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samedi 17 décembre 2016

Solidarité

Solidarité avec l’équipe de Mille Bâbords





Suite aux évènements qui se sont déroulés le vendredi 28 octobre 2016 à Mille Babôrds autour du débat intitulé «S’opposer au racialisme : discussion », Alternative Libertaire Marseille souhaite exprimer sa solidarité avec l'équipe de Mille Babords.

Ce lieu dont notre collectif est adhérent est un lieu ressource primordial pour les mouvements locaux d'émancipation. C'est un lieu ouvert et pluraliste dans lequel doivent pouvoir se tenir des débats polémiques, voir des joutes politiques enflammées, tant qu'elles restent verbales. Une intervention physique contre le local, ses adhérent-e-s ou son public comme il s'est produit le 28 octobre est par contre intolérable, et nous regrettons qu'elle ait été commise par des personnes qui a priori luttent elles aussi contre les dominations.

Nous considérons que Mille Bâbords n'est en aucun cas responsable des évènements et des dégâts qui ont eu lieu. Le sujet traité fait actuellement débat dans les mouvements de gauche, et c'est bien l'un des objectifs de Mille Bâbords que de proposer un espace pour en discuter. Et si jamais il y avait eu une erreur d'appréciation de l'équipe - que seule elle même peut juger a posteriori - sur les risques que présentait cette discussion, ou sur certaines positions qui pourraient y être défendues, il nous semble que certains « ratés » sont inhérents à la démarche qui est celle de Mille Bâbords depuis ses débuts, et ils doivent être discutés de façon sereine.

En l'occurrence, sur ce sujet précis du racialisme et de l’anti-racialisme, nous avons peu de connaissances sur le fond pour exprimer une opinion tranchée. Il nous semble y avoir certains excès des deux côtés, et un clivage malheureux dont les mouvements sociaux se passeraient bien, à l'heure où il y a déjà fort à faire avec le capitalisme et ses serviteurs gouvernementaux qui détruisent le monde. Le racisme et le colonialisme ont pris et prennent encore de nombreuses formes, et chacune peut appeler des analyses et des pratiques spécifiques pour y faire face. L'objectif reste néanmoins l'égalité et l'émancipation globale de toutes et tous.

Dans cette logique, Alternative Libertaire Marseille lutte contre toute forme de domination, et défend la complémentarité entre des dynamiques unitaires larges et l'auto-organisation des luttes, aussi longtemps qu'elles ne dérivent pas vers une forme de sectarisme. Nous défendons le dialogue entre les différents courants révolutionnaires et émancipateurs, et pensons que c'est par un travail collectif, respectueux de nos différences et spécificités, que nous pouvons faire avancer les idées et pratiques de changement social radical.


Alternative Libertaire Marseille, le 15 décembre 2016

jeudi 1 décembre 2016

International

Chroniques de Gaza

Causerie par Sarah Katz et Pierre Stambul


Samedi 3 décembre 2016

17h au CIRA
50 rue Consolat Marseille 1°


La Bande de Gaza n’est pas située sur la lune. Elle commence à 60 kilomètres de Tel-Aviv, la ville occidentale, vitrine de l’occupant. Qui se soucie des deux millions de Palestinien-ne-s enfermé-e-s depuis dix ans sur un minuscule territoire ? Pas la grande majorité des médias qui ignorent la bande de Gaza et contribuent souvent à la diffamer : « terroristes », « intégristes », « liste noire »…

Comment est-il possible qu’après trois grands massacres (Plomb Durci 2008-2009, Piliers de la Défense 2012, Bordure Protectrice 2014) qui ont tué plus de 4 000 personnes, en ont laissé handicapées plusieurs milliers, ont rendu inhabitables des quartiers ou des villages en provoquant l’exode de toute la population et ont pulvérisé en priorité l’appareil productif pour tenter de transformer définitivement les Gazaouis en assistés, tout continue comme avant ? Le blocus de Gaza est un crime ignoble. Gaza est une société normale dans une situation totalement anormale.

Nous avons pu séjourner à Gaza du 23 mai au 9 juin 2016 dans le cadre de la deuxième mission « Éducation et partage solidaire ». Notre tâche essentielle a été de recueillir un maximum d’informations et de témoignages dans tous les domaines : la vie quotidienne, les associations, les partis politiques, la religion, les agriculteurs, les pêcheurs, la société civile, la jeunesse, les Bédouins, le système éducatif… Auprès de nos amis proches, nous avons recensé les besoins les plus urgents en matière de collaboration ou de solidarité.

Si quelqu’un vous dit : « Les Palestiniens pensent que… », ne l’écoutez pas ! Vous constaterez que, dans cette cage, les avis, les réactions, les façons d’être ou de penser sont très diverses.
Si quelqu’un associe à Gaza le mot de terroriste, indignez-vous ! Ces stéréotypes sont criminels et contribuent à maintenir la cage fermée.

Sarah Katz a fait de nombreux séjours à Gaza dont un d’un an et demi (2012-2014).
Pierre Stambul est coprésident de l’Union juive française pour la paix.

Chroniques de Gaza : mai-juin 2016 par Sarah Katz et Pierre Stambul. Acratie, 2016. 93 pages. 10 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.

lundi 28 novembre 2016

Travail

Boulot de merde !

Livre de Julien Brygo et d’Olivier Cyran

Rencontre -Débat en présence des auteurs


Jeudi 1er décembre 2016

19h Union locale Solidaires
29 boulevard Longchamp, Marseille 1° 
 

Boulots de merde ! ...du cireur au trader !
Enquête sur l’utilité et la nuisance sociales ds métiers.

Projection de quatre courts métrages.
Rencontre suivie d’un apéritif.

Pas un jour sans que vous entendiez quelqu’un soupirer : je fais un boulot de merde. Pas un jour peut-être sans que vous le pensiez vous-même. Ces boulots-là sont partout, dans nos emplois abrutissants ou dépourvus de sens, dans notre servitude et notre isolement, dans nos fiches de paie squelettiques et nos fins de mois embourbées.

Ils se propagent à l’ensemble du monde du travail, nourris par la dégradation des métiers socialement utiles comme par la survalorisation des professions parasitaires ou néfastes. Comment définir le boulot de merde à l’heure de la prolifération des contrats précaires, des tâches serviles au service des plus riches et des techniques managériales d’essorage de la main-d’œuvre ? Pourquoi l’expression paraît-elle appropriée pour désigner la corvée de l’agent de nettoyage ou du livreur de nans au fromage, mais pas celle du conseiller fiscal ou du haut fonctionnaire attelé au démantèlement du code du travail ?

Du cireur de chaussures au gestionnaire de patrimoine, de l’infirmière asphyxiée « au journaliste boursier qui récite les cours du CAC 40, les rencontres et les situations qu’ils rapportent de leur exploration dessinent un territoire ravagé, en proie à une violence sociale féroce, qui paraît s’enfoncer chaque jour un peu plus dans sa propre absurdité. Jusqu’à quand ?

SUD-PTT 13 - SOLIDAIRES

mercredi 23 novembre 2016

Antipatriarcat

Contre toutes les violences faites aux femmes

Rassemblement 

Vendredi 25 novembre 2016

11h ombrière du Vieux Port Marseille 1°

Manifestation - Violences faites aux femmes
Vendredi 25 novembre - Marseille

Rassemblement contre toutes les violences faites aux femmes organisé par le Collectif 13 Droits des Femmes en partenariat avec Eclosion 13.
Ateliers, performances artistiques, stand d’informations juridiques animations culturelles...

