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dimanche 27 décembre 2015

Solidarité internationale

La Turquie doit cesser son agression 

contre le peuple kurde !



Alors que l’état turc intensifie la répression contre les populations du kurdistan et les militant.e.s progressistes partout sur son territoire, le Conseil Démocratique Kurde en France appel à une mobilisation le 26 décembre, à paris et dans le reste du pays. la Coordination nationale Solidarité Kurdistan (CNSK) —dont AL est partie prenante— entend bien contribuer à la nécessaire vague de solidarité avec celles et ceux qui luttent et subissent la répression autant que pour rendre visible en France le rôle odieux d’Ankara.



La Turquie doit cesser son agression contre le peuple kurde


Depuis plusieurs mois, la Turquie et son Président R.T. Erdoğan livrent une guerre sans merci au peuple kurde.

De nombreuses villes et villages kurdes sont sous couvre feu, l’armée et la police utilisent de l’armement lourd pour venir à bout de la résistance des populations qui ne demandent rien d’autre que la démocratie et l’autonomie locale. Le nombre des victimes civiles et les destructions augmentent chaque jour dans les villes de Diyarbakır, Silopi, Cirze, Nusaybin, Dargeçit, Silvan, Varto et d’autres.

Pour la Turquie, les ennemis ne sont pas les terroristes de Daesh, mais les Kurdes qui sont en première ligne pour les combattre et les défaire à l’exemple de Kobané, Sinjar ou Tel Abyad. La Turquie soutient les terroristes de Daesh, le PKK les combat.

Combien de voix s’élèvent parmi les Etats de l’Union Européenne pour condamner ces atteintes terrifiantes aux droits humains ? Où est celle de la France ?

La vie d’un ou d’une Kurde vaut-elle moins qu’une autre ?


La CNSK dénonce et condamne ce silence complice qui tue car il arme les fusils et les canons, il encourage R.T. Erdogan dans son autoritarisme et sa négation du droit des peuples et minorités. La France, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, a considéré que les Kurdes sont des alliés dans la lutte contre Daesh. Alors, pourquoi les laisser se faire massacrer en Turquie sans réagir ?

La CNSK en appelle à une autre attitude de la France et s’adresse en premier lieu au Président de la République française, afin que chacun ait conscience que réprimer et affaiblir les Kurdes, c’est renforcer la capacité de nuisance de Daesh, c’est exposer un peu plus notre pays à sa folie meurtrière.

Pour combattre efficacement Daesh, il faut que la Turquie cesse son agression contre le peuple kurde et qu’elle retire sans tarder le PKK de la liste européenne des organisations terroristes.

Coordination nationale Solidarité Kurdistan : Alternative Libertaire – Amis du Peuple Kurde en Alsace – Amitiés Corse Kurdistan – Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB) – Amitiés Kurdes de Lyon Rhône Alpes – Association Iséroise des Amis des Kurdes (AIAK) Association de Solidarité France-Kurdistan – Centre d’Information du Kurdistan (CIK) – Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF) – Ensemble – Mouvement de la Jeunesse Communiste de France – Mouvement de la Paix – MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié́ entre les Peuples) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti Communiste Français (PCF) – Réseau Sortir du Colonialisme – Union Démocratique Bretonne (UDB) – Union Syndicale Solidaire – Solidarité́ et Liberté́ (Marseille)

samedi 19 décembre 2015

Solidarité internationale

 

Manifestation en solidarité avec le peuple Kurde
Halte au massacre commis par Erdogan et l’AKP !

 

Dimanche 20 décembre 2015

14 h Haut de la Canebière, Marseille 1er


Depuis le mois de juillet, l’État turc mène une guerre de grande ampleur au Kurdistan. Comme tous les peuples, le peuple du Kurdistan veut décider de son sort, s’autogérer et vivre libre dans son pays. Mais l’État turc réprime cette volonté par les armes. C’est là le fond et la source du problème.

Uniquement préoccupé par ses intérêts et par la course au pouvoir, le gouvernement AKP a délibérément mis fin au processus de paix avec le Mouvement de Libération du Kurdistan et déclaré la guerre aux Kurdes. Face à ces attaques, les forces de libération du Kurdistan ont adopté une position de défense. Dans de nombreuses villes kurdes, les habitants ont tenté de mettre en place des structures locales d’autogestion. Ce mouvement est totalement civil et fondé sur des bases démocratiques. Mais ne tolérant aucune avancée démocratique en Turquie et réprimant par les armes le moindre mouvement d’opposition, le gouvernement AKP a brutalement attaqué les revendications légitimes du peuple kurde. Il a imposé des blocus sur les villes, visé la population civile, massacré des centaines de personnes et dévasté les localités placées sous couvre-feu.

