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jeudi 30 juin 2016

Grève

Mouvement de grève reconductible 

des femmes de chambre 

de l’hôtel B&B Joliette


Depuis ce matin du 28 juin les femmes de chambres, salariées de PROPEO, entreprise sous-traitant le nettoyage de l’Hôtel B&B Joliette, sont en grève reconductible.
 

Suite à un premier mouvement de grève du 10 au 19 juin, le sous-traitant joue la carte de la répression en mutant les personnels sur d’autres sites ou en les empêchant directement de travailler comme ce jour. Les salariées qui se sont syndiquées depuis à la CNT Solidarité Ouvrière ont décidé de reprendre leur action.


PROPEO et la chaîne B&B doivent cesser des pratiques d’un autre âge !

Comme c’est souvent le cas dans la sous-traitance hôtelière, les patrons n’ont pas attendu El Khomri pour casser les droits des travailleurs-euses et pratiquer le dumping social. Encore une fois, nous dénonçons des pratiques illégales : paiement à la tâche, c’est à dire à la chambre ; « oublis » systématiques des heures supplémentaires ; organisation des jours de repos ne respectant pas la législation ; interdiction de la pause réglementaire et absence de locaux pour les personnels ; état déplorable des tenues de travail...

B&B – PROPEO : pour l’Euro, lâchez vos Euros !

Depuis le début de l’euro de football, nous constatons que le prix des chambres a considérablement augmenté (parfois du double au triple les soirs de match !). Inutile de préciser que les salaires restent, eux au plus bas. Pendant que le donneur d’ordre, la chaîne B&B (groupe PAI Partners) et la société sous-traitante PROPEO s’en mettent plein les poches, le temps de travail augmente et les travailleuses restent pauvres, mal payées, sous-traitées !

L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !

Les salariées revendiquent :
- Paiement à l’heure et non plus à la tâche, installation d’une pointeuse
- Diminution de la cadence de travail
- Deux jours de repos consécutifs avec roulement pour le week-end
- Prime d’habillage et de déshabillage
- Prime de panier
- Respect des temps de pause légaux et mise à disposition d’un local pour les personnels
- Valorisation des contrats temps partiels à 130 heures
- Amélioration des tenues de travail et indemnités d’entretien
- Obtention du 13ème mois

Venez soutenir les femmes de chambre grévistes chaque matin à partir de 08h45 devant l’hôtel (rue Forbin - prox Poste Joliette).

Vous pouvez aussi les soutenir en donnant à la caisse de grève : https://www.lepotcommun.fr/pot/35zu7dlg

CNT-SO 13





vendredi 24 juin 2016

Solidarité internationale

Mexique, Oaxaca - La police tue


Rassemblement Solidarité

Lundi 27 juin 2016
18h devant le consulat du Mexique 
2 rue du Beausset Marseille 1°
 

Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place depuis huit jours par des membres de la C.N.T.E., des étudiants, des pères et mères de famille. Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes, des tirs de flashball, puis avec des armes à feu, AK47, durant plusieurs heures. Onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d’autres ont été blessées par balles.
Dans l’état de Oaxaca, d’autres affrontements avec la police ont eu lieu à Huitzo, Juchitan dans l’Isthme de Tehuantepec et dans la ville de Oaxaca.



Depuis 2013, le président Mexicain Enrique Peña Nieto tente d’imposer sa « réforme éducative ». Cette réforme d’inspiration néo-libérale, vise à transformer l’éducation mexicaine en centre de formation garantissant une main d’oeuvre soumise au marché mondial du travail.
Depuis de nombreuses années, notamment dans l’état de Oaxaca, la section 22 de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation – C.N.T.E. - mène la lutte contre cette réforme.
Début juin, l’arrestation de deux leaders syndicaux de la section 22 et la répression brutale des manifestations a eu pour effet de renforcer la résistance du mouvement. Les blocages d’autoroutes et de zones commerciales se sont alors multipliés. Cette situation nous ramène à la Commune de Oaxaca en 2006, mais nous rappelle également la terrible répression qui s’abattit sur le mouvement de résistance.