Entre 12h00 et 13h00 déambulation dans les rues du Centre ville de Marseille
Rdv sous l’ombrière du Vieux Port de 11h à 15h

Antipatriarcat

Contre les violences patriarcales :

dans la rue le 25 novembre !




Sifflées dans la rue, sous-payées au travail, frappées et asservies dans l’intimité, regardons-nous, parlons-nous pour briser le tabou des violences. Quand une femme est attaquée, c’est toutes les femmes qui sont visées et c’est toutes ensemble que nous devons nous défendre contre les violences masculines.

En 2014, en France, 134 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints. 223.000 femmes âgées de 18 à 75 ans subissent chaque année des violences physiques et sexuelles de la part de leurs partenaires et 84.000 sont victimes chaque année de violences sexuelles ou de tentatives de violences sexuelles. 1 % d’entre elles déclarent avoir porté plainte. Néanmoins, en 2014, seuls 765 hommes ont été condamnés. En France, les hommes gagnent 23,5 % de plus que les femmes. 100% des femmes qui utilisent les transports en commun y ont déjà été harcelées.

Les violences faites aux femmes qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques ont pour effet d’isoler, d’humilier, et de dominer toutes les femmes. Elles sont quotidiennes.
Si les gouvernements successifs adoptent des discours pseudo-féministes, la réalité de leurs actions est toute autre : les pouvoirs publics fragilisent les femmes en cassant le service public de santé ou en cassant le droit du travail. Plus les femmes sont précaires dans le domaine du travail ou isolées à la maison, plus elles sont vulnérables face aux violences des hommes.

Contre le FN et toutes les politiques réactionnaires

Nous avons à combattre aujourd’hui des inégalités et des violences machistes insupportables néanmoins l’actualité politique marquée par la montée du Front National et des mouvements réactionnaires voire fascistes laisse imaginer le pire pour les mois à venir. L’extrême-droite instrumentalise les droits des femmes pour propager des discours racistes et combat le droit des femmes à disposer de leur propre corps : lorsqu’ils sont élus, ils suppriment les subventions au Planning Familial.

De même, le déremboursement de l’IVG n’est qu’un élément du programme du FN qui développe tout un ensemble de mesures inégalitaires favorisant le retour forcé des femmes au foyer où, isolées, elles pourront être entièrement à la merci du mari et servir « la Nation ». Nous combattons fermement leur projet , celui d’une société hiérarchisée dans laquelle les femmes occupent une place inférieure dans l’espace privé comme dans l’espace public.

Ne subissons plus les violences que nous imposent les hommes !

Nous refusons de subir cette société dans laquelle les femmes sont humiliées, agressées, violées.
Nous refusons les inégalités qui produisent ces violences. Celles-ci n’ont qu’un but : maintenir les femmes dans l’oppression et l’exploitation. Notre ennemi, c’est le patriarcat, ce système qui exploite et opprime les femmes.

Sifflées dans la rue, sous-payées au travail, frappées et asservies dans l’intimité, regardons-nous, parlons-nous pour briser le tabou des violences. Quand une femme est attaquée, c’est toutes les femmes qui sont visées et c’est toutes ensemble que nous devons nous défendre contre les violences masculines.

Aujourd’hui, reprenons ensemble la rue pour ne plus jamais y être considérée comme des objets.
Aujourd’hui, reprenons ensemble le pouvoir sur nos vies pour ne plus jamais subir l’oppression patriarcale !

Secrétariat Antipatriarcat d'Alternative Libertaire

mardi 22 novembre 2016

Espagne 36

Fête des 80 ans de la révolution espagnole

Projection du film

Sous le signe libertaire


Samedi 26 novembre 2016

A 19h à La Casa Consolat
1 rue Consolat Marseille 1°


80 ans de la révolution espagnole !

Nous vous donnons rendez-vous samedi 26 novembre 2016 à 19H à La Casa Consolat (1 rue Consolat, 13001 Marseille)

La révolution espagnole fut une expérience unique dans l’histoire, à la fois dans son combat contre le fascisme et dans la construction du société autogestionnaire.

Pour continuer à fêter les 80 ans de la révolution espagnole, nous vous invitons à une soirée cinéma sous le signe libertaire, avec une projection : "1936-1937 : La révolution sociale et la guerre d’Espagne", suivi d’une discussion et d’échanges dans la convivialité.

Viva la Revolucion !

Soirée proposée par : Alternative Libertaire, CNT-F, CNT-SO, Groupe Germinal de la Fédération Anarchiste



mardi 15 novembre 2016

Espagne 36

Fête des 80 ans de la révolution espagnole


Samedi 19 novembre 2016


A 18h à Manifesten
59 rue Adolphe Thiers, Marseille 1°


La révolution espagnole fut une expérience unique dans l'histoire, à la fois dans son combat contre le fascisme et dans la construction du société autogestionnaire.

Pour fêter son anniversaire, nous aurons :
Une exposition prêtée par la CGT espagnole
Une discussion avec l'historien Frank Mintz
Des champs révolutionnaires avec la Lutte enchantée
Des tapas et de la musique !

Viva la Revolucion !

Alternative Libertaire, CNT-F, CNT-SO, Groupe Germinal de la Fédération Anarchiste



mercredi 9 novembre 2016

Luttes sociales

La taxe d'habitation :
Un impôt particulièrement injuste !

Réunion publique d’information

 

Lundi 14 Novembre 2016

A 9h à l'UD CGT 13, salle Jean Jaurès
23 Boulevard Charles Nedelec Marseille 3°


La taxe d'habitation
Un impôt particulièrement injuste !


Que vous viviez sous le seuil de pauvreté ou que vous soyez millionnaire, vous payez la même chose !

Les collectivités souffrent d’un manque à gagner liées aux baisses de dotation de l’État. Ce qui malheureusement se traduit souvent par une dégradation de la qualité de service de ces collectivités mais aussi par une augmentation des impôts pour compenser leurs pertes. Cette pression fiscale est bien évidement plus difficile à supporter pour les travailleurs, en particulier les plus précaires, que pour les plus riches ou même pour les entreprises. Ces politiques se traduisent par de véritables expulsions des travailleurs, privés d’emploi et retraités de leurs logements, de le leur quartier, voir même de leur ville.

Chaque cadeau donné aux entreprises est fait au motif qu’en contrepartie celles-ci doivent créer des emplois. Rappelons ainsi que Mr Gattaz, président de l’organisation des patrons MEDEF, promettait la création d’1 millions d’emploi en l’échange des exonérations de cotisations sociales et des allègements fiscaux offerent par le gouvernement. Nous voyons bien que tout ceci n’était que mensonge. Nos exploiteurs gagnent plus et le chômage et la précarité ne cessent d’exploser.

Nous avons l’exemple à Marseille d’une mairie qui fait le choix délibérer d’accentuer les inégalités et l’injustice. D’un coté les Terrasses du Port s’implantent et les grandes entreprises comme Décathlon, Zara et H&M bénéficient d’exonérations fiscales pour 5 ans. Et de l’autre coté une taxe d’habitation qui ne cessent d’augmenter dans les quartiers au point que les plus précaires et les travailleurs aux revenus les plus faibles sont contraint de s’endetter, de quitter leur logement, le tout entraînant des réactions en chaîne comme la perte d’emploi.

Et les revenus dans tout ça ?

