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mercredi 28 septembre 2016

Grève

Appart’City Euromed (Marseille 2°)

14 jours de grève et une détermination intacte !



Une fin de conflit positive pourrait se dessiner pour les femmes de chambre de l'Appart'City Euromed, en grève depuis le 15 septembre, une première étape étant franchie avec la disparition de l'actuel sous-traitant, SAMSIC, de l'équation.

En effet, l'action déterminée des grévistes tout autant que l'attitude kamikaze de la direction régionale de SAMSIC auront contraint le groupe Appart'City a engager depuis la semaine dernière un processus de rupture conventionnelle avec son sous-traitant. Cette fin de contrat prendra effet ce jeudi 29 septembre.

Nous dénonçons fermement l'attitude de SAMSIC qui illustre bien le mépris et la toute puissance actuelle du patronat. Cette entreprise florissante, un des leaders européens du « multi-service » a préféré perdre un marché plutôt que de devoir céder devant des salarié-e-s et leur organisation syndicale. De notre coté, il n'y aura ni oubli ni pardon, et nous saisirons très rapidement le conseil de prud'hommes pour que les salarié-e-s obtiennent leur dû notamment en ce qui concerne les heures supplémentaires et complémentaires impayées depuis la reprise du chantier en mars 2016.

Les grévistes et la CNT – Solidarité Ouvrière doivent désormais conclure des discussions engagées avec le nouveau prestataire dès l'annonce de la reprise du chantier, sur le fond des revendications. Celles-ci seront cruciales sur l'issue du conflit et une éventuelle reprise du travail déterminée en Assemblée Générale dès ce jeudi.

En attendant cette nouvelle étape, le mouvement de grève se poursuit demain pour le 14ème jour mais le piquet de grève sera suspendu.

Seule la lutte paye ! Mobilisé-e-s jusqu'à satisfaction !

Communiqué du 27/09/16


Une caisse de grève en ligne est mise en place https://www.lepotcommun.fr/pot/o1rhortp.

CNT-SO 13

mardi 27 septembre 2016

Histoire

De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976)

Causerie par Guillaume de Gracia

 

Samedi 1er octobre 2016

17h au CIRA 
50 rue Consolat Marseille 1°
 

L’Argentine fut une autre grande terre de l’Anarchie avec l’Espagne, l’Italie ou la France. Cette présence libertaire, si elle a intéressé nombre de chercheurs (surtout dans les cercles hispanophones et anglophones), semble pourtant se stopper net dans leurs écrits avec l’arrivée au pouvoir de Juan Domingo Perón via un pronunciamiento (un coup d’État) et du péronisme.

Pourtant, la véritable subculture libertaire qui s’est créée après 60 ans de présence massive du mouvement anarchiste dans le monde ouvrier argentin, rejaillit fréquemment dans l’histoire du pays, notamment, au cours des trente années que se propose d’étudier ce livre.

Sur le modèle de l’« histoire par le bas », rendue célèbre notamment par les travaux de l’historien américain Howard Zinn, cet ouvrage tente de restituer la multitude complexe des mouvements de soutien et d’opposition au péronisme, des résistances populaires et du mouvement ouvrier aux guérillas. De 1943 (l’arrivée au pouvoir de Perón) jusqu’au coup d’État de la junte des militaires dirigée par Jorge Rafael Videla en 1976, c’est une histoire complexe, foisonnante et singulière que l’on pourra lire, entre syndicalisme, expériences d’autogestion, grèves, révoltes urbaines, guérilla, répression et récupération de certains mouvements.

De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976) par Guillaume de Gracia. Syllepse, 2016. 288 pages. (Coyoacán). 15 euros. Cet ouvrage sera disponible au CIRA le jour de la causerie.

Centre international de recherches sur l’anarchisme

mercredi 21 septembre 2016

Grève

Appart’City Euromed (Marseille 2°)

8 jours de grève et une détermination intacte !



Le mouvement de grève des femmes de chambre assurant le nettoyage de l’Appart’city Euromed, pour le compte du sous-traitant SAMSIC, se poursuit et entre dans sa deuxième semaine ce jeudi 22 septembre.

Cherchant à gagner du temps, SAMSIC avait engagé un simulacre de discussions ce lundi sans rien avoir à proposer aux grévistes et avec des seconds couteaux de l’encadrement n’ayant aucun pouvoir pour négocier !
Cherchant à gagner du temps, SAMSIC avait engagé un simulacre de discussions ce lundi sans rien avoir à proposer aux grévistes et avec des seconds couteaux de l’encadrement n’ayant aucun pouvoir pour négocier !

Frotter frotter ? Il faut payer !

Après une semaine de grève, les femmes de chambre ne se découragent pas et n’entendent pas céder sur le respect de leurs droits avec notamment la fin du travail à la tâche et le paiement des heures complémentaires et supplémentaires. Elles n’acceptent plus de se laisser confiner dans la précarité avec le temps partiel imposé et des salaires indignes. SAMSIC et Appart’City : il faut payer !

