les quartiers nord avec l’élection de Ravier (FN) qui supprime toutes les initiatives culturelles et solidaires et brille par un autoritarisme à faire fuir ses propres soutiens. En centre-ville, ce sont des nostalgiques de la royauté (Action française) qui tentent de prendre pied en s’installant rue Navarrin. Cette montée persistante de l’extrême-droite et de ses idées a poussé les plus violents d’entre-eux à agresser au couteau un militant antifasciste à son domicile en pleine nuit.

À l’occasion du dernier meeting de campagne du Front National qui aura lieu au Dôme de Marseille le mercredi 19 avril 2017, nous souhaitons réaffirmer, car nous sommes antifascistes, notre opposition totale à ce parti.
Le Front National n’est pas un parti comme les autres. Son histoire, ses idées, ses méthodes et ses relations en font le pilier principal de l’extrême-droite et du nationalisme français.
Le FN n’est ni l’ami du peuple, ni des travailleur-ses.
En matière d’éducation, leurs propositions sont passéistes : port de l’uniforme, retour de l’autorité du maître, roman national, fin de la gratuité de la scolarité pour les enfants d’étrangers. Un retour en arrière aussi pour les femmes, appelées à « retourner » au foyer et à perdre des droits durement acquis. En ce qui concerne l’économie, après avoir prôné un libéralisme sans limite, le FN défend un protectionnisme mais ne propose rien pour sortir du capitalisme. En effet, entre allègements des cotisations patronales, heures supplémentaires défiscalisées, refus d’augmentation du SMIC etc., le FN est plus l’ami des patrons que des salarié-e-s et des pauvres et leur positionnement contre la loi travail n’est qu’une façade dont personne n’est dupe ! De plus, si le FN parvenait au pouvoir, il se lancerait dans une destruction programmée des outils de défense des travailleur-ses (syndicats, associations etc.).
Le FN n’est pas anti-système. Comme tant d’autres partis au pouvoir, celui-ci baigne dans des affaires de corruption, d’emplois fictifs et de détournements d’argent public pour leur compte.

La lutte contre le FN ne peut nous faire oublier les politiques anti-sociales des partis de droite et de gauche au pouvoir depuis de nombreuses années. Avec leurs mesures ultra-libérales, la répression spectaculaire des mouvements sociaux et leurs politiques racistes contre les immigré-e-s, les réfugié-e-s et les Roms, ils déroulent un tapis rouge pour le FN. Encore plus sous l’état d’urgence. Depuis de nombreuses années, des représentant-e-s politiques reprennent sans vergogne la rhétorique haineuse et xénophobe du FN.

Nous luttons pour la dignité de toutes les personnes sans distinction liée au genre, à l’origine, la nationalité, la couleur de peau, l’orientation sexuelle et la religion.
Nous souhaitons construire une société égalitaire, anti-autoritaire où personne n’est illégal.
Nous pensons que la vie ne rime pas avec repli identitaire, rejet des étrangers et soutien aux capitalistes mais avec solidarité, entraides, émancipation, liberté, culture et plaisirs.

Rassemblons nous dans la diversité contre tous les fascismes et pour la justice sociale !

Signataires : Jeunes 13 énervés, Action antifasciste Marseille, Marseille ingouvernable, Alternative libertaire, Solidaires 13, collectif Ibrahim Ali, collectif Nosotros, Marseille debout soulève toi !, Article 13, Sud PTT, VISA 13, Al Mamba - Collectif de soutien aux migrant-es 13, CNT 13

vendredi 31 mars 2017

Antifascisme

Y’en a marre des attaques fascistes

et de la répression policière  

Grand repas de quartier et Assemblée Populaire


Dimanche 2 avril 2017

A partir de 12h à La Plaine 
Place Jean Jaurès, Marseille



Grand repas de quartier et assemblée populaire dimanche 2 avril à 12h à la Plaine. Y’en a marre des attaques fascistes et de la répression policière des lieux associatifs et militants du quartier ! Retrouvons-nous pour échanger et s’organiser !