Certains vous diront que les revenus sont pris en compte dans le calcul de la taxe d’habitation. Parlons en ! Tout d’abord, il est très rare de bénéficier d’une exonération totale. Pour cela, il faut remplir des conditions d’age ou « d’infirmité » notamment et surtout avoir des revenus proches du néant. Par exemple, du strict point de vue légal, si vous êtes étudiant et que vous travaillez quelques heures au fast-food pour 400 euros par mois, ne comptez pas sur une exonération de votre taxe d’habitation ! Ensuite, il existe un plafonnement de la taxe d’habitation en fonction des revenus, là aussi il ne concerne que des personnes ayant de très faibles revenus car même sous le seuil de pauvreté on n’est pas exonéré ! Cela n’est possible que dans certaines conditions : personnes âgées de plus de 60 ans, veuf ou veuve, invalides, mais par exemple un couple de retraités percevant chacun une pension mensuelle de 750 euros est jugé trop riche pour pouvoir en bénéficier ! C’est pourquoi nous devons nous mobiliser et exiger l’exonération total de la taxe d’habitation et de la redevance TV pour toute les personnes dont le reste à vivre ne leur permet pas de payer sans aggraver leur situation sociale et professionnelle. Le reste à vivre étant ce qu’il reste de nos revenus après avoir effectués toutes les dépenses obligatoires : loyer, santé, alimentation, factures, etc.

Contact :  cgtchomeurs13001@gmail.com

CGT chômeurs et précaires Marseille centre-ville

mardi 8 novembre 2016

Espagne 36

80 ans après, deux livres donnent la parole aux acteurs de la révolution sociale espagnole

 

Charla (causerie) avec projection de photos 

par les Giménologues 


Samedi 12 novembre 2016 

17h au CIRA 
50 rue Consolat Marseille 1°



En 2004, quelques libertaires se proposaient de publier le tapuscrit des souvenirs d’Antoine Gimenez, Bruno Salvadori de son vrai nom, un Italien exilé à Marseille qui s’était engagé fin juillet 1936 sur le front d’Aragon dans le très peu connu Groupe international de la colonne Durruti. L’intérêt passionné suscité par la richesse exceptionnelle du récit de Gimenez donna naissance à l’entreprise collective, les Giménologues, qui aboutira deux ans plus tard à la parution chez l’Insomniaque des Fils de la nuit : souvenirs de la guerre d’Espagne, accompagnés d’un appareil de notes conséquent.

Traduit en italien, en castillan et bientôt en anglais, cet ouvrage donna lieu à des rencontres entre les Giménologues et des rescapés de cette épopée espagnole. Tant et si bien qu’une nouvelle édition revue et enrichie vient de paraître chez Libertalia, préfacée par l’historien François Godicheau (coffret contenant 2 livres et un CD-Rom, 1000 pages, 22 euros), et qu’un nouvel ouvrage vient de voir le jour à L’Insomniaque : ¡ A Zaragoza o al charco ! : Aragon 1936-1938 : récit de protagonistes libertaires (447 pages, 20 euros).

Dans ce dernier, les Giménologues se penchent cette fois sur le vécu des miliciens et miliciennes combattant les troupes franquistes au sud de l’Ebre, face à Belchite, au sein de la colonne d’Antonio Ortiz, anarchiste dont le parcours est bien moins connu que celui de Durruti.

Fidèles à leur méthode (redonner la parole aux témoins tout en reliant questions singulières et questions collectives), ils rassemblent dans ¡A Zaragoza o al charco ! les témoignages d’ouvriers et de paysans, ou de leurs enfants, engagés corps et âmes dans une existence digne d’être vécue.

Il s’agit d’Engracia, fille de Florentino Galván, membre du Conseil d’Aragon, de Petra Gracia, jeune libertaire de Saragosse (et future mère du théoricien anarchiste Tomás Ibáñez), d’Emilio Marco, milicien de la colonne Ortiz, d’Hélios, fils de Juan Peñalver, centurion d’Emilio, d’Isidro Benet, milicien de la colonne Durruti et son fils César, et d’Antoine, fils de Manolo Valiña, homme d’action de la CNT-FAI.

Maintenant, ils ont quasiment tous disparu, et cet ouvrage leur rend un vibrant hommage.

 Leurs récits forment la matrice chronologique et événementielle, développée et recoupée à partir de documents puisés dans les centres d’archives (IIHS d’Amsterdam, Archivo Histórico Nacional de Salamanque, archives policières et judiciaires), dans la presse des années 30 (La Vanguardia, Solidaridad Obrera…), dans les écrits d’auteurs libertaires (A. Paz, L. Mercier-Vega, R. Rufat, G. Leval, V. Richards…), et dans ceux d’historiens sérieux tels B. Bolloten, F. Godicheau et Chris Ealham.

Pour dégager toujours plus cette histoire de la chape de plomb qui s’est abattue sur elle, les Giménologues reviennent en fin d’ouvrage sur deux questions essentielles : celle de la mise en pratique du sueño igualitario [rêve égalitaire] en Aragon, et celle de la violence révolutionnaire, objet d’une polémique toujours actuelle en Catalogne, incriminant tout particulièrement de jeunes anarchistes des Ateneos, accusés de terrorisme et jetés en prison.

Recensions parues dans la presse : http://gimenologues.org/spip.php?article671
Émission diffusée par Radio libertaire le 22 mai 2016 : http://gimenologues.org/spip.php?article664
Annonce giménologique : http://gimenologues.org/spip.php?article690

lundi 7 novembre 2016

Grève

Hôtel Radisson Blu Vieux-port :

le "mouvement des femmes de chambre et équipiers"

réussit la passe de 5 !


Après une semaine de lutte, un accord actant la satisfaction de la majeure partie des revendications des grévistes a été trouvé, samedi soir, avec le groupe ACQUA. Le travail a repris dès le dimanche 06/11/16, sur le site du Radisson Blu Vieux-port (Marseille 7°).

Le protocole acte : la remise des pointages mensuels aux salarié-e-s, pour la prise en compte effective de toutes les heures travaillées (Le syndicat assurera de son coté un suivi rigoureux) ; la revalorisation de la qualification (passage à AQS1, soit 10,08€/heure) ; la création d’une prime de panier à 5€/jour ; l’obtention d’une prime conventionnelle de fin d’année de 150€, revalorisable les prochaines années ; un jour de repos fixe le week-end et l’amélioration du matériel de travail.

Cet accord va permettre au minimum une revalorisation des revenus de 125€/mois pour les femmes de chambre et équipiers, sans compter le bénéfice du paiement effectif des heures complémentaires. Cela ne marque pas bien sûr la fin du combat syndical chez ce sous-traitant, de nouvelles avancées seront à conquérir de manière globale, notamment dans le cadre des NAO, la CNT-SO étant représentative nationalement chez ACQUA .

Ce nouveau succès de la lutte des salarié-e-s sous-traité-e-s de l’hôtellerie marseillaise ne devrait pas manquer de susciter de nouvelles vocations ! Les salarié-e-s du secteur savent désormais qu’ils peuvent compter sur un syndicat combatif pour s’organiser collectivement et mener ces luttes !

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La solidarité financière reste importante, pour limiter l’impact de ces 6 jours de grève pour nos camarades, nous appelons toujours à participer à la caisse de grève mise en place https://www.lepotcommun.fr/pot/z3a89i29 (le pot commun).

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Lire la revue de presse complète sur la lutte

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L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !

 

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CNT Solidarité Ouvrière 13,
12 rue de l’Évêché 13002 Marseille
Contact mail : contact13@cnt-so.org
Site :http://www.cnt-so.org/13
Page FB : https://www.facebook.com/cnt.so13/
Tel : 06.47.39.72.00 - 04.91.35.06.56

 

lundi 31 octobre 2016

Grève

Hôtel Radisson Blu - Vieux-Port

Le « mouvement des femmes de chambre » fait tache d’huile !