Une nouvelle fois nous dénonçons le mensonge d’Etat qui ne reconnaît pas que sa police a fait usage d’armes de guerre contre sa propre population.
Nous exigeons :
L’arrêt de la répression contre le mouvement de résistance à la réforme de l’éducation.
La réapparition de tous les cas de disparitions forcées.
La libération de tous les enseignants emprisonnés pour avoir défendu l’éducation publique et de tous les prisonniers politiques.
L’arrêt des ventes d’armes et de toute collaboration militaro-policière entre la France et le Mexique
Nous vous rappelons que nous sommes toujours dans l’attente de la présentation en vie des 43 étudiants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa.

NI LES BALLES NI L’ABUS DE LA FORCE N’ARRÊTERONT LA RÉSISTANCE
OAXACA INSOUMIS – LA LUTTE CONTINUE

Mut Vitz 13

mardi 21 juin 2016

Mobilisation

Journée nationale de grève

Contre la loi travail

 Jeudi 23 juin 2016

Manifestation 

10h 30 Vieux Port Marseille


 

 

 

 

 

dimanche 12 juin 2016

Mobilisation

Journée de mobilisation nationale

pour le retrait de la loi Travail

Mardi 14 juin 2016

 

Manifestation

10h 30 Vieux-Port Marseille



Mobilisation

Sans le capitalisme :

Un autre futur



Que démontre ce très chaud printemps ? Que la véritable opposition au gouvernement PS-Medef, ce ne sont ni les requins sarkozystes des Républicains, ni les technocrates relookés du FN, ni les parlementaires ramollos du Front de gauche... La véritable opposition, c’est le mouvement social. Toutes et tous ensemble, nous pouvons bloquer l’économie. Et nous pouvons aussi transformer la société.


Après trois mois de mobilisation et une quinzaine de dates de grève, le mouvement de lutte contre la loi travail ne faiblit pas et les actions continuent. La contestation s’installe dans la durée et vient bousculer le calendrier.


Le mouvement continue, le gouvernement faiblit


Face à cela, le gouvernement a bien compris ce qu’il risquait : déjà largement décrédibilisés, Hollande et Valls sont bien partis pour emporter dans leur chute l’ensemble du Parti socialiste et du social-libéralisme. Alors, pour tenter de désamorcer le mouvement, le gouvernement :
  • passe en force à l’Assemblée nationale et multiplie les déclarations autoritaires ;
  • réprime violemment les manifestations en donnant carte blanche pour matraquer et gazer ;
  • fait des promesses aux routier.es, aux enseignant.es, aux cheminot.es, aux pilotes pour empêcher le mouvement de se propager.

Pour gagner, c’est maintenant !


Pour gagner, il faut bloquer l’économie. Cela ne veut pas simplement dire bloquer l’approvisionnement en énergie, cela veut dire bloquer le plus de secteurs productifs possibles.

Nous devons éviter de ne faire reposer la contestation que sur un ou deux secteurs en lutte, chaleureusement soutenus par l’ensemble des salarié-es mais isolés dans leur combat.

Sans quoi le gouvernement aura vite fait de mettre fin à la contestation en cédant sur les revendications spécifiques de ces secteurs sans céder sur la loi Travail.

Au contraire, nous devons marteler que tout le monde peut faire grève, même pour quelques heures. La grève est partout utile, parce qu’elle permet de libérer du temps pour manifester et passer à l’action. Seule la généralisation permettra de faire plier le gouvernement.


Pour une alternative autogestionnaire


Une victoire contre la loi travail redonnerait confiance à notre camp social et permettrait de donner un coup d’accélérateur aux luttes pour conquérir de nouveaux droits et combattre pied à pied la loi des patrons.

Car au-delà de cette réforme du code du travail, l’enjeu est bien d’en finir avec les politiques d’austérité et de destruction des droits sociaux.