Cette dernière semaine a été marquée par plusieurs événements :

- la tentative de meurtre dont a été victime un militant antifasciste du quartier. Tentative de meurtre qui vient à la suite de la campagne menée par le groupe d’extrême-droite Action Française depuis leur installation rue Navarrin il y a trois ans dans le quartier.

- des coups de pression répétés de la police contre plusieurs lieux associatifs : l’Équitable café, Dar Lamifa, Manifesten... Et c’est la même police qui dès le lendemain de la tentative de meurtre est venue protéger les locaux de l’Action Française.

Tout ceci dans le contexte de la mascarade électorale que l’on connaît, et de la rénovation urbaine qui se fait toujours contre les habitant-e-s...

Retrouvons nous pour se rencontrer lors d’un repas de quartier, et échanger lors d’une assemblée.

Rendez-vous le dimanche 2 avril à 12h pour le repas et à 15h pour l’assemblée.

Auberge espagnole : ramène de quoi partager, et si tu veux être sûr-e de t’asseoir, ramène ta chaise.

La Plaine solidaire !

jeudi 23 mars 2017

Antifascisme

Communiqué afin de clarifier les faits d’agression d’un des nôtres



Suite aux demandes, nous avons décidé collectivement de communiquer afin de clarifier les faits d’agression d’un des nôtres. 

Les faits ont eu lieu dans la nuit du lundi 20 au mardi 21. Notre camarade était attendu dans son bâtiment par deux individus. Ceux-ci se sont ensuite introduits chez lui et l’ont attaqué avec un couteau, et ce qui semble être une matraque. Le camarade s’est vu asséner cinq coups de couteau, dont deux tranchants et trois plantés. Il a également reçu une dizaine de coups de matraque.

Notre camarade est malgré tout en relative bonne santé et garde le moral. Nous vous remercions tous et toutes pour vos messages de soutien.

Pendant l’agression, il a été traité de « sale rouge », ce qui laisse peu de doutes quant à la motivation politique de l’acte. 

D’ailleurs, plusieurs sites, blogs et forum d’extrême-droite publient des articles et/ou des vidéos en ciblant particulièrement H. Sa photo accompagnée de son adresse ainsi que son lieu de travail y sont mis à disposition, agrémentés d’encouragements à passer à l’action. Lundi soir la ligne a été franchie.
Nous ferons toujours face à l’extrême-droite.

Ces méthodes d’intimidation abjectes ne nous décourageront pas. Bien au contraire. Plus que jamais nous sommes déterminé-es dans la lutte contre l’extrême-droite et ses idées et pour la justice sociale.
 
À ceux et celles qui nous soutiennent et partagent nos valeurs, nous vous donnons rendez-vous le 19 avril pour manifester contre le meeting du Front national à Marseille.
 
Marseille est et restera antifasciste, multiculturelle et populaire.

lundi 20 mars 2017

Répression

Mouvement contre la Loi Travail 2016, des camarades font toujours face à la répression 

Rassemblement en solidarité et pour soutenir notre camarade !

 

Mercredi 22 mars 2017

8h30  au TGI,
6 rue Émile Pollack, Marseille 6°

 


Mouvement contre la Loi Travail 2016,
Des camarades font toujours face à la répression,
Ne les oublions pas !

Soyons solidaires et toujours présent-es à leurs côtés !

Un de nos camarade est convoqué le mercredi 22 mars 2017 pour son audience au tribunal avec comme accusations : « dégradation et détérioration de biens publics » et « outrage sur personne dépositaire de l’ordre public » lors de la journée de grève et mobilisation du 17 mars 2016 contre la loi Travail.

Nous vous invitons donc toutes et tous à relayer cet appel et d'être présent en solidarité !