Moins d’une semaine après la grève victorieuse de l’Intercontinental, le mouvement social des femmes de chambre et équipiers touche à son tour l’hôtel Radisson Blu, de l’autre coté du Vieux-port. Cette fois-ci, ce sont les salarié-e-s du sous-traitant ACQUA qui cessent majoritairement le travail à compter du lundi 31 octobre.

Dans cet établissement 4 étoiles, on retrouve le cocktail habituel : pratiques ne respectant pas le droit du travail, salaires de misère, brimades et autoritarisme de l’encadrement, conditions de travail harassantes et néfastes pour la santé...

Mais aujourd’hui la coupe est pleine, les travailleurs demandent collectivement le respect de leurs droits et de leur dignité ! Ils revendiquent : le paiement à l’heure et la remise mensuelle des pointages ; l’augmentation de la qualification à AQS3 ; une prime de panier de 7 euros net pour les temps partiel temps complets, proratisée pour les temps partiel ; un 13ème mois ; l’annulation des clauses de mobilité sur les contrat de travail ; de nouvelles tenues de travail ; un nouveau matériel de travail (sac à linge, aspirateurs, balais,...) ; un jour de repos fixe les week-end pour toutes les femmes de chambre ; l’annulation des sanctions disciplinaires et le respect des droits syndicaux.

Cette grève s’inscrit plus largement dans un mouvement social qui touche désormais depuis plusieurs mois les établissements de l’Industrie touristique marseillaise. Hôtels, restaurants, commerces... ce sont les travailleurs-euses qui font tout tourner ! Alors que cette industrie est florissante, les patrons doivent bien comprendre que les travailleurs-euses ne se feront plus exploiter en silence !

A partir du lundi 31 octobre, un piquet de grève quotidien sera organisé à partir de 9h devant l’hôtel, 40 Quai de Rive Neuve, venez les soutenir ! 

 

L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie ! 

 

 

CNT Solidarité Ouvrière 13,
12 rue de l’Évêché 13002 Marseille
Contact mail : contact13@cnt-so.org
Site :http://www.cnt-so.org/13
Page FB : https://www.facebook.com/cnt.so13/
Tel : 06.47.39.72.00 - 04.91.35.06.56

Solidarité

Communiqué de Mille Bâbords suite à l’attaque

de la réunion du 28 octobre dans son local



Vendredi 28 octobre 2016 avait lieu à Mille Bâbords un débat à partir du texte « Jusqu'ici tout va bien » dans le cadre d’une soirée intitulée « S'opposer au racialisme : discussion ». Dès le départ de la soirée, un groupe de personnes a fait violemment irruption dans le local dans le but d’empêcher le débat, en hurlant notamment « La discussion n’aura pas lieu ». Voir le tract laissé sur place.
Résultats : livres et revues piétinés, affiches arrachées, tables renversées, coups et menaces, utilisation de gazeuse, vitrine brisée volontairement...

Depuis 16 ans que Mille Bâbords existe et que des débats (très) contradictoires s’y déroulent, c’est la première fois qu’une attaque physique se substitue à l’échange d’arguments même vifs. Indépendamment de la question de fond, les méthodes mises en œuvre sont inacceptables.

Quelle que soit la discussion, la porte reste ouverte dans le respect des personnes et des objectifs mentionnés dans la charte : « Le champ que Mille Bâbords se propose de couvrir est celui de toutes les pensées et mouvements engagés dans une critique et une lutte contre les différentes formes d’exploitation, d’oppression, d’injustice, d’aliénation physique et morale. »

Dans ce cadre, et en accord avec la multiplicité des positionnements politiques des membres de l’équipe de Mille Bâbords, l’association se refuse à s’inscrire dans un courant politique particulier. Elle continuera à accueillir des débats et événements en adéquation avec sa charte.

Les personnes qui se reconnaissent dans le projet de Mille Bâbords peuvent manifester leur solidarité morale et/ou financière. Nous ne solliciterons pas notre assurance – les dégâts s’élevant à plusieurs centaines d’euros – qui exigerait un dépôt de plainte auquel nous nous refusons évidemment.

L’équipe de Mille Bâbords, Marseille le 30 octobre 2016

mardi 11 octobre 2016

Luttes sociales

La bataille des Fralib

ou 1336= 3 années, 124 jours et 1 nouvelle marque de thé 

Rencontre Expo Tea time et Concert 


Samedi 15 octobre 2016

Librairie de l’Arbre
38 Rue des trois Mages Marseille 6°



Autour de Sandrine Lana, journaliste, et Clément Baloup, dessinateur, qui ont collaboré à raconter cette aventure sous forme de BD reportage dans le numéro d’automne 2015 de la revue XXI. Ils seront en compagnie de Yves Baroni (Fralib) autour d’une dégustation de thé 1336 et d’un petit concert.

La rencontre sera suivie d’un vernissage de l’exposition sur cette aventure, produite par Badam’.

Celle-ci sera visible du 13 octobre au 13 novembre 2016.

Le blog de Clément Baloup
Librairie de l'Arbre

Espagne 36

LIBERTARIAS

Un film de Vicente Aranda

Projection-Débat


Vendredi 14 octobre 2016

Local de Solidaires
29 bd Longchamp Marseille 1°



L’action se déroule, en Catalogne, quelques semaines après l’échec du coup d’État franquiste du 18 juillet 1936. Dans une petite ville près de Barcelone, Maria, une bonne sœur, est forcée de quitter son couvent réquisitionné par les milices républicaines.

Elle se réfugie d’abord dans un bordel puis est recueillie par Pilar, une militante anarchiste e t féministe appartenant à l’organisation féminine libertaire Mujeres Libres (« Femmes libres » en espagnol).

Avec leur groupe de combattantes libertaires, en majorité composé d’ouvrières du textile et de prostituées, elles rejoignent la Colonne Durruti et partent pour le front de l’Ebre. Peu à peu, Maria adopte les idées libertaires.

Si le film prend délibérément parti pour les femmes qui se battent à la fois pour la révolution sociale et pour leur émancipation spécifique, il ne fait pas l’impasse sur les questions qui dérangent.

Un succès d’affluence en Espagne mais jamais diffusé dans les salles françaises.

Automne 2016
Cycle Luttes des Classes et Progrès Social !
Ciné-Solidaires

dimanche 2 octobre 2016

Grève

Appart’City Euromed (Marseille 2°)

la victoire au bout du conflit pour les femmes de chambre



Après quinze jours d’un mouvement de grève déterminé, les femmes de chambre assurant le nettoyage de l’Appart’City Euromed ont repris le travail cet après-midi, après avoir obtenu gain de cause sur leurs revendications.

Un protocole a été signé avec Net Hôtel Services, le nouveau prestataire ayant repris le marché après la rupture du contrat avec l’ancien sous-traitant SAMSIC (voir notre précédent communiqué).

Nos camarades obtiennent : paiement à l’heure et non plus à la tâche, prime de panier à 8€80 brut par jour, passage à la qualification AS3 dans la grille conventionnelle de la propreté, augmentation des mensualisations des contrats, prime de reprise de 250€ (pour couvrir les jours de grève) et négociation des modalités de mise en place du treizième mois sous 15 jours. A noter que tous les salarié-e-s du chantier sont repris par le nouvel employeur y compris ceux-celles précédemment en CDD.

Concernant le passif avec la société SAMSIC, notamment les heures supplémentaires ou complémentaires impayées depuis mars 2016, nous irons les chercher par une saisie rapide du conseil des Prud’hommes.