Selon les données publiées par l’Association des Droits de l’Homme et la Fondation des Droits de l’Homme de Turquie, 173 civils ont été victimes d’exécutions arbitraires et 226 autres ont été blessés par la police ou l’armée turque dans le courant de l’année 2015 (ces chiffres ne tiennent pas compte des attaques qui ont eu lieu après le 5 décembre 2015 et qui ont causé la mort de dizaines de personnes). Ces ONG relèvent par ailleurs que 138 personnes ont été tuées et 929 blessées dans trois attentats-suicides commis cette année dans des rassemblements kurdes ou pro-kurdes, respectivement, en juin à Diyarbakir, en juillet à Suruç et en octobre à Ankara. Elles évoquent par ailleurs des centaines de pertes de vies humaines dues aux affrontements entre l’armée turque et la guérilla kurde et soulignent que 157 civils ont été tués dans le cadre ces affrontements, en particulier du fait des bombardements aériens sur les zones d’habitation.

Aujourd’hui, le siège des villes de Sûr/Diyarbakir, Nusaybin, Kerboran, Cizre et Sirnak se poursuit. Voilà des semaines que ces localités se voient imposer des couvre-feux répétitifs au cours desquels la police et l’armée turques se livrent à des exactions et des exécutions arbitraires contre les civils. Les quartiers kurdes sont bombardés par des tanks et des hélicoptères. Ils sont totalement encerclés par des unités militaires lourdement armées ; toute circulation, entrée ou sortie est interdite ; la fourniture d’eau et d’électricité est interrompue. Chaque jour, on apprend la mort de civils. Les populations de ces villes sont menacées de massacre. Le Kurdistan vit un drame humain.

L’État turc se livre à un massacre au vu et au su du monde entier. Chaque personne qui se dit partisane de la démocratie et du respect de droits humains doit élever la voix pour dire halte à ces massacres.

Notre appel s’adresse à l’ONU, l’Union européenne, au Conseil de l’Europe, à toutes les organisations de défense des droits humains et à toute personne douée d’humanité.

Non à la négation et au massacre des Kurdes par l’Etat turc !
Non aux massacres commis au Kurdistan par l’AKP et ses collabos !
Solidarité avec la lutte du peuple du Kurdistan pour vivre libre et en dignité sur son territoire !



Centre démocratique kurde de Marseille

Féminisme

Avec le journal « La Provence », 

on rigole bien du viol



Il y a encore des journalistes qui pensent qu’on peut faire de l’humour avec un viol, et au passage dénigrer sa victime. La preuve avec l’article que le journal La Provence consacre à un « médecin tripoteur ».

Le 14 décembre, un entrefilet du journal La Provence titrait « Marseille : prison avec sursis pour le médecin tripoteur ». Le titre donne le ton de l’article, qui réussit tout à la fois à rire du viol et à blâmer la victime.

Sur un ton qui se veut « humoristique » (on peut rire de tout n’est-ce pas, surtout avec ses lecteurs... et sans doute moins ses lectrices), Denis Trossero s’emploie à nous conter les faits : « L’audacieux généraliste lui avait retiré son string, avait massée ses mollets jusqu’au dos, avant de la gratifier d’une tape sur la fesse. Autant de gestes médicaux peu conformes à la déontologie habituelle. » Voilà comment faire passer une agression sexuelle pour une consultation médicale un peu olé olé, au cours de laquelle le docteur aurait « poussé le bouchon un peu trop loin ».

Mais le pire arrive ensuite. Solidarité masculine oblige, le journaliste se range du côté du médecin, car « l’ennui » c’est que la patiente, pas bégueule, a « compris que les actes pratiqués n’avaient rien de médicaux » (traduction : a porté plainte pour agression sexuelle), et a alerté son mari qui est venu venger l’honneur de sa femme (et le sien) et s’en est aller « casser la gueule » à l’agresseur.