RASSEMBLEMENT Mercredi 22 mars 2017 à partir de 8H30
Devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille
6, Rue Émile Pollack


Lire l'appel sur le site de la CNT 13
 

mercredi 1 mars 2017

Histoire

Mémoire des luttes : 

Femmes libres contre machisme libertaire



Organisation féministe fondée un peu avant la guerre d’Espagne, les Mujeres Libres ont contribué au combat libertaire, mais aussi mis en avant la lutte pour la place des femmes dans la société et dans le monde militant. Un combat encore actuel.


Des Mujeres Libres, on sait souvent certaines choses. Que cette organisation qui revendiquait dans son nom même la liberté des femmes exista dans un contexte révolutionnaire et de guerre civile, en Espagne, ­entre 1936 et 1939. Qu’elle était autogestionnaire et fédéraliste. Que ses militantes furent nombreuses (20 000 en juillet 1937). Qu’elles s’adressaient à la classe ouvrière et en étaient souvent issues. Qu’elles s’exprimaient sur des sujets aussi divers que les conditions de travail et les salaires, la grossesse, le plaisir féminin, la structure familiale. ­Qu’elles refusèrent de s’allier avec les féministes communistes, mais ne trouvait que peu d’appui également chez les libertaires. Qu’elles considérèrent ­l’éducation des femmes comme un outil indispensable de leur émancipation. Qu’ainsi, elles assurèrent des formations techniques, générales et militantes pour les femmes. Surtout, ­qu’elles avaient la volonté d’articuler classe et genre pour ­contrer les féministes bourgeoises de ­l’époque.

On sait parfois aussi, mais pas toujours, que c’est en premier lieu face à leur organisation libertaire, la CNT, qu’elles se dressèrent. En particulier, c’est à cause des pratiques de certains militants qu’elles voulurent créer cet espace militant réservé aux femmes (on dirait aujourd’hui non mixte).

La CNT prônait l’égalité des sexes et de nombreuses femmes s’y syndiquaient. Certaines y avaient même des responsabilités. Les idées de Proudhon, qui voulait laisser les femmes à la cuisine, étaient rejetées. Mais l’écart entre la théorie et les pratiques des militants était trop important.

Compagne laissée à son rôle traditionnel


Ainsi, une militante, Pepita Carpena, rapporte : « Il y avait alors beaucoup de machisme chez les hommes en général. Les copains de la CNT, eux, acceptaient volontiers qu’une femme vienne au syndicat. (…) Le problème des féministes de la CNT s’est posé au contact du militantisme : elles se sont aperçues que ces hommes qui étaient libertaires l’étaient un peu moins quand ils étaient dans leur foyer. Ils ne le faisaient pas exprès. Ils avaient été élevés comme ça et n’en avaient pas conscience. » D’après ce témoignage, il s’agissait moins d’un problème d’intégration au milieu militant que du rapport que les militants entretenaient avec les femmes de leur entourage.

La différence exercée entre la militante volontiers acceptée et la compagne laissée à son rôle traditionnel est explicitée dans ce témoignage : « Les copains étaient très contents d’avoir une compagne qui les comprenne, eux, en tant que militants, mais pas qu’elle soit militante. Ils pensaient toujours que les femmes n’en étaient pas capables, sauf quelques-unes. (…) Les hommes pensaient qu’elles ne comprenaient rien aux problèmes économiques et sociaux. La plupart, d’ailleurs, n’avaient pas de compagnes militantes. Ceux qui avaient des femmes militantes… eh bien, elles étaient là pour recevoir tous les copains qui arrivaient, faire la bouffe, faire les hôtesses. » 



Ce fossé nie l’existence d’une cause commune à toutes les femmes ouvrières, militantes ou non : la nécessité d’une double émancipation. La résistance de beaucoup de militants aux pratiques féministes, malgré un discours progressiste (surtout par rapport au contexte) peut être expliquée de deux manières. Certains militants restaient enfermés dans une vision traditionnelle de la famille dans laquelle l’homme travaillait et la femme s’occupait du foyer, quand d’autres s’attachaient à l’idée selon laquelle ce que l’on nomme aujourd’hui patriarcat [1] disparaîtrait avec le capitalisme.