Nous remercions tous les soutiens passés sur le piquet et/ou ayant participé à la caisse de grève en ligne qui ont permis de mettre encore plus la pression sur le groupe Appart’City et ses sous-traitants !

A Marseille, le secteur hôtelier et l’industrie touristique en général sont de plus en plus florissants et générateurs de profits. Pourtant derrière les façades clinquantes de ce nouveau poumon économique de la ville, c’est tout un système qui repose sur l’exploitation brutale des salarié-e-s, une précarité généralisée avec notamment un recours massif à la sous-traitance.

La CNT Solidarité Ouvrière se félicite donc de cette nouvelle victoire syndicale à quelques mois d’intervalles avec d’autres luttes à Marseille dans ce même secteur de la sous-traitance hôtelière. Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur à s’organiser syndicalement et à mener le combat contre l’exploitation et le mépris.

Seule la lutte paie !

CNT-SO 13

mercredi 28 septembre 2016

Grève

Appart’City Euromed (Marseille 2°)

14 jours de grève et une détermination intacte !



Une fin de conflit positive pourrait se dessiner pour les femmes de chambre de l'Appart'City Euromed, en grève depuis le 15 septembre, une première étape étant franchie avec la disparition de l'actuel sous-traitant, SAMSIC, de l'équation.

En effet, l'action déterminée des grévistes tout autant que l'attitude kamikaze de la direction régionale de SAMSIC auront contraint le groupe Appart'City a engager depuis la semaine dernière un processus de rupture conventionnelle avec son sous-traitant. Cette fin de contrat prendra effet ce jeudi 29 septembre.

Nous dénonçons fermement l'attitude de SAMSIC qui illustre bien le mépris et la toute puissance actuelle du patronat. Cette entreprise florissante, un des leaders européens du « multi-service » a préféré perdre un marché plutôt que de devoir céder devant des salarié-e-s et leur organisation syndicale. De notre coté, il n'y aura ni oubli ni pardon, et nous saisirons très rapidement le conseil de prud'hommes pour que les salarié-e-s obtiennent leur dû notamment en ce qui concerne les heures supplémentaires et complémentaires impayées depuis la reprise du chantier en mars 2016.

Les grévistes et la CNT – Solidarité Ouvrière doivent désormais conclure des discussions engagées avec le nouveau prestataire dès l'annonce de la reprise du chantier, sur le fond des revendications. Celles-ci seront cruciales sur l'issue du conflit et une éventuelle reprise du travail déterminée en Assemblée Générale dès ce jeudi.

En attendant cette nouvelle étape, le mouvement de grève se poursuit demain pour le 14ème jour mais le piquet de grève sera suspendu.

Seule la lutte paye ! Mobilisé-e-s jusqu'à satisfaction !

Communiqué du 27/09/16


Une caisse de grève en ligne est mise en place https://www.lepotcommun.fr/pot/o1rhortp.

CNT-SO 13

mardi 27 septembre 2016

Histoire

De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976)

Causerie par Guillaume de Gracia

 

Samedi 1er octobre 2016

17h au CIRA 
50 rue Consolat Marseille 1°
 

L’Argentine fut une autre grande terre de l’Anarchie avec l’Espagne, l’Italie ou la France. Cette présence libertaire, si elle a intéressé nombre de chercheurs (surtout dans les cercles hispanophones et anglophones), semble pourtant se stopper net dans leurs écrits avec l’arrivée au pouvoir de Juan Domingo Perón via un pronunciamiento (un coup d’État) et du péronisme.

Pourtant, la véritable subculture libertaire qui s’est créée après 60 ans de présence massive du mouvement anarchiste dans le monde ouvrier argentin, rejaillit fréquemment dans l’histoire du pays, notamment, au cours des trente années que se propose d’étudier ce livre.

Sur le modèle de l’« histoire par le bas », rendue célèbre notamment par les travaux de l’historien américain Howard Zinn, cet ouvrage tente de restituer la multitude complexe des mouvements de soutien et d’opposition au péronisme, des résistances populaires et du mouvement ouvrier aux guérillas. De 1943 (l’arrivée au pouvoir de Perón) jusqu’au coup d’État de la junte des militaires dirigée par Jorge Rafael Videla en 1976, c’est une histoire complexe, foisonnante et singulière que l’on pourra lire, entre syndicalisme, expériences d’autogestion, grèves, révoltes urbaines, guérilla, répression et récupération de certains mouvements.

De sueur et de sang : mouvements sociaux, résistances populaires et lutte armée dans l’Argentine de Perón (1943-1976) par Guillaume de Gracia. Syllepse, 2016. 288 pages. (Coyoacán). 15 euros. Cet ouvrage sera disponible au CIRA le jour de la causerie.

Centre international de recherches sur l’anarchisme

mercredi 21 septembre 2016

Grève

Appart’City Euromed (Marseille 2°)

8 jours de grève et une détermination intacte !



Le mouvement de grève des femmes de chambre assurant le nettoyage de l’Appart’city Euromed, pour le compte du sous-traitant SAMSIC, se poursuit et entre dans sa deuxième semaine ce jeudi 22 septembre.

Cherchant à gagner du temps, SAMSIC avait engagé un simulacre de discussions ce lundi sans rien avoir à proposer aux grévistes et avec des seconds couteaux de l’encadrement n’ayant aucun pouvoir pour négocier !
Cherchant à gagner du temps, SAMSIC avait engagé un simulacre de discussions ce lundi sans rien avoir à proposer aux grévistes et avec des seconds couteaux de l’encadrement n’ayant aucun pouvoir pour négocier !

Frotter frotter ? Il faut payer !

Après une semaine de grève, les femmes de chambre ne se découragent pas et n’entendent pas céder sur le respect de leurs droits avec notamment la fin du travail à la tâche et le paiement des heures complémentaires et supplémentaires. Elles n’acceptent plus de se laisser confiner dans la précarité avec le temps partiel imposé et des salaires indignes. SAMSIC et Appart’City : il faut payer !

Solidarité active et financière avec les grévistes !

La CNT – Solidarité Ouvrière appelle à venir soutenir les grévistes chaque matin devant l’Appart’City (118 rue de Ruffi – Terminus Tram T2/T3) à partir de 09h30 et plus particulièrement ce samedi 24/09 avec l’organisation d’un « brunch revendicatif » (chacun emmène à manger ou à boire, un instrument...) jusqu’à 14h.


Nous rappelons qu’une caisse de grève en ligne est mise en place https://www.lepotcommun.fr/pot/o1rhortp.

A lire : la revue de presse en ligne



CNT Solidarité Ouvrière 13,
12 rue de l’Évêché 13002 Marseille
Contact mail : contact13@cnt-so.org
Site :http://www.cnt-so.org/13
Page FB : https://www.facebook.com/cnt.so13/
Tel : 06.47.39.72.00 - 04.91.35.06.56

Internet

Pour un internet libre

sauvons Riseup !




Beaucoup de militantes et de militants l’utilisent en pensant juste que c’est pratique, gratuit et éthique. Mais derrière, il y a des bénévoles qui travaillent, et des factures à payer. Aujourd’hui Riseup est en grande difficulté et appelle à l’aide. Alors, on renvoie l’ascenseur ?

Mailing-listes, boîtes mail, chat, VPN, web collaboratif... nombreux sont les services gracieusement fournis par le collectif Riseup, fondé en 1999 à Seattle pour lutter contre les monopoles privés, le contrôle social et la surveillance de masse sur l’Internet.

En 2013, on estimait à 6 millions le nombre de ses utilisateurs dans le monde.