Solidarité active et financière avec les grévistes !

La CNT – Solidarité Ouvrière appelle à venir soutenir les grévistes chaque matin devant l’Appart’City (118 rue de Ruffi – Terminus Tram T2/T3) à partir de 09h30 et plus particulièrement ce samedi 24/09 avec l’organisation d’un « brunch revendicatif » (chacun emmène à manger ou à boire, un instrument...) jusqu’à 14h.


Nous rappelons qu’une caisse de grève en ligne est mise en place https://www.lepotcommun.fr/pot/o1rhortp.

A lire : la revue de presse en ligne



CNT Solidarité Ouvrière 13,
12 rue de l’Évêché 13002 Marseille
Contact mail : contact13@cnt-so.org
Site :http://www.cnt-so.org/13
Page FB : https://www.facebook.com/cnt.so13/
Tel : 06.47.39.72.00 - 04.91.35.06.56

Internet

Pour un internet libre

sauvons Riseup !




Beaucoup de militantes et de militants l’utilisent en pensant juste que c’est pratique, gratuit et éthique. Mais derrière, il y a des bénévoles qui travaillent, et des factures à payer. Aujourd’hui Riseup est en grande difficulté et appelle à l’aide. Alors, on renvoie l’ascenseur ?

Mailing-listes, boîtes mail, chat, VPN, web collaboratif... nombreux sont les services gracieusement fournis par le collectif Riseup, fondé en 1999 à Seattle pour lutter contre les monopoles privés, le contrôle social et la surveillance de masse sur l’Internet.

En 2013, on estimait à 6 millions le nombre de ses utilisateurs dans le monde.

Pour sa part, Alternative libertaire envoie chaque mois 10 euros au collectif Riseup.net, pour participation aux frais. Si toutes les organisations, les groupes et les collectifs qui utilisent Riseup en faisaient autant, le péril budgétaire qui les menace serait vite conjuré.

Qu’on se le dise !

Le secrétariat web d’AL


Pour découvrir Riseup, lire leurs arguments (en français), 

leur faire un petit virement... 

 

C’EST PAR ICi !

 

jeudi 15 septembre 2016

Solidarité internationale

Pachanga Mexicana


Soirée de soutien pour accueillir

des companeros mexicains à Marseille


Samedi 17 septembre


19h au Dar Lamifa
127 rue d'Aubagne Marseille 6°



mardi 6 septembre 2016

Ecologie

À Bure pour l’éternité :

La Maison de résistance et ses alternatives au nucléaire

Projection suivie d’un débat avec Sébastien et Aymeric Bonnetti


Samedi 10 septembre 2016

 17h Centre International de Recherches sur l'Anarchisme
50 rue Consolat, Marseille 1°
 

Le film documentaire À Bure pour l’éternité aborde la problématique du nucléaire avec le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Il pose clairement la question de l’environnement, et en filigrane celle du modèle économique et social, que l’on souhaite offrir aux générations qui nous succèderont, en présentant des alternatives au nucléaire existantes.

Après la présentation du projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs issus de nos centrales sur le site de Bure, dans la Meuse, le film nous propose une immersion au cœur de la Maison de la résistance, véritable lieu de vie des militants antinucléaires qui construisent chaque jour leur combat contre ce projet, tout en proposant un modèle de vie alternatif : un retour à la terre, aux savoir-faire et aux valeurs de solidarité humaine.

Des témoignages de citoyens engagés et d’experts viennent ponctuer le film, comme Justine et Frank, militants permanents à la Maison de la résistance, Corinne Lepage ancienne ministre de l’Écologie ou bien encore Marc Stenger, évêque de Troyes, spécialiste des questions d’écologie pour l’Église de France.

Au-delà de Bure, le documentaire explore une autre piste avec l’exemple de la commune de Beckerich au Luxembourg, qui a mis en place un système d’auto-suffisance énergétique et de politique participative active des habitants. En concluant ainsi, le film propose une réponse aux enjeux économiques, écologiques et sociaux auxquels est confrontée notre société. Destiné à éveiller les consciences sur le projet de stockage des déchets nucléaires de Bure, il nous laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir vers un possible avenir éco-responsable.

Sébastien Bonetti est journaliste au Républicain lorrain depuis plus de 10 ans. Il prête sa plume au journal Fakir, aux magazines Z et Offensive. Il est membre depuis 2012 du collectif Cycl-one, spécialiste de l’audiovisuel à Metz. Il a réalisé À Bure pour l’éternité avec son frère Aymeric, qui a une belle expérience dans l’audiovisuel.

À Bure pour l’éternité réalisé par Sébastien et Aymeric Bonnetti. Zebra films : Mirabelle TV, 2014. 52 minutes. Le DVD coûte 10 euros.
Sur Internet : www.bure-lefilm.fr (on peut y voir la bande annonce).
Contact : téléphone 06 03 60 81 00 ; courriel : bure.film chez gmail.com

Entrée libre

Rencontre du CIRA Marseille

Solidarité internationale

Kurdistan et soutien financier libertaire :

où en est-on ?