Conclusion de l’article : la condamnation (un an de prison avec sursis) + l’interdiction d’exercer pendant un an (!) + le dérouillage, c’est « la triple peine » pour le médecin.

Il ne manquerait plus que le sempiternel « elle l’avait cherché, il n’a pas pu résister » pour achever le renversement de la culpabilité ! Cela dit, le journaliste a bien précisé que la patiente portait un string, vêtement associé à la séduction, sans doute par souci du détail journalistique. Ou pour insinuer que dites donc, elle n’aurait pas un peu aguiché son médecin ? La question reste ouverte...

Aujourd’hui, c’est La Provence qui est épinglée, mais malheureusement le traitement sensationnaliste ou humoristique des violences envers les femmes est très fréquent. Et les violences des médecins envers leurs patientes ne sont pas si rares. En effet, certains profitent de leur statut de « spécialiste » et de l’aura qui l’accompagne pour imposer des traitements, moyens de contraception ou opérations sans réelle prise en compte de l’avis de leur patiente. Des violences tout aussi graves que des agressions sexuelles, de patientes ou de collègues, qui ne sont pas rares dans le milieu médical...

Au moment où ces violences commencent à être dénoncées (ici, ou encore là-bas), on rit jaune à ce genre de blagues...

La commission antipatriarcat d’AL

jeudi 10 décembre 2015

Politique

Refusons l’État d’urgence

multiplions les solidarités !

Rassemblement et Manifestation

Samedi 12 décembre 2015
15 h Cours Belsunce Marseille 1er


Les attentats du 13 novembre, perpétrés contre des innocents, ont légitimement provoqué tristesse et sidération. Après le choc, il ne faut pas céder à la terreur et à la panique, mais continuer à penser pour pouvoir saisir les causes profondes qui ont rendu de tels actes possibles. En décrétant l’état d'urgence, en intensifiant sa politique guerrière, le gouvernement fait des choix idéologiques. En réprimant les mobilisations contre la COP21, l’État cherche à assimiler les militantEs aux assassins de Daesh.

Contre l’état d'urgence permanent ! L’état d'urgence a été décrété puis prolongé pour trois mois. On en voit déjà les conséquences : interdictions de se rassembler, de manifester, gardes-à-vue, expulsions de squat, assignations à résidence, perquisitions violentes dans les lieux de vie et de culte, déchéance de la nationalité (y compris pour les bi-nationaux nés en France), fermeture des frontières, fichage généralisé (fiches S, fichage ADN, … ), contrôles accrus dans les transports, dans les centres commerciaux, à l'entrée des facs, dans les quartiers, … Toutes ces mesures répressives et préventives touchent en majorité des musulmanEs réelLEs ou supposéEs, des habitantEs des quartiers, et/ou des militantEs (syndicaux, politiques, associatifs, écologistes, etc.), donc qui n'ont rien à voir avec les attentats du 13 novembre. Sous couvert « d'union nationale », le gouvernement exige la suspension des grèves et mobilisations sociales, pourtant il continue à mener la même politique d'austérité, de casse du code du travail... La répression anti-syndicale se poursuit à Air-France, la SNCM, La Poste, et ailleurs ; les salariéEs qui luttent contre les licenciements et pour la défense des services publics se voient criminalisés tout comme les militants écologistes durement réprimés pour leur engagement. La possibilité de lutter pour l'égalité sociale et économique est la condition de la construction d'une société plus juste et démocratique. Si des libertés sont attaquées, c'est toute la société qui en est impactée. Ne pas être d'accord, penser différemment ou juste en être soupçonné peut devenir passible de condamnation. L'exception devient Loi. La suspicion tient lieu de verdict. C'est dans ce sens que Hollande envisage de modifier la Constitution. Et on prétend prendre ces mesures au nom de la Liberté et de la Démocratie ? Quelle hypocrisie ! Nous refusons qu'au nom de l'Union Nationale, le gouvernement Hollande-Valls réprime nos libertés fondamentales.

