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vendredi 15 juillet 2016

Répression

Contre l'inculpation

Solidarité avec Fadela


Suite à la GAV de Fadela survenue lors de la venue de Cazeneuve le 4 Juillet, pour avoir seulement huée "P comme pourris S comme salauds, a bas le parti socialo", elle a été convoquée le mardi 12 Juillet et de nouveau placée en GAV lorsqu'on lui a annoncé son passage devant le procureur pour au final se voir signifier une date de procès qui est le 31 Août à 8h30.


Fadela militante en Solidarité avec le peuple Palestinien, impliquée dans le mouvement anti loi El Khomri, est victime d'un acharnement politique qui se traduit par des poursuites judiciaires.

Aujourd'hui c'est elle, demain c'est nous !

Ses frais de justice sont les nôtres !

La solidarité de tou-te-s est désormais nécessaires à commencer pour l'indomptable Fadela !

Pour participer au soutien financier : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-fadela

Syndicalisme

Syndicat des travailleurs corses : 

laissons les salarié.e.s juger



Le STC a-t-il le droit de se présenter aux élections de novembre dans les très petites entreprises (TPE) ? La justice dit non. Nous répondons oui. C’est aux travailleuses et aux travailleurs de choisir leurs représentant.e.s.

 Lundi 4 juillet, saisi par la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, le tribunal d’instance de Paris a annulé la candidature pour les élections dans les très petites entreprises (TPE, moins de 11 salarié.es) du Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC, Syndicat des travailleurs corses). Le STC s’est pourvu en cassation.

Les listes du Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB, Syndicat des travailleurs du Pays basque) ont également été attaquées en justice, par la seule CGT cette fois. Le procès est prévu pour le 28 juillet.

Le STC et le LAB revendiquent, en parallèle à l’émancipation sociale des travailleurs et des travailleuses, une émancipation nationale pour leurs peuples.

Quoi que l’on pense de ces orientations stratégiques, personne ne peut nier la représentativité bien réelle de ces syndicats sur leurs territoires, ni leur pratique d’un syndicalisme de lutte et anticapitaliste. C’est pourquoi nous dénonçons la méthode antidémocratique qui consiste à priver de leurs droits à s’organiser comme bon leur semble des milliers de travailleuses et de travailleurs.

De surcroît, en jugeant que « sous couvert de droit syndical et de protection des droits des salariés » le STC « poursuit une action politique spécifique », la justice remet en cause pour l’ensemble des syndicats la possibilité de revendiquer une autre société. Il s’agit d’une ingérence et d’une censure inacceptable pour toutes celles et ceux qui partagent l’idée que le syndicalisme doit être porteur d’alternative anticapitaliste.

Après les interdictions « préventives » de manifester, après les nasses et la violence policière, après la répression contre ceux et celles qui luttent, l’État capitaliste s’appuie sur une démarche électoraliste antidémocratique pour jouer la division de la classe ouvrière et continuer son entreprise de démolition des droits sociaux.

Alternative libertaire et ses militantes et militants syndicaux expriment leur solidarité au STC et à LAB devant cette offensive.

Paris, le 13 juillet 2016

mercredi 6 juillet 2016

Grève

FIN DE CONFLIT VICTORIEUSE 

AU B&B JOLIETTE !

 


Après une longue négociation, lundi 04/07, avec la direction de PROPEO, un protocole de fin de conflit a été validé par les salarié-e-s en grève de l’hôtel B&B Joliette, puis signé avec la CGT Propreté et la CNT-SO Nettoyage. Ce protocole satisfait l’essentiel des revendications des grévistes et le travail a repris sur le site dès ce mardi matin.

Le protocole a acté les points suivants : fin du paiement à la chambre avec le décompte du temps de travail effectif incluant le temps d’habillage et de déshabillage avec remise d’un relevé de pointage mensuel aux salarié-e-s ; abandon de l’annualisation du temps de travail, sauf demande individuelle, pour tous les salarié-e-s actuels du site ; augmentation de la qualification dans la grille de la propreté ; augmentation des mensualisations de contrats à temps partiel ; obtention d’une prime de panier quotidienne au prorata du temps de travail (de 3,52 à 07,04€) ; prise en charge de l’entretien des tenues et amélioration du "paquetage" ; amélioration de l’organisation du travail et des horaires de service, possibilité de la prise de pauses dans la cafétéria de l’hôtel, deux jours de repos avec roulement le week-end sauf « nécessité du service » ; règlements de divers problèmes individuels.
La plus grande partie des 17 jours de grève cumulés seront pris à la charge de l’employeur (10 jours payés, 3 jours rattrapés pendant l’été). La caisse de grève mise en place va permettre de compenser les 4 derniers jours de grève. Au final nos camarades auront remporté de nombreuses avancées sans aucun préjudice financier !

Les grévistes remercient chaleureusement les camarades de tous bords qui sont venus au jour le jour les soutenir sur le piquet et ont permis de mettre encore plus la pression sur l’employeur !

A Marseille, le secteur hôtelier et l’industrie touristique en général sont de plus en plus florissants et générateurs de profits. Pourtant derrière les façades clinquantes de ce nouveau poumon économique de la ville, c’est tout un système qui repose sur l’exploitation brutale des salarié-e-s, une précarité généralisée avec notamment un recours massif à la sous-traitance.
La CNT Solidarité Ouvrière se félicite donc de cette nouvelle victoire syndicale à quelques mois d’intervalles avec d’autres luttes à Marseille dans ce même secteur de la sous-traitance hôtelière. Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur à s’organiser syndicalement et à mener le combat contre l’exploitation et le mépris. Seule la lutte paie ! 

CNT-SO, le 5 juillet 2016