Le mouvement libertaire francophone a expédié 14.000 euros au mouvement anarchiste de Turquie, ce qui a contribué à soulager les réfugié.e.s, les miliciennes et miliciens durant la bataille de Kobanê. Le reliquat devrait aider à financer des projets autogestionnaires dans la région, hélas suspendus du fait de la guerre au Kurdistan turc et du coup d’État raté de juillet 2016.

D’octobre 2014 à juillet 2015, le mouvement libertaire francophone a collecté près de 14.000 euros, qui ont été expédiés à l’Action anarchiste révolutionnaire (DAF) de Turquie. Les donateurs et les donatrices sont principalement issus de France, de Belgique, de suisse et du Québec. La majeure partie des fonds ont été utilisés par DAF durant la bataille de Kobanê, qui s’est achevée en juin 2015 par la déroute de Daech ; le reste a été provisionné pour développer des projets libertaires au Kurdistan.

Durant la bataille de Kobanê (septembre 2014-juin 2015) :
aide matérielle directe


Le siège de la ville a fait fuir la population en masse. Près de 250 000 personnes se sont ainsi réfugiées sur le territoire turc, où elles ont principalement bénéficié de l’aide humanitaire des municipalités kurdes, et de celle des volontaires – féministes, syndicalistes, libertaires, révolutionnaires… – qui avaient afflué de toute la Turquie.

Une équipe de DAF a été présente, dès le début de la bataille, dans les villages kurdes bordant la frontière turco-syrienne. Là, l’organisation a participé aux comités de vigilance qui se donnaient pour mission à la fois de dissuader les exactions de l’armée turque, de barrer la route aux volontaires tentant de rejoindre Daech, et d’aider les réfugié.e.s et les miliciennes et miliciens blessés.

Sur place, les besoins étaient évalués et communiqués à une autre équipe de DAF, à Diyarbakır. Elle achetait la nourriture et le matériel médical qui étaient ensuite convoyés vers les villages frontaliers. Cela a été rendu possible en partie grâce à l’apport financier du mouvement libertaire francophone. Le mouvement anarchiste a ainsi, par la pratique, gagné une reconnaissance et une légitimité incontestables dans la région.

Fin 2014, DAF a ouvert un local à Diyarbakir, qui sert aujourd’hui encore à coordonner l’action anarchiste dans le Kurdistan du nord et de l’ouest. L’organisation gagne en audience. Son journal Meydan, vend aujourd’hui de 200 à 300 exemplaires dans le Bakur (Kurdistan turc), et une édition bilingue turc-kurde est à l’étude.

Après la bataille de Kobanê (depuis l’été 2015) :
reconstruction et projets libertaires


Depuis la déroute de Daech, l’heure est à la reconstruction de la ville. Le champ est ouvert aux projets les plus divers et, dès juillet 2015, DAF a décidé de s’y impliquer. Son ambition était d’épauler des projets autogestionnaires, tout en permettant à l’anarchisme d’être un acteur autonome dans le mouvement de solidarité.

Le projet de DAF devait se dérouler en deux temps :
  1. ouverture d’un centre de coordination anarchiste à Suruç, comprenant un media center, pour servir de relais à l’action anarchiste à Kobanê, et diffuser les idées libertaires dans cette région du Kurdistan ;
  2. participation à des projets autogestionnaires dans le cadre de la reconstruction de la ville, en concertation avec l’administration autonome du canton de Kobanê.
DAF a informé le collectif Anarchistes solidaires du Rojava de ce projet dans un message du 8 juillet 2015. Les événements en ont décidé autrement. Le 20 juillet 2015, à Suruç, avec la complicité probable de militaires turcs, Daech commettait un attentat contre un groupe socialiste révolutionnaire turc (la SGDF) venu pour participer à la reconstruction de Kobanê. Bilan : 33 morts et 100 blessé.es. Dans les jours qui ont suivi, les accrochages sanglants se sont multipliés, au Kurdistan, entre l’armée turque et le PKK. Depuis, la situation de guerre n’a pas cessé. Elle s’est accompagnée d’une répression de plus en plus féroce, l’extrême gauche et les médias indépendants étant les plus visés.

Dans ces conditions, DAF a dû suspendre les projets prévus à Suruç et à Kobanê. Ils reprendront dès que la situation politique le permettra.

Collectif Anarchistes solidaires du Rojava, le 31 mai 2016
 



Tee-shirt de soutien « Liberté Autogestion Révolution »


Par ailleurs, un tee-shirt de soutien a été édité par AL. Il est en vente à 14 euros.
Les bénéfices seront reversés à un projet autogestionnaire au Kurdistan.




 Alternative Libertaire n°264, septembre 2016