Pour sa part, Alternative libertaire envoie chaque mois 10 euros au collectif Riseup.net, pour participation aux frais. Si toutes les organisations, les groupes et les collectifs qui utilisent Riseup en faisaient autant, le péril budgétaire qui les menace serait vite conjuré.

Qu’on se le dise !

Le secrétariat web d’AL


Pour découvrir Riseup, lire leurs arguments (en français), 

leur faire un petit virement... 

 

C’EST PAR ICi !

 

jeudi 15 septembre 2016

Solidarité internationale

Pachanga Mexicana


Soirée de soutien pour accueillir

des companeros mexicains à Marseille


Samedi 17 septembre


19h au Dar Lamifa
127 rue d'Aubagne Marseille 6°



mardi 6 septembre 2016

Ecologie

À Bure pour l’éternité :

La Maison de résistance et ses alternatives au nucléaire

Projection suivie d’un débat avec Sébastien et Aymeric Bonnetti


Samedi 10 septembre 2016

 17h Centre International de Recherches sur l'Anarchisme
50 rue Consolat, Marseille 1°
 

Le film documentaire À Bure pour l’éternité aborde la problématique du nucléaire avec le projet de stockage des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Il pose clairement la question de l’environnement, et en filigrane celle du modèle économique et social, que l’on souhaite offrir aux générations qui nous succèderont, en présentant des alternatives au nucléaire existantes.

Après la présentation du projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs issus de nos centrales sur le site de Bure, dans la Meuse, le film nous propose une immersion au cœur de la Maison de la résistance, véritable lieu de vie des militants antinucléaires qui construisent chaque jour leur combat contre ce projet, tout en proposant un modèle de vie alternatif : un retour à la terre, aux savoir-faire et aux valeurs de solidarité humaine.

Des témoignages de citoyens engagés et d’experts viennent ponctuer le film, comme Justine et Frank, militants permanents à la Maison de la résistance, Corinne Lepage ancienne ministre de l’Écologie ou bien encore Marc Stenger, évêque de Troyes, spécialiste des questions d’écologie pour l’Église de France.

Au-delà de Bure, le documentaire explore une autre piste avec l’exemple de la commune de Beckerich au Luxembourg, qui a mis en place un système d’auto-suffisance énergétique et de politique participative active des habitants. En concluant ainsi, le film propose une réponse aux enjeux économiques, écologiques et sociaux auxquels est confrontée notre société. Destiné à éveiller les consciences sur le projet de stockage des déchets nucléaires de Bure, il nous laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir vers un possible avenir éco-responsable.

Sébastien Bonetti est journaliste au Républicain lorrain depuis plus de 10 ans. Il prête sa plume au journal Fakir, aux magazines Z et Offensive. Il est membre depuis 2012 du collectif Cycl-one, spécialiste de l’audiovisuel à Metz. Il a réalisé À Bure pour l’éternité avec son frère Aymeric, qui a une belle expérience dans l’audiovisuel.

À Bure pour l’éternité réalisé par Sébastien et Aymeric Bonnetti. Zebra films : Mirabelle TV, 2014. 52 minutes. Le DVD coûte 10 euros.
Sur Internet : www.bure-lefilm.fr (on peut y voir la bande annonce).
Contact : téléphone 06 03 60 81 00 ; courriel : bure.film chez gmail.com

Entrée libre

Rencontre du CIRA Marseille

Solidarité internationale

Kurdistan et soutien financier libertaire :

où en est-on ?



Le mouvement libertaire francophone a expédié 14.000 euros au mouvement anarchiste de Turquie, ce qui a contribué à soulager les réfugié.e.s, les miliciennes et miliciens durant la bataille de Kobanê. Le reliquat devrait aider à financer des projets autogestionnaires dans la région, hélas suspendus du fait de la guerre au Kurdistan turc et du coup d’État raté de juillet 2016.

D’octobre 2014 à juillet 2015, le mouvement libertaire francophone a collecté près de 14.000 euros, qui ont été expédiés à l’Action anarchiste révolutionnaire (DAF) de Turquie. Les donateurs et les donatrices sont principalement issus de France, de Belgique, de suisse et du Québec. La majeure partie des fonds ont été utilisés par DAF durant la bataille de Kobanê, qui s’est achevée en juin 2015 par la déroute de Daech ; le reste a été provisionné pour développer des projets libertaires au Kurdistan.

Durant la bataille de Kobanê (septembre 2014-juin 2015) :
aide matérielle directe


Le siège de la ville a fait fuir la population en masse. Près de 250 000 personnes se sont ainsi réfugiées sur le territoire turc, où elles ont principalement bénéficié de l’aide humanitaire des municipalités kurdes, et de celle des volontaires – féministes, syndicalistes, libertaires, révolutionnaires… – qui avaient afflué de toute la Turquie.

Une équipe de DAF a été présente, dès le début de la bataille, dans les villages kurdes bordant la frontière turco-syrienne. Là, l’organisation a participé aux comités de vigilance qui se donnaient pour mission à la fois de dissuader les exactions de l’armée turque, de barrer la route aux volontaires tentant de rejoindre Daech, et d’aider les réfugié.e.s et les miliciennes et miliciens blessés.

Sur place, les besoins étaient évalués et communiqués à une autre équipe de DAF, à Diyarbakır. Elle achetait la nourriture et le matériel médical qui étaient ensuite convoyés vers les villages frontaliers. Cela a été rendu possible en partie grâce à l’apport financier du mouvement libertaire francophone. Le mouvement anarchiste a ainsi, par la pratique, gagné une reconnaissance et une légitimité incontestables dans la région.

Fin 2014, DAF a ouvert un local à Diyarbakir, qui sert aujourd’hui encore à coordonner l’action anarchiste dans le Kurdistan du nord et de l’ouest. L’organisation gagne en audience. Son journal Meydan, vend aujourd’hui de 200 à 300 exemplaires dans le Bakur (Kurdistan turc), et une édition bilingue turc-kurde est à l’étude.

Après la bataille de Kobanê (depuis l’été 2015) :
reconstruction et projets libertaires


Depuis la déroute de Daech, l’heure est à la reconstruction de la ville. Le champ est ouvert aux projets les plus divers et, dès juillet 2015, DAF a décidé de s’y impliquer. Son ambition était d’épauler des projets autogestionnaires, tout en permettant à l’anarchisme d’être un acteur autonome dans le mouvement de solidarité.

Le projet de DAF devait se dérouler en deux temps :
  1. ouverture d’un centre de coordination anarchiste à Suruç, comprenant un media center, pour servir de relais à l’action anarchiste à Kobanê, et diffuser les idées libertaires dans cette région du Kurdistan ;
  2. participation à des projets autogestionnaires dans le cadre de la reconstruction de la ville, en concertation avec l’administration autonome du canton de Kobanê.
DAF a informé le collectif Anarchistes solidaires du Rojava de ce projet dans un message du 8 juillet 2015. Les événements en ont décidé autrement. Le 20 juillet 2015, à Suruç, avec la complicité probable de militaires turcs, Daech commettait un attentat contre un groupe socialiste révolutionnaire turc (la SGDF) venu pour participer à la reconstruction de Kobanê. Bilan : 33 morts et 100 blessé.es. Dans les jours qui ont suivi, les accrochages sanglants se sont multipliés, au Kurdistan, entre l’armée turque et le PKK. Depuis, la situation de guerre n’a pas cessé. Elle s’est accompagnée d’une répression de plus en plus féroce, l’extrême gauche et les médias indépendants étant les plus visés.

Dans ces conditions, DAF a dû suspendre les projets prévus à Suruç et à Kobanê. Ils reprendront dès que la situation politique le permettra.