Le moment politique est historique : le PS a fini de dégoûter son électorat et s’apprête sans doute à se désagréger dès 2017 ; la droite propose les mêmes recettes que le PS mais annonce encore plus d’attaques contre les travailleuses et les travailleurs ; l’extrême-droite ne dit plus rien mais se frotte les mains en observant la décomposition de la vie politique ; et la gauche réformiste rêve d’une énième recomposition politique autour d’un projet illusoire de replâtrage du capitalisme.

Pour les politiciens et les médias, l’horizon maintenant ce sont les élections de 2017. Mais nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre de savoir à quelle sauce nous serons mangé-es l’année prochaine.

C’est ici et maintenant qu’il faut commencer à discuter de la société que nous voulons vraiment.

C’est dans les luttes, dans les entreprises et dans les quartiers qu’il faut commencer à la construire, en résistant et en s’organisant. Nous devons reconstruire une gauche anticapitaliste, libertaire et révolutionnaire pour préparer demain l’expropriation des capitalistes, l’autogestion des entreprises et la démocratie directe partout.

Rejoignez-nous maintenant, pour ne plus subir et pour imaginer une autre société, communiste et libertaire.

Alternative Libertaire, 10 juin 2016





mercredi 8 juin 2016

Répression

Libérez Antoine !



Notre camarade Antoine, syndicaliste CGT à Valenciennes, est sous les verrous depuis son arrestation ciblée le 17 mai, à Lille où il manifestait contre la loi Travail. Lors de son procès le 9 juin il aura l’appui de centaines de pétitionnaires et de milliers de manifestants.

LIBÉREZ ANTOINE !


Antoine, militant de la CGT de Valenciennes est en détention préventive depuis le 17 mai.

Il a été arrêté à Lille durant une manifestation contre la loi travail. Trois policiers l’ont alors interpellé en se jetant violemment sur lui et en l’immobilisant.

Un policier accuse Antoine de l’avoir frappé. Or les personnes qui étaient à ses côtés et ont témoigné en sa faveur affirment qu’il n’en est rien. Antoine était juste venu manifester avec dans ses mains son drapeau CGT.

Rien ne justifiait donc son arrestation

Cette arrestation s’inscrit dans une vague répressive qui touche tout le pays ; celle-ci vise particulièrement les organisations actives dans le mouvement social qui dure depuis trois mois. Les organisations syndicales sont spécialement ciblées : arrestations, provocations policières, intrusion dans des locaux syndicaux, charge contre des piquets de grève,…

L’incarcération d’Antoine voulue par les autorités participe d’une véritable stratégie de la tension. Il s’agit d’en faire un exemple pour faire peur afin de dissuader celles et ceux qui se mobilisent contre la loi Travail et plus largement contre un ordre de plus en plus inégalitaire et autoritaire de descendre dans la rue.

Ce qui est en fait reproché à Antoine, c’est d’être un militant syndicaliste, antifasciste et libertaire particulièrement actif dans le Valenciennois. Antoine est victime de l’arbitraire le plus total. Outre les conséquences morales, une condamnation judiciaire à une peine d’emprisonnement aurait des conséquences dramatiques pour ce jeune travailleur précaire.

Antoine doit être jugé à Lille jeudi 9 juin.

Aussi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
  • affirment leur solidarité avec Antoine ;
  • appellent toutes les organisations syndicales, démocratiques et progressistes, locales ou nationales, ainsi que toutes les personnes révoltées par cette situation à soutenir Antoine et à se mobiliser ce jour-là ;
  • exigent sa libération immédiate et l’abandon de toutes les poursuites à son encontre.

Appel signé par plus de 300 syndicalistes, universitaires, militants associatifs et politiques, artistes, ainsi que des dizaines d'organisations syndicales et politiques, de nombreux pays. 

Tous les signataires sur http://liberezantoine.org

mardi 7 juin 2016

Mobilisation

Toutes et tous en grève et en manifestation

Contre la loi travail

Jeudi 9 juin 2016

Rassemblement

11h 30 place Sadi Carnot, Marseille 2°