Contre le racisme anti-musulmans et tous les racismes d’État ! Les injonctions faites à la « communauté » musulmane à se « désolidariser », à « condamner les attentats », se sont une fois de plus multipliées. Comme si les actes de quelques individus engageaient toute une « communauté », comme si il existait une solidarité a priori exigeant de se « désolidariser » … Cela traduit et produit une vision des musulmanEs, réelLEs ou supposéEs, comme population suspecte. C'est ce poison de suspicion raciste que distillent les discours politiques et médiatiques. Alors même qu'une grande partie des victimes de Daesh sont des musulmanEs et que Daesh considère la majorité d'entre eux/elles comme ses ennemis ! Ceci n'est pas seulement absurde, c'est insultant, c'est inacceptable ! Tout aussi inacceptable est la suspicion raciste envers les migrantEs, qui accompagne la fermeture des frontières, pourtant certains fuient les exactions de Daesh et/ou les bombardements. Depuis l'Etat d'urgence, cela s'est traduit dans des mosquées et chez des particuliers par des perquisitions et des saccages. De plus, les contrôles au faciès ont été renforcés. Ces violences étant le fait de l’État, il est difficile de les contester légalement. Ce racisme d’État « ouvre les vannes » : agressions physiques ou verbales contre les musulmanEs réelLEs ou supposéEs, tags islamophobes, attaques ou dégradations des lieux de culte, perpétrés par des groupes fascistes ou des individus, se sont multipliés ces trois dernières semaines.

Contre les guerres impérialistes ! Suite aux attentats, nos dirigeants ont choisi de bombarder la Syrie de plus belle. Les bombardements sont présentés comme une nécessité pour lutter contre Daesh, mais en réalité, leurs cibles ne peuvent être qu’insaisissables. Les frappes touchent surtout des civils, donc des innocents. Cette dynamique guerrière, qui ne date pas d'aujourd'hui (Mali, Centrafrique, Libye, Irak, Syrie, …) est aussi liée à des intérêts économiques (la France est cette année le deuxième vendeur d'armes du monde). Dans le mépris le plus total des peuples, y compris de la population française, l’État a créé et continue de créer un terreau favorable à Daesh : vente d'armes, accords autour du pétrole et rapports avec l’État turc, l'Arabie Saoudite et le Qatar (qui financent ou commercent avec Daesh et sont alliés à la France), … Les combattants kurdes sont une des seules forces à combattre réellement Daesh, pourtant l’État français et l'UE maintiennent toujours le PKK (parti des travailleurs kurdes) sur la liste des organisations terroristes. La guerre permanente menée depuis un quart de siècle au Proche et au Moyen-Orient, par les puissances impérialistes (France, USA, GB, Israël, …), a fait un nombre incalculable de morts. Comme pour les attentats d’Île-de-France, ces morts provoquent notre indignation. Pour plusieurs pays de la région, c'est le 13 novembre tous les jours...

Nous, collectif large regroupant des individus, des partis, organisations, associations et collectifs, avons choisi de nous rassembler pour contester la logique sécuritaire et guerrière du gouvernement PS, dans la droite lignée des gouvernements précédents (Chirac, Sarkozy, ...). Nous appelons et soutenons la tenue et la continuation des luttes. Nous condamnons la répression et la criminalisation des grèves, des mouvements sociaux et associatifs. Nous nous rassemblons en collectif pour défendre une société juste, égalitaire, digne, solidaire et ouverte. Nous invitons celles et ceux, individus, organisations, collectifs, associations, partis et syndicats, qui se retrouvent sur ces trois axes, à rejoindre le collectif , à construire un « observatoire » des effets de l’état d'urgence, à créer un réseau de solidarité capable de se mobiliser rapidement et à participer à une première manifestation le 12 décembre 2015, à 15h, Cours Belsunce.

Collectif d'individus soutenu par (premiers signataires) : AL Marseille, CNT-f 13, Ensemble ! 13, FUIQP Sud, NPA 13, OCML-VP 13, PG 13, Solidarité Palestine Marseille, MSED...

Collectif Contre l’État d’Urgence 13

mercredi 9 décembre 2015

Politique

Le barrage à l’extrême droite, c’est dans les luttes sociales et solidaires



Le FN risque de rafler deux ou trois présidences de région. Le PS et les Républicains paniquent à l’idée de perdre leurs sièges au bénéfice du monstre. Un monstre qui a prospéré sur leurs politiques antisociales, sécuritaires et de stigmatisation des immigrés. Un monstre qui, à bien des égards, leur ressemble, en pire ! On ne dégonflera l’extrême droite qu’avec un renouveau du mouvement social, des luttes collectives et l’espoir d’un véritable changement de société.