Lucia Sanchez-Saornil [2] , future cofondatrice de Mujeres Libres, combattit ces deux conceptions. Militante de la CNT depuis le début des années 1920, elle publia en 1935 plusieurs articles dénommés « La question des femmes dans nos milieux » dans le journal Solidaridad Obrera, qu’il faut relire aujourd’hui. En réponse à son camarade Mariano Vazquez qui avait écrit sur « la question féminine », elle note : « L’anarchiste (…) qui demande à sa femme sa collaboration pour la tâche de subversion sociale doit commencer par reconnaître en elle son égale, avec toutes les prérogatives de l’individualité. » 

Il n’est ainsi pas question d’attendre la fin du capitalisme pour accorder les mêmes droits aux femmes : elle doit pouvoir les prendre dès à présent. En fait, alors que certains militants souhaitaient que les femmes rejoignent leur lutte afin d’augmenter la force de l’organisation, c’est d’abord l’éducation des femmes que demande Lucia Sanchez-Saornil. Elle continue ainsi : « Je me suis proposée d’ouvrir pour la femme les perspectives de notre révolution, en lui offrant les éléments pour qu’elle se forme une mentalité libre, capable de discerner par elle-même le faux du vrai, le politique du social. Car je crois qu’avant de l’organiser dans les syndicats – sans pour autant que je dédaigne ce travail – il est plus urgent de la mettre en condition de comprendre la nécessité de cette organisation. » 

Un groupe exclusivement féminin


 Ce débat était difficile car les résistances étaient bien présentes, mais il ne faut pas négliger également le fait que beaucoup de militants considéraient simplement ces questions comme secondaires. C’est peut-être finalement pour cette raison que Sanchez-Saornil conclut sa série d’articles par l’annonce de la création d’un « organe indépendant ». Les Mujeres Libres se sont donc constituées en groupe exclusivement féminin non seulement pour pouvoir construire une réflexion spécifique à ce que l’on appelait « condition féminine » et réaliser un véritable travail d’éducation des femmes, mais aussi parce que les questions féministes n’avaient pas d’espace d’expression suffisant pour permettre de les poser de manière urgente dans le milieu libertaire.

Les Mujeres Libres avaient ainsi exposé cette idée fondamentale qui veut que, comme on ne peut pas construire une société libertaire au sein d’une organisation autoritaire, on ne peut construire une société où l’égalité des sexes serait la norme au sein d’une organisation machiste.

Lucia Sanchez Saornil exprimait dès 1935 la responsabilité des militants face au sexisme : « Hors de nos milieux (…), il est très compréhensible, très excusable et même si l’on veut très humain que, tout comme le bourgeois défend sa position et son privilège de commandement, l’homme désire conserver son hégémonie et se sente satisfait d’avoir un esclave. Mais moi (…), je parlais pour les anarchistes exclusivement, pour l’homme conscient, pour celui qui, ennemi de toutes les tyrannies, est obligé, s’il veut être conséquent, d’extirper de lui, dès qu’il le sent poindre, tout reste de despotisme. »

Adèle (AL Montreuil)

[1] Le patriarcat est le système d’exploitation des femmes.
[2] Les citations de Lucia Sanchez-Saornil ont été recueillies grâce à l’ouvrage de Guillaume Goutte, Lucia Sanchez-Saornil – Poétesse, anarchiste et féministe.

Alternative Libertaire n°268, janvier 2017


lundi 20 février 2017

Cinéma

Projection de "1336, des hauts, débats mais debout"

discussion en présence du réalisateur et de membres des Fralibs


Mercredi 22 février 2017

19h 30 à la Casa Consolat 
1 rue Consolat Marseille 1°
 

Chaque dernier mercredi du mois, nous organisons une soirée ciné à la Casa Consolat. Ce mercredi 22 février 2017, à partir de 19H30, nous vous invitons pour la projection de : "1336 jours, des hauts, débats mais debout" en présence du réalisateur Claude Hirsh ainsi que de membres des Fralibs.