Collectif Anarchistes solidaires du Rojava, le 31 mai 2016
 



Tee-shirt de soutien « Liberté Autogestion Révolution »


Par ailleurs, un tee-shirt de soutien a été édité par AL. Il est en vente à 14 euros.
Les bénéfices seront reversés à un projet autogestionnaire au Kurdistan.




 Alternative Libertaire n°264, septembre 2016

vendredi 15 juillet 2016

Répression

Contre l'inculpation

Solidarité avec Fadela


Suite à la GAV de Fadela survenue lors de la venue de Cazeneuve le 4 Juillet, pour avoir seulement huée "P comme pourris S comme salauds, a bas le parti socialo", elle a été convoquée le mardi 12 Juillet et de nouveau placée en GAV lorsqu'on lui a annoncé son passage devant le procureur pour au final se voir signifier une date de procès qui est le 31 Août à 8h30.


Fadela militante en Solidarité avec le peuple Palestinien, impliquée dans le mouvement anti loi El Khomri, est victime d'un acharnement politique qui se traduit par des poursuites judiciaires.

Aujourd'hui c'est elle, demain c'est nous !

Ses frais de justice sont les nôtres !

La solidarité de tou-te-s est désormais nécessaires à commencer pour l'indomptable Fadela !

Pour participer au soutien financier : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-fadela

Syndicalisme

Syndicat des travailleurs corses : 

laissons les salarié.e.s juger



Le STC a-t-il le droit de se présenter aux élections de novembre dans les très petites entreprises (TPE) ? La justice dit non. Nous répondons oui. C’est aux travailleuses et aux travailleurs de choisir leurs représentant.e.s.

 Lundi 4 juillet, saisi par la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, le tribunal d’instance de Paris a annulé la candidature pour les élections dans les très petites entreprises (TPE, moins de 11 salarié.es) du Sindicatu di i Travagliadori Corsi (STC, Syndicat des travailleurs corses). Le STC s’est pourvu en cassation.

Les listes du Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB, Syndicat des travailleurs du Pays basque) ont également été attaquées en justice, par la seule CGT cette fois. Le procès est prévu pour le 28 juillet.

Le STC et le LAB revendiquent, en parallèle à l’émancipation sociale des travailleurs et des travailleuses, une émancipation nationale pour leurs peuples.

Quoi que l’on pense de ces orientations stratégiques, personne ne peut nier la représentativité bien réelle de ces syndicats sur leurs territoires, ni leur pratique d’un syndicalisme de lutte et anticapitaliste. C’est pourquoi nous dénonçons la méthode antidémocratique qui consiste à priver de leurs droits à s’organiser comme bon leur semble des milliers de travailleuses et de travailleurs.

De surcroît, en jugeant que « sous couvert de droit syndical et de protection des droits des salariés » le STC « poursuit une action politique spécifique », la justice remet en cause pour l’ensemble des syndicats la possibilité de revendiquer une autre société. Il s’agit d’une ingérence et d’une censure inacceptable pour toutes celles et ceux qui partagent l’idée que le syndicalisme doit être porteur d’alternative anticapitaliste.

Après les interdictions « préventives » de manifester, après les nasses et la violence policière, après la répression contre ceux et celles qui luttent, l’État capitaliste s’appuie sur une démarche électoraliste antidémocratique pour jouer la division de la classe ouvrière et continuer son entreprise de démolition des droits sociaux.

Alternative libertaire et ses militantes et militants syndicaux expriment leur solidarité au STC et à LAB devant cette offensive.

Paris, le 13 juillet 2016

mercredi 6 juillet 2016

Grève

FIN DE CONFLIT VICTORIEUSE 

AU B&B JOLIETTE !

 


Après une longue négociation, lundi 04/07, avec la direction de PROPEO, un protocole de fin de conflit a été validé par les salarié-e-s en grève de l’hôtel B&B Joliette, puis signé avec la CGT Propreté et la CNT-SO Nettoyage. Ce protocole satisfait l’essentiel des revendications des grévistes et le travail a repris sur le site dès ce mardi matin.

Le protocole a acté les points suivants : fin du paiement à la chambre avec le décompte du temps de travail effectif incluant le temps d’habillage et de déshabillage avec remise d’un relevé de pointage mensuel aux salarié-e-s ; abandon de l’annualisation du temps de travail, sauf demande individuelle, pour tous les salarié-e-s actuels du site ; augmentation de la qualification dans la grille de la propreté ; augmentation des mensualisations de contrats à temps partiel ; obtention d’une prime de panier quotidienne au prorata du temps de travail (de 3,52 à 07,04€) ; prise en charge de l’entretien des tenues et amélioration du "paquetage" ; amélioration de l’organisation du travail et des horaires de service, possibilité de la prise de pauses dans la cafétéria de l’hôtel, deux jours de repos avec roulement le week-end sauf « nécessité du service » ; règlements de divers problèmes individuels.
La plus grande partie des 17 jours de grève cumulés seront pris à la charge de l’employeur (10 jours payés, 3 jours rattrapés pendant l’été). La caisse de grève mise en place va permettre de compenser les 4 derniers jours de grève. Au final nos camarades auront remporté de nombreuses avancées sans aucun préjudice financier !

Les grévistes remercient chaleureusement les camarades de tous bords qui sont venus au jour le jour les soutenir sur le piquet et ont permis de mettre encore plus la pression sur l’employeur !

A Marseille, le secteur hôtelier et l’industrie touristique en général sont de plus en plus florissants et générateurs de profits. Pourtant derrière les façades clinquantes de ce nouveau poumon économique de la ville, c’est tout un système qui repose sur l’exploitation brutale des salarié-e-s, une précarité généralisée avec notamment un recours massif à la sous-traitance.
La CNT Solidarité Ouvrière se félicite donc de cette nouvelle victoire syndicale à quelques mois d’intervalles avec d’autres luttes à Marseille dans ce même secteur de la sous-traitance hôtelière. Nous appelons l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur à s’organiser syndicalement et à mener le combat contre l’exploitation et le mépris. Seule la lutte paie ! 

CNT-SO, le 5 juillet 2016

jeudi 30 juin 2016

Grève

Mouvement de grève reconductible 

des femmes de chambre 

de l’hôtel B&B Joliette


Depuis ce matin du 28 juin les femmes de chambres, salariées de PROPEO, entreprise sous-traitant le nettoyage de l’Hôtel B&B Joliette, sont en grève reconductible.
 

Suite à un premier mouvement de grève du 10 au 19 juin, le sous-traitant joue la carte de la répression en mutant les personnels sur d’autres sites ou en les empêchant directement de travailler comme ce jour. Les salariées qui se sont syndiquées depuis à la CNT Solidarité Ouvrière ont décidé de reprendre leur action.


PROPEO et la chaîne B&B doivent cesser des pratiques d’un autre âge !

Comme c’est souvent le cas dans la sous-traitance hôtelière, les patrons n’ont pas attendu El Khomri pour casser les droits des travailleurs-euses et pratiquer le dumping social. Encore une fois, nous dénonçons des pratiques illégales : paiement à la tâche, c’est à dire à la chambre ; « oublis » systématiques des heures supplémentaires ; organisation des jours de repos ne respectant pas la législation ; interdiction de la pause réglementaire et absence de locaux pour les personnels ; état déplorable des tenues de travail...

B&B – PROPEO : pour l’Euro, lâchez vos Euros !

Depuis le début de l’euro de football, nous constatons que le prix des chambres a considérablement augmenté (parfois du double au triple les soirs de match !). Inutile de préciser que les salaires restent, eux au plus bas. Pendant que le donneur d’ordre, la chaîne B&B (groupe PAI Partners) et la société sous-traitante PROPEO s’en mettent plein les poches, le temps de travail augmente et les travailleuses restent pauvres, mal payées, sous-traitées !

