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lundi 30 mai 2011

Solidarité et régularisation !

Face au traitement indigne infligé aux migrants issus des pays en révolution au sud de la Méditerranée et arrivés récemment à Marseille via l’Italie : Solidarité et régularisation !

La situation d’incertitude créée par le soulèvement populaire en Tunisie et la rupture du fragile équilibre économique et sociale de la bande frontalière avec la Libye d’où arrivaient par centaines de milliers des réfugiés fuyant la guerre, ont poussé des milliers de jeunes Tunisiens originaires de cette région à traverser par des moyens de fortune la Méditerranée.

En France, beaucoup sont interpellés et renvoyés vers l’Italie (même ceux possédant une autorisation provisoire de séjour «  Schengen » délivrée à titre humanitaire par Rome). D’autres errent aujourd’hui dans les rues et les squares des grandes villes de France, dont Marseille depuis fin avril.

Le soutien d’urgence que leur apportent associations et collectifs, l’entraide communautaire et citoyenne ne suffisent évidemment pas.

Nous refusons l’instrumentalisation idéologique et politique de cette situation et en appelons au gouvernement français pour qu’il adopte des solutions à la hauteur des enjeux. Nous sommes en droit d’attendre de notre pays une autre réponse, digne et responsable.

Nous demandons en urgence à l’administration préfectorale :

- l’arrêt immédiat des rafles et violences policières et la libération des personnes arrêtées,

- l’examen en urgence, avec les associations compétentes, de solutions d’accueil dignes (hébergement, santé, alimentation, hygiène, sécurité…),

- la délivrance d’une carte de séjour à titre exceptionnel eu égard aux situations politiques et économiques encore difficiles dans leurs pays d’origine.

Nous appelons les associations, syndicats, collectifs, organisations politiques et l’ensemble des citoyens à la mobilisation générale pour permettre accueil et solidarité respectant la dignité des migrants.
Notamment en interpellant les collectivités locales (mairie de Marseille, Conseil général, Conseil régional) afin qu’elles prennent, elles aussi, leurs responsabilités.

Nous soutenons les processus démocratiques en cours. Ils ne peuvent être séparés de la fondation de rapports internationaux plus justes et plus équilibrés, basés sur une égalité des droits des individus et des peuples à la liberté, à une vie digne et indépendante ainsi qu’à des droits égaux à la liberté de circulation.

RASSEMBLEMENT MARDI 31 MAI à 18h30
devant la préfecture (place Félix Barret)

Collectif marseillais « Solidarité Migrants Méditerranée »


Premiers signataires : Association des Tunisiens de France, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, ATMF, CGT Educ’action, Collectif Solidarité Maghreb, FTCR, FSU, LDH, NPA, PCF, RESF…

mercredi 25 mai 2011

Espagne, la CGT avec la rébellion dans les rues…

La Confédération Générale du Travail (CGT) se réjouit de la mobilisation soutenue des assemblées et campements citoyens surgie du 15 mai. Elle sont la démonstration que l’auto-organisation à partir d’en bas non seulement est possible, mais qu’elle est le meilleur chemin pour réclamer les rues et les places publiques comme lieux de débat et de libre expression, pour réfléchir nombreux à d’autres formes non capitalistes d’organiser la société, pour réveiller les consciences endormies, pour tâcher de faire tomber les murs d’un système corrompu, caduc et extrêmement injuste et inégal.
À la CGT, nous ne croyons pas que la lutte politique des partis et des élections soit l’outil à utiliser, entre autres choses parce qu’elle se transforme en un but en soi, et au contraire nous croyons à l’organisation sociale, aux connexions entre les réseaux sociaux, à la démocratie directe et participative, à l’organisation horizontale, fédérative et assembléiste de la société.
La CGT unit sa voix aux dizaines de milliers de voix indignées qui crient « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiciens et des banquiers » ; mais nous savons aussi que l’indignation doit se transformer en rébellion et en organisation contre les vrais coupables de la crise, ces mêmes élites politiques et économiques qui s’enrichissent au prix d’un travail précarisé et sans droits, au prix de la privatisation et du démantèlement des services publics, au prix de la détérioration de l’environnement, au prix de la répression de toute dissidence, au prix de l’abandon de la jeunesse à un avenir d’exploitation dans un travail sans droits sociaux.
C’est pourquoi le syndicat CGT encourage et soutient le fait d’être dans la rue avec les Assemblées Citoyennes. Aucun gouvernement, aucun Conseil Électoral Central, ne pourra interdire ni intimider la juste rage qui s’étend dans notre pays et dans le monde et l’empêcher de s’exprimer librement demain samedi, et les jours suivants, dans un acte authentique de réflexion sociale et collective qui va bien au delà d’élections politiques municipales ou autonomiques [régionales].

Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT.

samedi 21 mai 2011

Le journal Alternative libertaire est en danger... et a besoin de soutiens !

Si nous ne trouvons pas rapidement de nombreux soutiens financiers d'ici fin mai, le journal Alternative Libertaire (AL) risque de quitter les kiosques.

Pourquoi ?
AL était distribué en kiosque par les NMPP, une coopérative. Sauf que le capitalisme s'attaque à tout en ce moment : les NMPP sont devenues "Presstalis", la coopérative est devenue entreprise, les tarifs ont changé.
Là où il y avait obligation de distribuer la presse politique et où le principe de mutualisation prévalait, il y a maintenant une  grille tarifaire qui asphyxie la presse de petit tirage. Pour le même nombre de journaux vendus, Presstalis nous réclame de l'argent là où les NMPP nous en reversait.
D'un journal à l'équilibre, il devient déficitaire. Le coût est tel que nous envisageons sérieusement de nous retirer des kiosques.
Ce retrait ne serait pas une bonne nouvelle. AL est distribué dans des milliers de kiosques et est parfois le seul journal militant qu'on y trouve. Le journal est un outil important pour toucher du monde dans des endroits où il n'y a pas forcément de groupe militants constitués. C'est un outil d'information et de débat politique important. Et tout le monde n'a pas accès à internet...

Que faire pour nous aider ?

Il est possible de faire un abonnement de soutien en passant par les Ami-e-s d'AL. Nous avons eu pas mal de promesses, mais qui ne se concrétisent pas forcément. Or, pour nous, l'échéance c'est début juin. Sans augmentation conséquente du nombre d'Ami-e-s d'ici là, nous serons amené-e-s à trouver une solution forcément déplaisante.

Comment faire pour souscrire aux Ami-e-s ?
Il y a 2 types de souscriptions :
- 
la souscription permanente : Chaque mois, 5 euros + ce que tu veux (1, 5, 10, ou plus si possible). En devenant Ami-e d’AL, tu participes à une souscription permanente, en versant chaque mois une somme minimale. Même modeste, ce sera un coup de pouce précieux. Nous t’invitons à verser une somme régulière par virement automatique mensuel. Cette formule est la plus simple à gérer, pour toi comme pour nous, sans pour autant être contraignante. Elle permet d’établir un soutien dans la durée. Pour cela, remplis la feuille de virement automatique et joins un RIB ou un RIP, avec ton bulletin d’adhésion (en pièce jointe).
- L’adhésion annuelle : Un chèque d’un montant de 25 euros + ce que tu veux (1, 5, 10, ou plus si  possible). Chèque à l’ordre d’Alternative Libertaire. Tu es adhérent-e aux Ami-e-s d’AL pour un an à compter de la date d’encaissement du chèque et tu recevras 11 numéros du journal. 

Le tout est à envoyer à :  Alternative libertaire  /  BP 295  /  75921 PARIS Cedex 19 
Il est possible de passer directement par un-e camarade d'AL de ta connaissance...