Voir la bande-annonce du film se trouve ICI
1336 jours, des hauts, débats mais debout : Un film de Claude Hirsh, 2015, 74’

Continuité du film Pot de thé, POT DE FER, la suite de la lutte des Fralib, depuis septembre 2011, l’annonce de l’occupation de l’usine jusqu’à juillet 2014, la fin du conflit. Lutte victorieuse contre la multinationale Unilever qui veut fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à 10 km de Marseille. La lutte débouchera sur la mise en place d’une SCOP qui, dans ce cadre collectif, poursuivra et relancera la production...

Le film aborde différents aspects de la lutte par le point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit,... et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis la victoire finale...

Déroulement de la soirée :
Ouverture des portes à 19H30, projection, discussion et échanges avec le réalisateur et membres des Fralibs, repas proposé par l’équipe de la Casa Consolat et dégustation et vente de thés et tisanes 1336.

Événement Facebook de la soirée

Pour contacter la CNT 13 :
CNT STICS 13 c/o Mille Bâbord, 61 rue Consolat, 13001 Marseille
Mail : stics.13 chez cnt-f.org - Tel : 07 68 48 57 08 Site : ICI

mardi 7 février 2017

Solidarité

Rassemblement National contre le délit de solidarité


Jeudi 9 février 2017


18h à la Préfecture 
Place Félix Baret Marseille 6°



Pour en finir avec le délit de solidarité

Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’être venus en aide à des réfugié⋅e⋅s, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d’intimidation, poursuites - et parfois condamnations - de personnes ayant agi en soutien de migrant⋅e⋅s ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l’écart des migrants, et qu’elles n’hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilé⋅e⋅s et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d’actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s’opposer à des politiques qu’on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu’en agent de politiques de fermeture : le droit d’agir en toute humanité.

Texte et signataires de l'appel national

jeudi 2 février 2017

Ecologie

Marche pour la santé publique et l’environnement
pour dénoncer la "BIOMASS’CARADE"
 


Dimanche 5 février 2017


10h30 Rassemblement sur l’esplanade de la mairie de Gardanne
11h30 Marche jusqu’à la centrale E.On/Uniper



Que nous soyons : Amoureux de la nature, sensibles à la protection de la biodiversité, inquiets du réchauffement climatique, randonneurs, grimpeurs, promeneurs, soucieux de la qualité de l’air que l’on respire, conscients que la forêt est une précieuse alliée,
protecteurs de la faune et de la flore locale ou mondiale, indignés par les projets inutiles et imposés, révoltés par les financements suspects qui surfent sur la vague verte...
NOUS AVONS TOUS UNE BONNE RAISON DE NOUS MOBILISER CONTRE

L’engouement général pour le « bois-énergie » faussement écologique, faussement durable, et faussement inoffensif.

ALORS, ENSEMBLE RENDONS-NOUS
LE DIMANCHE 5 FEVRIER A 10H30
DEVANT LA MAIRIE DE GARDANNE
POUR DENONCER LA "BIOMASS’CARADE"
dont LA MEGA-CENTRALE EON/UNIPER est le parfait exemple !

Avec 850 000 tonnes de bois brûlées par an, elle sera un acteur principal de la déforestation locale et mondiale, et participera massivement à la pollution atmosphérique.