L’exploitation et le mépris ça suffit ! Seule la lutte paie !

Les salariées revendiquent :
- Paiement à l’heure et non plus à la tâche, installation d’une pointeuse
- Diminution de la cadence de travail
- Deux jours de repos consécutifs avec roulement pour le week-end
- Prime d’habillage et de déshabillage
- Prime de panier
- Respect des temps de pause légaux et mise à disposition d’un local pour les personnels
- Valorisation des contrats temps partiels à 130 heures
- Amélioration des tenues de travail et indemnités d’entretien
- Obtention du 13ème mois

Venez soutenir les femmes de chambre grévistes chaque matin à partir de 08h45 devant l’hôtel (rue Forbin - prox Poste Joliette).

Vous pouvez aussi les soutenir en donnant à la caisse de grève : https://www.lepotcommun.fr/pot/35zu7dlg

CNT-SO 13





vendredi 24 juin 2016

Solidarité internationale

Mexique, Oaxaca - La police tue


Rassemblement Solidarité

Lundi 27 juin 2016
18h devant le consulat du Mexique 
2 rue du Beausset Marseille 1°
 

Dans la matinée du dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán, Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place depuis huit jours par des membres de la C.N.T.E., des étudiants, des pères et mères de famille. Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes, des tirs de flashball, puis avec des armes à feu, AK47, durant plusieurs heures. Onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d’autres ont été blessées par balles.
Dans l’état de Oaxaca, d’autres affrontements avec la police ont eu lieu à Huitzo, Juchitan dans l’Isthme de Tehuantepec et dans la ville de Oaxaca.



Depuis 2013, le président Mexicain Enrique Peña Nieto tente d’imposer sa « réforme éducative ». Cette réforme d’inspiration néo-libérale, vise à transformer l’éducation mexicaine en centre de formation garantissant une main d’oeuvre soumise au marché mondial du travail.
Depuis de nombreuses années, notamment dans l’état de Oaxaca, la section 22 de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Éducation – C.N.T.E. - mène la lutte contre cette réforme.
Début juin, l’arrestation de deux leaders syndicaux de la section 22 et la répression brutale des manifestations a eu pour effet de renforcer la résistance du mouvement. Les blocages d’autoroutes et de zones commerciales se sont alors multipliés. Cette situation nous ramène à la Commune de Oaxaca en 2006, mais nous rappelle également la terrible répression qui s’abattit sur le mouvement de résistance.

Une nouvelle fois nous dénonçons le mensonge d’Etat qui ne reconnaît pas que sa police a fait usage d’armes de guerre contre sa propre population.
Nous exigeons :
L’arrêt de la répression contre le mouvement de résistance à la réforme de l’éducation.
La réapparition de tous les cas de disparitions forcées.
La libération de tous les enseignants emprisonnés pour avoir défendu l’éducation publique et de tous les prisonniers politiques.
L’arrêt des ventes d’armes et de toute collaboration militaro-policière entre la France et le Mexique
Nous vous rappelons que nous sommes toujours dans l’attente de la présentation en vie des 43 étudiants de l’école normale rurale d’Ayotzinapa.

NI LES BALLES NI L’ABUS DE LA FORCE N’ARRÊTERONT LA RÉSISTANCE
OAXACA INSOUMIS – LA LUTTE CONTINUE

Mut Vitz 13

mardi 21 juin 2016

Mobilisation

Journée nationale de grève

Contre la loi travail

 Jeudi 23 juin 2016

Manifestation 

10h 30 Vieux Port Marseille


 

 

 

 

 

dimanche 12 juin 2016

Mobilisation

Journée de mobilisation nationale

pour le retrait de la loi Travail

Mardi 14 juin 2016

 

Manifestation

10h 30 Vieux-Port Marseille



Mobilisation

Sans le capitalisme :

Un autre futur



Que démontre ce très chaud printemps ? Que la véritable opposition au gouvernement PS-Medef, ce ne sont ni les requins sarkozystes des Républicains, ni les technocrates relookés du FN, ni les parlementaires ramollos du Front de gauche... La véritable opposition, c’est le mouvement social. Toutes et tous ensemble, nous pouvons bloquer l’économie. Et nous pouvons aussi transformer la société.


Après trois mois de mobilisation et une quinzaine de dates de grève, le mouvement de lutte contre la loi travail ne faiblit pas et les actions continuent. La contestation s’installe dans la durée et vient bousculer le calendrier.


Le mouvement continue, le gouvernement faiblit


Face à cela, le gouvernement a bien compris ce qu’il risquait : déjà largement décrédibilisés, Hollande et Valls sont bien partis pour emporter dans leur chute l’ensemble du Parti socialiste et du social-libéralisme. Alors, pour tenter de désamorcer le mouvement, le gouvernement :
  • passe en force à l’Assemblée nationale et multiplie les déclarations autoritaires ;
  • réprime violemment les manifestations en donnant carte blanche pour matraquer et gazer ;
  • fait des promesses aux routier.es, aux enseignant.es, aux cheminot.es, aux pilotes pour empêcher le mouvement de se propager.

Pour gagner, c’est maintenant !


Pour gagner, il faut bloquer l’économie. Cela ne veut pas simplement dire bloquer l’approvisionnement en énergie, cela veut dire bloquer le plus de secteurs productifs possibles.

Nous devons éviter de ne faire reposer la contestation que sur un ou deux secteurs en lutte, chaleureusement soutenus par l’ensemble des salarié-es mais isolés dans leur combat.

Sans quoi le gouvernement aura vite fait de mettre fin à la contestation en cédant sur les revendications spécifiques de ces secteurs sans céder sur la loi Travail.

Au contraire, nous devons marteler que tout le monde peut faire grève, même pour quelques heures. La grève est partout utile, parce qu’elle permet de libérer du temps pour manifester et passer à l’action. Seule la généralisation permettra de faire plier le gouvernement.


Pour une alternative autogestionnaire


Une victoire contre la loi travail redonnerait confiance à notre camp social et permettrait de donner un coup d’accélérateur aux luttes pour conquérir de nouveaux droits et combattre pied à pied la loi des patrons.

Car au-delà de cette réforme du code du travail, l’enjeu est bien d’en finir avec les politiques d’austérité et de destruction des droits sociaux.

Le moment politique est historique : le PS a fini de dégoûter son électorat et s’apprête sans doute à se désagréger dès 2017 ; la droite propose les mêmes recettes que le PS mais annonce encore plus d’attaques contre les travailleuses et les travailleurs ; l’extrême-droite ne dit plus rien mais se frotte les mains en observant la décomposition de la vie politique ; et la gauche réformiste rêve d’une énième recomposition politique autour d’un projet illusoire de replâtrage du capitalisme.

Pour les politiciens et les médias, l’horizon maintenant ce sont les élections de 2017. Mais nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre de savoir à quelle sauce nous serons mangé-es l’année prochaine.

C’est ici et maintenant qu’il faut commencer à discuter de la société que nous voulons vraiment.

C’est dans les luttes, dans les entreprises et dans les quartiers qu’il faut commencer à la construire, en résistant et en s’organisant. Nous devons reconstruire une gauche anticapitaliste, libertaire et révolutionnaire pour préparer demain l’expropriation des capitalistes, l’autogestion des entreprises et la démocratie directe partout.

Rejoignez-nous maintenant, pour ne plus subir et pour imaginer une autre société, communiste et libertaire.

Alternative Libertaire, 10 juin 2016