Voilà trente ans que les gouvernements de gauche comme de droite détricotent les protections sociales, les solidarités, les services publics.

Trente ans que le chômage et la précarité progressent au même rythme que la fortune des ultra-riches.

Trente ans qu’on nous vante les valeurs de réussite sociale, d’individualisme, d’égoïsme.

Voilà trente ans surgissait le FN. Trente ans après les partis et les médias qui portent la responsabilité de cette descente aux enfers ont perdu toute crédibilité aux yeux de l’électorat.
De ce point de vue il est remarquable que les partis à gauche du PS paient davantage que le PS lui-même : c’est le prix de leurs accords de gestion avec le PS, le prix aussi du vote de l’état d’urgence que nombre de leurs sympathisantes et sympathisants n’acceptent plus.

Autour du FN gravitent toujours autant de groupuscules ouvertement fascistes et son discours raciste séduit une partie de l’électorat. Et si on trouve nombre de politiciens pour pleurnicher le soir du 1er tour, nous sommes bien peu nombreux et nombreuses à les combattre toute l’année. Mais c’est bien le discours social, mensonger et incohérent, développé par Marine Le Pen qui permet aujourd’hui au FN de séduire largement les couches populaires.

Ni le PS, ni la droite, ni Gattaz n’ont la moindre crédibilité lorsqu’ils dénoncent les promesses sociales du FN. C’est seulement dans les luttes sociales réelles et dans les grèves que le FN se démasque, toujours prompt à condamner les grévistes et les syndicalistes. C’est sur ce terrain là que nous pouvons faire reculer le FN et nous nous y employons non seulement à la veille de quelque élection mais toute l’année.

C’est pourquoi nous n’acceptons pas les leçons de « civisme » distribuées à la volée par les médias et les partis dominants. La moitié des français en droit de voter s’abstiennent. Et plus de 70% dans les villes les plus pauvres de Seine-Saint-Denis. Notre problème est de transformer ce rejet de la farce électorale en force constructive, résistante et autogestionnaire.

Nous ne le ferons pas avec nos seules forces. Avec notre proposition de front anticapitaliste, nous nous adressons largement aux militants et militantes déjà organisés dans divers partis comme à celles et ceux qui ne se retrouvent dans aucune organisation politique. Un front pour développer les luttes contre l’exploitation patronale et toutes les injustices, toutes les discriminations.

Personne n’est en trop pour reconstruire un rapport de force favorable au camp des travailleurs et des travailleuses, à l’émancipation, aux valeurs d’égalité et de solidarité. C’est pourquoi, au lendemain du 1er tour des élections régionales, nous proposons de refuser de diviser un peu plus les anticapitalistes à propos du second tour. Aussi Alternative libertaire affirme comprendre celles et ceux qui vont une nouvelle fois refuser de participer à la mascarade électorale ; et comprendre aussi celles et ceux qui feront le choix, dans les régions concernées, de faire barrage à une victoire de l’extrême droite.

Ce qu’il faut, c’est agir ensemble plus fort dès demain dans les entreprises et dans les quartiers.

Alternative libertaire, le 7 décembre 2015



lundi 7 décembre 2015

Luttes sociales

« 1336 jours, des hauts, débats, mais debout » 

film documentaire de Claude Hirsch 

 

Projection-débat en présence du réalisateur 

et avec la participation d’ex-Fralibs

 

Jeudi 10 décembre 2015

19h 30 Les Variétés
37 rue Vincent Scotto Marseille 1°

Le film : Continuité du film Pot de thé, POT DE FER, la suite de la lutte des Fralib, depuis septembre 2011, l’annonce de l’occupation de l’usine jusqu’à juillet 2014, la fête de fin de conflit. Lutte victorieuse contre le trust Unilever qui veut fermer cette usine de conditionnement de thés et infusions située à 10 km de Marseille. La lutte débouchera sur la mise en place d’une SCOP qui, dans ce cadre collectif, poursuivra et relancera la production...

Le film aborde différents aspects de la lutte par le point de vue de ses protagonistes : les aspects juridiques, les menées provocatrices d’Unilever, l’organisation de l’occupation, les actions de lutte et de solidarité multiples durant ce long conflit,... et donne corps et voix à cette ténacité ouvrière qui a permis cette fin de conflit victorieuse...

Tarif unique 6€ / place en vente actuellement en caisse du cinéma