Collectif de Vigilance Gaz de Gardanne - Pays d’Aix (CVGG)

Avec le soutien et la présence des associations et des collectifs :

Soutenu par : SOS forêts des Cévennes, Le collectif le Vigan Cévennes, La SAPN (Société Alpine de Protection de la Nature), CGT Forêt PACA, le LPO PACA, Le Snuffen , ATTAC 13, ATTAC Alès Cévennes  Le Collectif Climat Pays d'Aix, Alternatiba, Sauvons la Forêt, Réseau environnement Santé, Les Amis de la terre13,  CEPG, l'ADER, le collectif "Objectif-Transition", Le Collectif Littoral Marseille, Le Comité Santé Littoral Sud,Union Calanques du Littorral,  FERN, L'ALNP de Meyreuil, le CIQ des clapiers, L'ARPENT; Appel de la Forêt ; Cèze et Ganière ; Collectif Anti Gaz de Schiste 30 ; FNE13 ;  Forum Civique Européen ; FRAPNA Ardèche ; Oikos Kai Bios ; le R A F; Soupes et Bobines, Val d’Issole Environnement.



jeudi 19 janvier 2017

Solidarité


Sakine, Rojbîn et Leyla

Leurs droits sont nos droits.

Nous exigeons la vérité et la justice !

 

Manifestation


Samedi 21 janvier 2017

14h Place Castellane Marseille 6°


Le mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées, dans les locaux du Centre d'Information du Kurdistan, à Paris. Ce triple assassinat a bouleversé tout un peuple mais est pratiquement passé inaperçu en France. Depuis, les représentants de la communauté kurde et les familles des victimes, soutenues par de nombreuses organisations et personnes attachées à la vérité et la justice, ont multiplié les actions et les appels pour demander aux autorités françaises toute la lumière sur ce crime politique odieux.

Rage et consternation, le procès n¹aura pas lieu.


Le Parquet de Paris a annoncé le décès d'Omer Güney, l¹assassin présumé de ce triple assassinat, en relation avec une entreprise terroriste, le 17 décembre 2016. Sa disparition interrompt le processus judiciaire en cours. Le procès d¹assises, qui devait s¹ouvrir le 23 janvier, dont la date a été fixée une première fois, le 5 décembre 2016, n¹aura pas lieu. Alors que l¹instruction judicaire a été bouclée en mai 2015, pourquoi une date d¹audience aussi lointaine ? Ce n'est pas un hasard : nul ne pouvait ignorer que le présumé coupable souffrait d'un mal incurable et que ses jours étaient comptés.


Personne ne peut croire que ces assassinats furent l¹oeuvre d¹un seul homme. Pour la première fois en France, dans une instruction judiciaire ouverte pour des crimes politiques, la Justice française évoquait l¹implication d¹un service de renseignement étranger en l¹occurrence le MIT. Ce procès, devait permettre de faire toute la lumière sur les commanditaires, fussent-ils les plus hauts dirigeants de l¹Etat turc et sur les dysfonctionnements des services du renseignement français ; il devait répondre aux questions : pourquoi la France n'a pas assuré la sécurité de celles auxquelles elle avait accordé sa protection avec le statut de réfugiées politiques? Pourquoi n'a-t-elle pas déclassifié certains documents classés "secret défense"?


Depuis le début de l¹enquête, les autorités politiques françaises se sont efforcées d¹étouffer l¹affaire, au nom de la raison d¹Etat. Soucieuse de préserver leurs relations avec la Turquie, elles, non jamais prie la peine de recevoir les familles de victimes, ni les représentants de la communauté
kurde.

Leurs droits sont nos droits, l¹action judiciaire ne doit pas s¹arrêter avec la mort de Ömer Güney. L¹enquête doit se poursuivre, les commanditaires doivent être recherchés et jugés, le gouvernement turc et ses services secrets doivent être démasqués, les autorités françaises doivent rendre des comptes aux familles, au peuple kurde et français.

Ces trois femmes militaient pour la paix et les droits humains. C¹est pourquoi, défendre la mémoire de Sakine, Rojbîn et Leyla est une cause citoyenne.

Le CSK.13 et nombreuses organisations appelons à un rassemblement unitaire pour :

- Exiger justice et vérité afin d¹honorer la mémoire de Sakine, Rojbin, Leyla
- Crier notre colère et notre indignation face à l¹inertie des autorités françaises
- Marquer notre tristesse et notre détermination à poursuivre leur combat pour la paix

En 2013, cette triple exécution intervient à un moment de grand espoir, des pourparlers de paix étaient engagés entre le Premier Ministre, Recep Tayyip Erdogan, et Abdullah Öcalan, le Leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Aujourd¹hui, les commanditaires sont libres et continuent de massacrer le peuple kurde. La moindre valeur de ce qui peut être le respect de la démocratie, la liberté de la presse, l¹application des droits humains les plus élémentaires ou encore l¹état de droit sont bafoués par le Président Erdogan. En Turquie, la souffrance du peuple kurde et de tous les démocrates est passée sous silence par la France et l¹Europe.

Collectif Solidarité Kurdistan.13 (CSK.13) :

Centre Culturel des Alevis Marseille - Centre Démocratique Kurde Marseille (CDKM) - Ensemble 13 - Ligue des Droits de l¹Homme (LDH) 13 – Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) 13 – Parti Communiste Français (PCF) 13 - Parti de Gauche 13 - Solidarité & Liberté - Union Départementale CGT

Organisations signataires : 

Alternative Libertaire Marseille - Aix Solidarité - Association des femmes kurdes Arin Mirkan) - FUIQP 13 (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires) - Marche Mondiale des Femmes 13 PACA - Rouge Vif 13 – Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

mardi 17 janvier 2017

Solidarité internationale

Soirée de soutien au peuple Mapuche du Chili


Jeudi 19 janvier 2017

19 h La MerVeilleuse
18 place Notre-Dame du Mont Marseille 6°



L’association ArtChili organise ce jeudi 19 janvier un premier événement culturel, solidaire et d’information, en soutien au peuple Mapuche du Chili et d’Argentine et pour dénoncer les actes de violence dont les Mapuches des régions sud de ces pays ont été victimes récemment.

Cet événement sera dédié plus particulièrement à Brandon Hernández Huentecol, un adolescent de 17 ans, gravement blessé le dimanche 18 décembre dernier par la police des forces spéciales (militarisées). Il a reçu des coups de fusil dans le dos alors qu’il était immobilisé au sol, après avoir essayé de défendre son petit frère de 13 ans, maltraité par les policiers juste devant son domicile, dans la commune de Curacao, dans la neuvième région du Chili. Il est actuellement dans un état critique après avoir subi 11 opérations chirurgicales dans une clinique de Temuco, où sa famille l’a accompagné pour le soutenir.

L’événement se déroulera au local de “La Merveilleuse”, 18 place Notre-Dame du Mont dans le 6ème arrondissement de Marseille, à partir de 19h00 et jusqu’à minuit.

Cristian Zurita, peintre chilien de Temuco et président de l’association ArtChili, réalisera in situ une peinture murale de soutien au peuple mapuche, autour de laquelle s’effectueront les autres réalisations artistiques : une lecture de textes de la poétesse mapuche Rayen Kveyh par Sandra Paz Araneda, actrice chilienne, et Christian Nicosia, acteur français. La lecture sera accompagnée d’un vidéo-diaporama musical réalisé par Gaspar Lucaks, artíste DJ chilien résidant à Marseille, qui réalisera également des remix de sons et musique mapuches et chiliens à divers moments de la soirée. Étienne Brochier, accordéoniste bien connu et apprécié de la scène marseillaise, accompagnera la réalisation du mural de ses improvisations et puisera dans son répertoire personnel pour le reste du programme.
Pour ceux qui apprécient la cuisine latino-américaine, ils trouveront cebiche et empanadas.


La peinture murale, les affiches et les informations resteront exposées pendant un mois dans le local de La Merveilleuse pour permettre au public de prendre connaissance de la problématique des Mapuches et des drames humains que les communautés connaissent dans le Sud du Chili et de l’Argentine.


Cet événement est soutenu par la coopérative mapuche Küme Mogen de Temuco, qui a fourni tout le matériel visuel et les témoignages sur la situation actuelle dans la région Wallmapu d’Araucania au Chili.
Une collecte est prévue pour venir en aide à la famille de Brandon Hernandes et des prisonniers politiques mapuches de la prison de Temuco, pour qu’ils puissent acheter un tour à bois qui leur permettrait de fabriquer des meubles pour subvenir aux besoins de leurs familles.


Merci de bien vouloir informer toutes les personnes qui pourraient être intéressées par cet événement !


Association culturelle ArtChili
Marseille, France, Janvier 2017


lundi 16 janvier 2017

Solidarité

Appel des délinquant.es solidaires



Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’avoir aidé des réfugié.es, intimidation, poursuites similaires à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à Saint-Étienne, à Meaux... Une centaine d’organisations publient un manifeste dénonçant ces procédés. Une journée nationale de protestation est prévue le 9 février.

 

LA SOLIDARITÉ,
PLUS QUE JAMAIS UN DÉLIT ?




Bien sûr, la solidarité n’a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit.

Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

Avec l’instauration de l’état d’urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l’expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c’est le soutien à l’ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l’expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l’ordre public.

La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers » [1], mais toutes sortes d’autres chefs d’accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s’oppose aux politiques mises en œuvre. L’ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ».

Dès 2009, les associations de défense des droits de l’Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d’« aide à l’entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l’origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l’exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d’étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

La mobilisation associative, à l’époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n’en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d’exemption de poursuites. Outre l’aide apportée à des parents, est autorisée l’aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger » ou à « préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d’être inquiétées — convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques — voire poursuivies et parfois punies d’amende et emprisonnement.

Dans le même temps, des poursuites ont commencé d’être menées sur la base de textes sans rapport avec l’immigration.


  • Les délits d’outrage, d’injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l’administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;
  • Le délit d’« entrave à la circulation d’un aéronef », qui figure dans le code de l’aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;
  • La réglementation qui sanctionne l’emploi d’un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques.

Aujourd’hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l’entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d’accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :


  • La réglementation en matière d’urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d’abris pour migrants ;
  • Des textes sur l’hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;
  • L’absence de ceinture de sécurité et d’un siège pour une fillette à bord d’un camion a permis la condamnation d’un aidant à Calais ;
  • L’intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d’état d’urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;
  • Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;
  • etc...


Et, de plus en plus, le simple fait d’avoir voulu être témoin d’opérations de police, d’expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent.

Ces procédés d’intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l’administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien. C’est l’avenir du principe même de solidarité qui est en jeu.

 [1] Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), articles L.622-1 et suivants.


 

COMMENT PARTICIPER ? 


Apporter la signature d’une organisation (association, syndicat, collectif), pour rejoindre le collectif (à partir du 13 janvier) :


Participer à la journée d’action le jeudi 9 février 2017

  • Rassemblements, prises de parole, formation de chaînes humaines pour proclamer que nous sommes tous « délinquants » et solidaire des étrangers...
  • À Paris, un rassemblement sera organisé à 10 heures - le lieu, le type d’action et les intervenants seront précisés ultérieurement.

Être tenu⋅e au courant de l’activité du collectif


Contribuer à la mobilisation, diffuser de l’info, des textes et photos d’actions de protestation : utiliser le hashtag #DélinquantsSolidaires en ciblant les messages (par ex. @Place_Beauvau ou @justice_gouv...) – « Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors je suis un⋅e délinquant⋅e »

S’informer des cas de poursuites passés et en cours Voir dossier sur le site web du Gisti.

Faire connaître au collectif des cas relevant, directement ou indirectement, du délit de solidarité : écrire à contact-delit-de-solidarite@gisti.org. Attention : Il faut que l’intéressé⋅e soit d’accord pour que son cas soit mis en ligne, même anonymisé (de fait l’anonymat n’empêche pas de savoir de qui il s’agit…) ou bien que l’affaire ait déjà été médiatisée. Les faits essentiels doivent être présentés (circonstances, garde à vue, comparution, décisions...) et avérés. Joindre si possible tout document officiel.